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February 28
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A priest and a rabbi operated a church and a synagogue across the street from each other. Since their schedules intertwined, they decided to go in together to buy a car. After the purchase, they drove it home and parked it on the street between them. A few minutes later, the rabbi looked out and saw the priest sprinkling water on their new car! The rabbi hurried out and asked the priest what he was doing. "I'm blessing it," the priest replied. The rabbi considered this a moment, then went back inside the synagogue. He reappeared a moment later with a hacksaw, walked over to the car and cut off two inches of the tailpipe.
JUDAÏSME AU PLURIEL
Vu de l’extérieur, le judaïsme semble un bloc unique, figé et soudé. En réalité, il est composé d’une mosaïque de mouvements, en France et dans le monde. Il existerait, dit-on, autant de manières de pratiquer qu’il y aurait de Juifs ! Par Olivia Cattan
En France, quatre grandes divisions, issues du judaïsme rabbinique, sont organisées en différentes communautés : orthodoxe, libérale (réformé), massorti (conservative), et hassidique, dont les Loubavitch. Le trait d’union reste la croyance en un seul Dieu et en la Torah. Les divergences portent sur le Talmud, le statut des femmes, la conversion, la mixité, le dialogue interreligieux, l’homosexualité… Ces tendances existent aux États-Unis et en Israël, avec parfois des différences majeures. Le mouvement orthodoxe, majoritaire en France, est représenté par le Consistoire. Le Grand Rabbin de Paris, David Messas, se définit comme orthodoxe traditionaliste : « Je n’aime pas les étiquettes. Nous sommes tous juifs et nous appartenons à la même famille. La Bible est la clef de voûte du judaïsme, le Talmud, son pilier central. Il repose sur un enseignement écrit, la Torah, qui va devenir la Bible, et un enseignement oral, le Talmud et le Midrach, ainsi que certains textes de la Kabbale de l’époque talmudique. La Torah est faite de récits narratifs, la Haggadah, et de textes législatifs, qui expliquent ce qu’il faut faire et ne pas faire, c’est ce que l’on appelle la halakha. Pour les orthodoxes, elle n’est pas modifiable et les règles de la Torah écrite et orale sont immuables. Nous respectons essentiellement le Choulhan Aroukh, ouvrage où figurent toutes les lois énoncées par le Talmud et les commentaires des grands légalistes. Cette codification de laloi est la référence des décisions rabbiniques. »
La halakha peut-elle évoluer ? Les mouvements modernistes, dont l’Allemagne fut le berceau au XIXe siècle, ont connu un essor considérable en Amérique du Nord et un succès limité en Europe. Le mouvement libéral est majoritaire aux États-Unis. En France, où son influence est plus limitée, il est représenté par trois courants. La communauté de la synagogue de la rue Copernic à Paris, l’Union libérale israélite de France (ULIF), qui existe depuis 1907. Sa devise est « tradition, dialogue, ouverture ». Elle est proche des Américains « Reform » et « Conservative ».
David Messas, Grand Rabbin de Paris Elle compte une grande synagogue, deux Talmud Torah et un mikvé, et a donné naissance aux autres courants libéraux français, comme le Mouvement juif libéral de France, créé en 1977, qui réunit mille cinq cents familles. Le MJLF, s’il est enraciné dans l’héritage prophétique et la tradition, a une approche et des pratiques qui se veulent résolument tournées vers l’avenir. Il s’appuie sur les textes traditionnels et leur exégèse classique tout en admettant une étude critique et universitaire. La halakha n’est pas un code de lois figé, elle est sans cesse actualisée suivant l’évolution des sociétés. Le Rabbin Gabriel Farhi est l’un des dirigeants des deux centres communautaires : « Le judaïsme libéral veut être le ferment d’une remise en question constructive. Il est fondé sur la responsabilité individuelle. Notre particularité est de reconnaître qu’il existe une hiérarchie des mitsvot (commandements), qui conditionne tout le reste. Nous refusons la logique du “tout ou rien” qui conduit bon nombre de Juifs à renoncer à la vie religieuse, faute de pouvoir mettre en œuvre une pratique intégrale de la Loi. Au sujet de la conversion, nous l’admettons dans la perspective d’un mariage. Quant à l’enfant né d’un mariage mixte et éduqué dans le judaïsme, nous parlons de confirmation d’identité. Concernant les femmes, nous prônons l’égalité : elles prient aux côtés des hommes, sont inclues dans le miniane, les filles célèbrent leur bat-mitsva. La cérémonie de mariage place l’homme et la femme au même niveau et l’acte de divorce est paraphé par les deux. Nous sommes beaucoup plus conservateurs que les progressistes américains. Nous répondons aux aspirations de la communauté française. Nous dialoguons avec l’association homosexuelle Beit Haverim mais nous n’organisons pas de mariage homosexuel alors que les libéraux américains le font sous forme d’un accompagnement religieux. » Le troisième courant : la Communauté juive libérale (CJL), dans le 11e arrondissement à Paris, est dirigé par Pauline Bebe. C’est au coeur de la Maison du judaïsme, ouverte depuis le mois de mai, que la première femme rabbin de France transmet un judaïsme universel, de tradition et d’ouverture : « Nous sommes attachés au respect de l’autre, à la tolérance, la prière, la joie, la curiosité, la solidarité... Notre message est de vivre et de s’affirmer comme Juifs engagés dans la cité. » Il n’y a pas de fractures majeures entre ces trois mouvements, juste des sensibilités différentes et quelques divergences sur les rites et la place de la femme. Mais ils ont la même volonté : protéger l’identité juive, être fidèle à la tradition et ouvert à la modernité. Une autre division, le mouvement massorti, est apparue à la fin du XIXe siècle en Allemagne et s’est beaucoup développée en Israël, en Europe, au Canada et aux États-Unis. Massorti vient de l’hébreu « massoreth » qui signifie « tradition ». Il est l’un des courants majoritaires sur le continent américain, avec environ huit cents communautés. Il est plus faible en Israël. À Jérusalem, un institut universitaire forme des étudiants aux sciences du judaïsme. Depuis 1994, les femmes peuvent être initiées au rabbinat.
Rigueur sans rigidité Les massorti considèrent la halakha comme une composante essentielle, mais estiment qu’il faut impérativement une adéquation aux contextes socio-historiques, en légiférant grâce à la dynamique propre à la halakha qui autorise une évolution des normes. Leur mot d’ordre : la rigueur n’implique pas la rigidité, etla souplesse ne doit pas conduire à l’abandon des règles qui régissent le fonctionnement juridique de la Loi, en prônant des attitudes permissives.
Rabbin Rivon Krygier Si l’étude de la Torah est un devoir fondamental, la liberté de conscience et d’expression est un droit inaliénable, la probité intellectuelle étant un des plus grands devoirs. le mouvement a fait son apparition en France il y a quinze ans avec le Rabbin Rivon Krygier : « Nous faisions partie du MJLF mais nous cherchions un ancrage plus traditionnel, une voie médiane entre le Consistoire et les libéraux. J’ai vécu quatorze ans en Israël où j’ai suivi un enseignement rabbinique et universitaire. J’étais dans le giron de l’orthodoxie sioniste, dont le discours confinait à un dogmatisme et à une intransigeance intolérable pour moi. J’étais choqué par certaines dérives de l’idéologie ambiante, bien loin de mes valeurs humanistes et démocratiques que j’ai retrouvées auprès des maîtres du mouvement massorti israélien. »
Synagogue du 11ème arrondissement La communauté, Adath Shalom, regroupe cinq cents familles à Paris. La position du Consistoire est de ne pas reconnaître les actes religieux des mouvements modernistes, contrairement à l’ensemble du monde orthodoxe. « En France, la menace de “non-reconnaissance” est une sorte d’intimidation visant à détourner les Juifs de notre conception, poursuit le rabbin. Une manière de dire “attention, vos enfants le paieront car ils seront exclus !” Heureusement, beaucoup ne sont pas dupes. Nous sommes intégrés dans les grandes institutions.
Pauline Bebe, rabbin de la communauté juive libérale Le seul handicap est de ne pas avoir accès à certains services du Consistoire. Concernant la conversion consistoriale, elle se résume à connaître les règles de cashérisation ou les interdits shabbatiques. Bien des gens se convertissent en vue d’un mariage et jouent la comédie. Dans notre mouvement, la conversion n’est pas “au rabais”. Je préfère accueillir et instruire autant le futur conjoint que le candidat, lequel doit s’imprégner des préceptes afin de les appliquer avec cœur et les transmettre avec lucidité. Les enfants de pères juifs sont invités à passer une régularisation. Il faut lutter contre la perte identitaire des mariages mixtes. La stratégie n’est pas l’anathème. Le rabbinat orthodoxe israélien a désigné cinquante délégués dans le monde qu’il considère désormais comme seuls habilités à opérer des conversions. Autrement dit, des centaines de rabbins orthodoxes ne sont plus assez “casher”. Nous entrons dans une logique d’exclusion, de rétrécissement ! Le judaïsme massorti est égalitaire : les offices sont mixtes, les femmes montent à la Torah, récitent le Kaddich et dirigent les offices. Concernant l’homosexualité, condamnée comme une “abomination” par la Torah, nous ne pouvons l’ignorer ! Ce n’est pas une perversion, elle fait partie de la nature de certaines personnes. Les homosexuels ont droit au respect au même titre que tout autre Juif. Je veux être à leur écoute et les accompagner. Je refuse toutefois de célébrer des mariages homosexuels, auxquels je ne souhaite pas donner un statut équivalent aux unions hétérosexuelles. Être massorti, c’est être citoyen à la fois religieux et laïque, à l’écoute de notre tradition et du monde. »
Disponibles et impliqués Le hassidisme, né au XVIIIe siècle en Europe de l’Est, désigne un mouvement de régénérescence du judaïsme, issu de la pensée du Baal Chem Tov et de ses disciples.
Synagogue de l'union libérale israélite de France, rue Copernic à Pris Considéré comme hérétique à ses débuts, il fait aujourd’hui partie de l’ultra-orthodoxie. Proche de la Kabbale, il met l’accent sur « l’idée d’amener Dieu dans tous les recoins de l’existence, particulièrement par l’intensité dans les prières et la joie dans les chants ». Plusieurs courants se sont développés autour d’un référent suprême, un admor ou rebbe. Il existe des dizaines de dénominations hassidiques aux convictions opposées : certaines sont réfractaires à toute modernité, d’autres, au contraire, sont impliquées dans la cité. Les hassidiques se séparent également sur le sionisme, les contraintes religieuses et politiques. Ils vivent dans des quartiers spécifiques et portent des habits traditionnels. En France, le courant loubavitch connaît, depuis plusieurs années, un essor grâce à la disponibilité de ses membres, leur action envers les déshérités, leur enthousiasme et leur prosélytisme. Le Rabbin Yossef Gorodetsky, directeur du Bureau loubavitch européen, témoigne : « Le Rabbi Schnéour Zalman de Lyadi a fondé une pensée hassidique, inspirée de celle du Baal Chem Tov, mais dont la vocation était de solliciter les aptitudes intellectuelles davantage que les sentiments dans la recherche de Dieu. C’est pourquoi notre mouvement est considéré comme la branche intellectuelle du hassidisme. » Les mouvements hassidiques portent en général le nom du lieu où ils sont nés. Loubavitch est le nom du village de Biélorussie où le fils et successeur de Rabbi Zalman s’installe en 1813. C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que le Rabbi Yossef Yitzhak Schneerson ouvre à Paris le siège des services sociaux et culturels européens du mouvement loubavitch, qui couvre l’Europe et l’Afrique du Nord. À sa tête, il place le Grand Rabbin Benjamin orodetsky qui vient en aide aux réfugiés d’Europe de l’Est affluant des camps. Il les installe à Paris, leur procure bien-être matériel et religieux. Il donne alors un départ fulgurant aux institutions, qui faisaient gravement défaut, dans l’éducation, l’hébergement, l’assistance et l’emploi. Dans les années 1970, avec l’arrivée des Juifs d’Afrique du Nord, le mouvement loubavitch se renforce.« Ces dernières décennies, la vie juive a connu de remarquables changements, observe Yossef Gorodetsky.
Rabbin Yossef Gorodetsky Jamais les Juifs n’ont été aussi intégrés au sein des institutions universitaires, culturelles et dans les rangs politiques. Ils peuvent savourer la liberté de célébrer leur religion. Le mouvement loubavitch a saisi l’opportunité en interpellant la population juive, au travers de son expérience dans le domaine éducatif, spirituel et social. Notre devoir est d’aller au devant de ceux qui se sont éloignés des traditions. Selon la vocation inspirée par le Rabbi de Loubavitch, il est possible d’utiliser toutes les avancées technologiques pour diffuser la Torah et ses enseignements, c’est pourquoi notre mouvement est très présent sur Internet. Malgré le décès du Rabbi Schneerson en 1994, force est de constater que sa vision s’accomplit chaque jour avec l’émergence de centres toujours plus dynamiques. Entre notre mouvement et le Consistoire, il n’y a pas à proprement parler de différences de croyances ou de pratiques, mais certainement de vocation. En raison du grand nombre de communautés et d’institutions éducatives orthodoxes autonomes, le rôle du Consistoire n’est plus tout à fait ce qu’il a été. » Mille deux cents familles sont affiliées à la communauté loubavitch. Il y a quatre écoles et une vingtaine de jardins d’enfants à Paris, de nombreux centres d’études et soixante oratoires. La yéshiva de Brunoy est la plus grande d’Europe avec quatre cents élèves. Un réseau international de centres dans soixante-dix pays a permis au mouvement de toucher quasiment chaque juif à travers le monde. Malgré les persécutions, la Shoah, le judaïsme français a réussi à survivre probablement grâce à sa diversité. Alors que les uns sont garants d’une Loi stricte et de traditions ancestrales, les autres permettent de vivre une Loi en mouvement et ainsi de concilier modernité et judaïsme. Ils contribuent tous à pérenniser l’identité juive. Cette multiplicité n’est donc pas le signe d’une communauté désunie, au contraire, chaque mouvement détient, à ses yeux, un morceau de vérité. O. C.
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February 27
L'évenement ces jours ci est un court métrage qui a fait fureur aux états unis (nommé aux oscars) et dont tout le monde parle ici: WEST BANK STORY.
Une comedie musicale ,parodie du mythique WESTSIDESTORY, basée sur le conflit israelo palestinien.
Des vendeurs de falafels qui s'entredechirent ,une jeune palestinienne Fatima ,tombant amoureuse d'un soldat israélien, David, bref une grosse farce assez drole ; je ne l'ai pas vu mais l'on en dit que du bien.
Le film est deja un gros succes international.Il arrive en israel pour un vrai test.C'est sur ,il va bien y avoir des grincheux pour s'offenser.
En attendant voila un joli moyen de faire passer un message de paix.
(il faut quicktime) February 26 Le site Koolanoo.com a mis au point un petit clip pour appeler à la solidarité communautaire. Attention, ce clip ne convient pas aux enfants, ni aux religieux, sinon, il est assez frais. http://video.topj.net/solidarite.asx
Le Service de Protection de la Communauté Juive vient de rendre publics les chiffres des actes antisémites commis en France en 2006. Les tendances observées l’année dernière ne s'inscrivent pas dans la baisse qui avait marqué l'année 2005. Plus que les menaces, ce sont les actions et les violences recensées l'année passée qui apparaissent majoritairement dans les actes commis contre les victimes de l'antisémitisme. L'année 2006 a été celle de l'assassinat d'Ilan Halimi, violence paroxystique en elle-même et génératrice de répercussions. Elle a aussi été celle d'une guerre entre Israël et le Hezbollah et l'on connaît l'effet immédiat des crises du Proche-Orient sur l'expression de l'antisémitisme. Hormis ces deux temps difficiles, qu'en a-t-il été du reste de l'année ? L'intégralité de l'analyse est accessible sur le lien suivant: http://www.crif.org/uploads/articles/fichiers/bilan_analyse_actes_antisemites_2006.pdf
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