michael's profileJudaïc ParkPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    March 31

    La sortie d'Egypte comme fondement de notre identité

     
     
    Tout se met en place au moment de la sortie d'Egypte. C'est ce qu'explique le Professeur Claude RIVELINE dans son cour bi-mensuel, au Séminaire israélite de France. Les caméras d'Akadem ne manquent pas un seul de ces rendez-vous...
     
     
    March 30

    La Grande-Bretagne inquiète de l’antisémitisme

     
     
     

    Le gouvernement britannique a annoncé son opposition à un boycott universitaire contre Israël. Il s’inquiète également de la vague de discours antisémites et de l'antisémitisme dans les campus universitaire, rapportent Haaretz et le Jerusalem Post. Le rapport de la commission parlementaire britannique « All-Party Parliamentary Inquiry into anti-Semitism », contient 35 recommandations sur la façon de traiter le nouvel antisémitisme. Le rapport constate que la rhétorique actuelle à l’encontre d'Israël et du Sionisme provenant des milieux d'extrême droite, d'extrême-gauche et islamistes, utilise une argumentation antisémite qui emprunte à des formes anciennes de haine envers des Juifs.
     

    "Les juifs n'ont pas d'avenir dans une société multiculturelle", selon Alain Finkielkraut

     
     

    LEMONDE.FR - 29.03.07

    Alain Finkielkraut était en Israël la semaine dernière pour tenir une conférence à l'université de Tel-Aviv et présenter la traduction en hébreu de son livre L'Avenir d'une négation (1982). Dans son édition du mercredi 28 mars, le quotidien Haaretz rapporte des propos qu'il a tenus, en petit comité, à des hommes politiques locaux et des intellectuels, réunis par l'Institut de planification d'une politique pour le peuple juif (JPPPI).


    "Les juifs de France n'ont d'avenir que si la France reste une nation; il n'y a pas d'avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d'être plus important", a-t-il confié, selon le quotidien israélien.

    "En France, c'est la bourgeoisie contre les immigrés, et quiconque dit quoi que ce soit contre les immigrés est considéré comme raciste", a-t-il encore dit. "Le christianisme peut constamment être attaqué, mais il est interdit de dire quoi que ce soit de négatif au sujet de l'islam, parce que c'est la religion des opprimés et que si vous la critiquez, c'est que vous êtes raciste."

    Selon Haaretz, Alain Finkielkraut n'a pas souhaité dévoiler pour qui il entendait voter à l'élection présidentielle. Le succès de M. Sarkozy, a-t-il souligné, tient au fait qu'"il n'a pas le sens du politiquement correct", que le philosophe définit comme "le refus d'accepter les faits". Le problème, c'est qu'"il est décrit par la gauche, et maintenant par le centre, comme un fasciste. Il sera peut-être élu, mais peut-être battu à cause de son image de fasciste", a-t-il affirmé.

    LE PRÉCÉDENT DE 2005

    En novembre 2005, une longue interview d'Alain Finkielkraut, elle aussi publiée dans le quotidien israélien de centre gauche, avait soulevé la polémique en raison de propos qualifiés, à l'époque, de "racistes" : "On nous dit que l'équipe de France [de football] est black-blanc-beur… En fait, aujourd'hui, elle est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l'Europe", avait-il alors déclaré.

    Mais c'est son analyse des émeutes dans les banlieues qui avait cristallisé l'opinion : "On voudrait [les] réduire à leur dimension sociale, y voir une révolte des jeunes contre la discrimination et le chômage.  Le problème est que la plupart sont noirs ou arabes, avec une identité musulmane… Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux".

    Il reprochait alors aux "bobos"  leur indulgence et leur angélisme face à ces "nouveaux damnés de la terre" : "Il y a des déclarations de haine très violentes contre la France. Toute cette haine et cette violence se font à présent jour dans les émeutes. Les considérer comme une réponse au racisme français est être aveugle à une haine plus vaste : la haine de l'Occident, Occident considéré comme responsable de tous les crimes."

    "Imaginez que ce soit des Blancs comme à Rostock en Allemagne, poursuivait le philosophe. Aussitôt, chacun aurait dit : le fascisme ne sera pas toléré. Quand un Arabe incendie une école, c'est de la rébellion. Quand c'est un Blanc, c'est du fascisme. Je suis indifférent à la couleur. Le mal est le mal, peu importe sa couleur. Et ce mal, pour le juif que je suis, est totalement intolérable."

    Après le tollé provoqué par ses propos, le philosophe avait présenté ses excuses se disant "victime d'un immense malentendu", soulignant que ces déclarations étaient "un assemblage où [il] ne se reconna[issait] pas".

    Jean Marc Manach

     

    March 29

    Les Juifs de France fidèles à la République

     
     
    Joël Mergui, président du Consistoire de Paris, dans une tribune du Figaro, revient sur le bicentenaire du grand sanhédrin et sur cette relation entre les Juifs et la République. Depuis la mise en place de ce pacte fondateur par Napoléon en 1807, et malgré les tourments de l’histoire marqués par l’affaire Dreyfus et la Shoah, « les juifs de France n’ont jamais rompu leur engagement, et ont fait preuve en toutes circonstances, de la triple fidélité contenue dans les réponses de mars 1807. Fidélité aux lois et aux valeurs de la république », précise t-il.
    Joël Mergui fait part des nouveaux besoins de la communauté juive et assure que le Consistoire y répondra.
    March 28

    Gare du nord...

     
     
    Julien Dray, porte-parole du PS: " les affrontements illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population". Julien Dray amalgame donc la totalité de la population avec les émeutiers sans même dénoncer les actes de ces derniers...

    Nicolas Sarkozy [sur France-info]: "Pourquoi voulez-vous que les braves gens paient leurs billets ? Si certains fraudent les transports publics." [...] "Nous sommes le seul pays où l'on considère qu'arrêter quelqu'un parce qu'il ne paie pas son billet, ce n'est pas normal".

    François Baroin, nouveau ministre de l'intérieur: "Rien ne justifie ce qui s'est passé hier soir gare du Nord".

    Enquête sur les djihadistes français

     
     
    D’après une enquête du Figaro, chaque année une trentaine de volontaires français s’inscrivent dans les universités de Riyad, Médine ou La Mecque, où ils étudient dans des universités islamiques. Endoctrinés, ils basculent dans le Djihad. Issus particulièrement des banlieues françaises, ces Français seraient au total quelques centaines à travers le monde. Les plus pauvres vont au Pakistan ou en Egypte, les autres en Arabie saoudite, en Syrie ou au Yémen. Certains reviennent en France. « Ceux qui vont rentrer en France feront tout pour orienter l'islam vers l'isolement et le repli sur soi, c'est aussi un danger », prévient l'islamiste réformiste saoudien, Abdallah al-Gasim. Rien ne dit que ces « étudiants » veuillent commettre un attentat en France, mais les services de sécurité redoutent qu'une poignée d'entre eux fournissent « un appui logistique » aux terroristes qui chercheraient à frapper l'Hexagone, commente le Figaro.
    Le quotidien retrace l’itinéraire d’un djihadiste, Thomas-Abdelhakim partit en Irak pour être un combattant.
     
    March 27

    Communauté du bout du monde

     
     

    Introduction

    When Jews fleeing the 19th-Century pogroms in Eastern Europe

    came to Argentina most of them went to the cities. But a few

    set up communities in the remote countryside. These farmers

    became known as the Jewish gauchos or cowboys.

    Arminio Seiferheld is one of the last remaining Jewish gauchos

    tending his cattle by day and officiating at the synagogue by night.

    Moises Ville

    Moises Ville, in the northern Santa Fe province was,

    for a time, called the Argentine Jerusalem.

    It was founded in 1890 and was the first of several funded by the Jewish

    philanthropist Baron Maurice Hirsh. At its peak, it boasted four synagogues,

    Argentina's first Jewish cemetery, a theatre, a Hebrew school and a public library.

    It was a town rich in cultural and religious life, and in harmony with the rest of the

    country's rural society.

     

     

    Folk dancing

    Now only about 10% of the population of Moises Ville is Jewish.

    But the Kadima theatre is still running and the signs of integration

    are apparent, with non-Jewish girls attending Israeli folk dancing

    classes and the town's only bakery making and selling apple strudel,

    kamish and cholla breads alongside the more traditional Argentine breads

    and pastries.

     

    Moving away

    Arminio's father arrived with the second wave of Jewish immigrants to Argentina

    - those escaping Nazi Germany. He swapped three bicycles for three cows and

    began his life as a Jewish gaucho. Arminio has continued the tradition but his four

    children like so many young rural Argentines have moved to the cities.

    One lives in Israel and all speak fluent Hebrew.

    His daughter, Patricia, who lives in the city of Rosario, says she brings her son, Eliel,

    to Moises Ville as often as she can.

    Evening job

    At the end of a long day on the farm, Arminio rushes home to shower and change

    to officiate at the only synagogue that still functions in Moises Ville.

    The Jewish congregation, like most in the other rural Jewish towns in Argentina,

    is small and elderly and does not warrant its own rabbi.

    Future uncertain

    The future is uncertain. But for now at least, the Hebrew prayers and traditions

    brought from Eastern Europe more than 100 years ago still mix with the sound

    of crickets on a starlit night on the Argentine pampas.

    By Daniel Schweimler and Makarena Gagliardi

     

    March 26

    Ha, ces gamins...;-))

     
     
    A little boy once returned home from Hebrew school and his father asked, "what did you learn today?"
    He answered, "The Rabbi told us how Moses led the children of Israel out of Egypt."
    "How?"
    The boy said "Moses was a big strong man and he beat Pharaoh up. Then while he was down, he got all the people together and ran towards the sea. When he got there, he has the Corps of Engineers build a huge pontoon bridge. Once they got on the other side, they blew up the bridge while the Egyptians were trying to cross."
    The father was shocked. "Is that what the Rabbi taught you?"  The boy replied, "No. But you'd never believe the story he DID tell us!"

    L'Histoire de Pessah couverte par Le Monde

     
     
    Par Yigal Palmor

    Un surveillant égyptien vient d'être abattu aujourd'hui par un extrémiste juif du nom de Moïse. La famille du surveillant tué alors qu'il ne portait pas d'armes accuse la communauté internationale de l'avoir abandonné. "Il aimait la vie", raconte son frère, ému aux larmes: "Il voulait se marier et avoir des enfants, une maison et des esclaves, comme tout le monde. Maintenant, c'est fini. Pourquoi cette injustice? Pourquoi cette humiliation?" Le porte parole du Pharaon dénonce aujourd'hui la communauté internationale "qui mène une politique de deux poids deux mesures" profitant de façon "éhontée" aux juifs. Les sources juives prétendent que les conditions de vie que le Pharaon leur imposeraient seraient peu confortables, notamment pour les nouveaux nés de sexe masculin. Aucune source indépendante n'a pu confirmer ces allégations.

    Une délégation diplomatique Européenne dépêchée sur place n'a pu mener à bien sa mission à cause de l'obscurité totale dans laquelle les Juifs ont plongé le pays. Le dirigeant juif Moïse, responsable de l'assassinat ciblé du surveillant égyptien ainsi que d'autres crimes que lui imputent des ONG locales, martèle que son peuple devrait pouvoir occuper le Sinaï et Canaan. Les dirigeants de ces pays, dont le célèbre Og, roi du Bashan, protestent devant l'injustice (lire demain notre supplément spécial de huit pages sur la spoliation et la colonisation des peuples de Canaan).

    Le Quai d'Orsay a condamné "les actions inacceptables et disproportionnées du dieu des Juifs qui, en opposant dix plaies à un seul petit problème, l'esclavage, que nous rejetons d'autre part, ne fait pas preuve de la bonne foi qui serait un préalable de nature à encourager les égyptiens à reconsidérer les coups de fouet si seulement on leur proposait un horizon politique et non pas la force brute que nous condamnons vivement".

    A Paris, des intellectuels ont signé une pétition intitulée "Justice pour les Pharaons". Ce texte s'indigne du fait que "des grenouilles aient été utilisées pour terroriser la population égyptienne, au lieu d'être cuites et servies à la sauce béarnaise comme il se doit chez des gens civilisés". Cet appel, qui demande la fin de l'humiliation infligée au Pharaon, exige également "que le maintien de l'esclavage soit garanti par l'ONU, car c'est le seul moyen d'assurer la stabilité, la dignité et la justice immédiate pour la région."

    A l'initiative de plusieurs mairies, une exposition itinérante ("Souffrance et désespoir des maîtres d'oeuvres égyptiens") sera présentée en France, accompagnée d'un cycle de conférence sur le thème: "Comment voulez vous que quarante siècles vous contemplent si les Juifs refusent de bâtir les pyramides?".

    Un appel à manifester contre l'usage abusif des eaux du fleuve par les Juifs a été lancé par l'association "NIL Obstat", qui dénonce particulièrement la transformation arbitraire des eaux égyptiennes en sang. Se joignent à l'appel le MRAP (Mouvement contre le Racisme Anti Pharaonien), la LDH (Ligue pour la Discrimination des Hébreux), la LCR, la CGT, SUD, LO, FO, ATTAC, les Verts et le PCF. Les manifestants se réuniront devant la pyramide du Louvre et marcheront jusqu'à l'obélisque de la Concorde.

    José Bové a déclaré sur Canal Minus que c'étaient les Juifs qui avaient organisé l'esclavage des Juifs, le Pharaon étant lui même un agent Juif, tout cela dans le but d'emmerder les Egyptiens. Cette éventualité semblerait être étayée par la manière inexplicable dont un juif nommé Joseph est parvenu à s'infiltrer dans les plus hauts cercles du pouvoir égyptien.

    Ces lourds soupçons pesant sur les israélites et le gouvernement mosaïque feront l'objet d'une série d'enquêtes dont nous commençons la publication demain.

    March 25

    Jamais trop tard !!

     
     
    My phone rings:

    MW: Hello, Rabbi Brody? This is MW from the USA. I'm here in Israel!

    LB: Welcome to Israel, MW! Where are you staying, and for how long?

    MW: I'm here for 2 weeks at the Lev Yerushalayim on King George. Do you think we could meet while I'm here? It's important, b-but I'm a little embarrassed...

    LB: What's the matter?

    MW: I think I told you in one of my emails that I'm 80, and I've never had a Bar Mitzva. I grew up in the Depression, and my folks never taught me much about Judaism nor did I ever get any Jewish education. I'm embarrassed to approach a rabbi I don't know, because it looks kind of ridiculous that a person with one foot in the grave wants a Bar Mitzva, but you seem to have patience for everybody.I don't know why, but I feel sort of incomplete without ever having a Bar Mitzva.

    LB: That's understandable, because your Yiddishe soul feels hungry and incomplete without the mitzva of tefillin. By the way, you have at least 40 more years to go on this earth, MW; that's not yet "one foot-in-the-grave" status. Don't sell yourself short. To Hashem, you're just as important as any other Jew.

    MW: Thanks for the kind words, Rabbi, but isn't a little late in life to start doing what 13 year-olds should do?

    LB: It's never too late for tefillin or for getting closer to Hashem. Did you know that you own a full share of the Kotel, the Western Wall of our holy Temple? G-d willing, I'd like to take you there; you can put on tefillin, and we'll celebrate your own private Bar Mitzva. Is tomorrow at 2 pm OK? I'll meet you at the "Lev".

    MW: Looking forward to it!

    Kotel_retirement_bar_mitzva

    Never too late! Lazer helps MW from the USA put on tefillin for the first time at the the Kotel, this past week.

    Psychosociologie des convertis au judaïsme

     
     
    Par Joëlle Allouche Benayoun, Docteur en psychologie sociale, Université Paris XII.
     

    Vers un repli identitaire?

     
     
    L'enseignement de l'histoire dans les écoles juives,

    par Stéphane Encel, Enseignant-chercheur.

    http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/3/5/module_1327.php

    March 24

    Ceci n’est pas un livre de cuisine...

     
     
    Ne nous méprenons pas. La Cuisine de la diaspora n’est pas un banal catalogue de recettes. L’ouvrage édité en cette rentrée par Minerva est une invitation au voyage. Des photos et des portraits émouvants en font une œuvre de référence sur les traditions juives.



    Toltott kaposzta, spécialité hongroise (chou farci).
    Toltott kaposzta, spécialité hongroise (chou farci).

    Écrire un livre de cuisine innovant et original est un pari risqué. Et lorsque l’on ne s’appelle pas Maïté ou Cyril Lignac, il est difficile de se faire une place de choix dans les rayons. Voici pourtant un ouvrage qui a tout pour séduire. La Cuisine de la diaspora, imposant livre de quelque deux cents pages, nous emmène à la découverte des traditions culinaires tout au long des fêtes qui marquent le calendrier juif. En tout, dix familles nous sont présentées. Six en  France, trois en Israël et une aux États-Unis. Elles sont d’origine égyptienne, éthiopienne, indienne, hongroise, américaine, israélienne, marocaine, tunisienne ou chinoise. Autant dire que le contenu s’annonce riche en diversité. Pour chacune d’entre elles, l’auteur, Déborah Haccoun, animatrice d’une émission de cuisine sur Judaïques FM1, prend le temps de planter le décor. Pas question de se jeter directement dans les casseroles.
    Orit fait glisser glisser sur un set en raphia l’« endjara », galette qui sert à la fois d’assiette et de pain. Photos :Antoine Schneck
    Orit fait glisser glisser sur un set en raphia l’« endjara », galette qui sert à la fois d’assiette et de pain. Photos :Antoine Schneck
    Elle décrit d’abord l’ambiance, le climat qui règne dans la maison, puis se dirige vers les fourneaux pour consigner scrupuleusement ces recettes transmises depuis des siècles essentiellement de mère en fille. Pour Rosh Hachana, elle nous fait découvrir la cuisine typiquement hongroise de Suzy, pour shabbat, celle de la Tunisienne Brigitte, ou la sortie de Kippour fêtée par l’Africaine Orit, si discrète et si touchante. Dans chaque foyer, les recettes sont différentes, les couleurs et les senteurs changent. Ici elles sont épicées, là elles se font plutôt poivrées ou parfumées. Mais partout, c’est la même  atmosphère de ferveur et de préparation.

    Des mets peu connus, voire étonnants
    L’auteur s’attarde également sur les anecdotes qui accompagnent la genèse de ces plats. Car ils sont souvent  synonymes d’histoire pour ces cuisinières venues des quatre coins du monde. Avec élégance, finesse et précision, elle décrit la chaleur de ces échanges et l’on ressent l’amour et la confiance s’installer.
    Pour le shabbat, Suzy a l’habitude de préparer du poulet pané. Photos : Antoine Schneck
    Pour le shabbat, Suzy a l’habitude de préparer du poulet pané. Photos : Antoine Schneck
    C’est l’heure des confidences, et Déborah les note avec délectation.
    La Cuisine de la diaspora est aussi un somptueux livre d’images. L’ensemble n’aurait pas été aussi impressionnant sans les photos d’Antoine Schneck, davantage habitué aux reportages pour Géo Magazine qu’aux décors arrangés des traditionnelles « fiches cuisine ». Ses clichés sont pris sur le vif. Sa pellicule grave à tout jamais les images de ces mains usées par le temps, les casseroles fumantes ou les yeux pleins d’amour de ces mères juives dévouées. Jamais elles ne prennent la pose, ce serait sacrilège, le poulet pourrait brûler entre-temps ! Les surprises sont nombreuses. Tout d’abord, l’iconographie, à la fois moderne et soignée. Le lecteur ne manquera pas d’admirer ce cliché de la synagogue de Boro Park, en pleine fête de Pourim. Antoine Schneck a réussi à s’immiscer au coeur de la communauté la plus orthodoxe de Brooklyn. Ensuite, le choix des recettes. Si Déborah Haccoun s’arrête sur les grands classiques (les cigares ou le strudel), elle s’attarde surtout sur des mets peu  connus, voire étonnants. Le poulet à la sauce paprika de Suzy pour Rosh Hachana est à réaliser chez soi au plus tôt, tout comme le potage pékinois de Hanouka préparé par Rachel, venue de Chine. Et c’est incontestablement ce qui fait la richesse de l’ensemble. La Cuisine de la diaspora est là pour nous rappeler que, quel que soit l’endroit sur
    Terre, il existe une mère juive pour préparer avec son âme et son coeur la plus belle des fêtes à ses enfants.
    Benjamin Petrover

    La Cuisine de la diaspora, par Deborah Haccoun et Antoine Schneck, Minerva.


    1. « La gourmandise n’est pas un péché », présenté par Déborah et Léa, le mercredi de 10 h 30 à 11 h.


     

    Image 

    Pessah 2007 : hamets, matsot, séder... une révision s'impose!

     
     
    Voici la liste des cours réalisés l'an dernier à l'occasion de la fête de Pessah, depuis le nettoyage des miettes jusqu'au soir du Seder, en passant par une explication sur le sens profond de cette fête extraordinaire :

    -
    Pessah (1) : le nettoyage (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (2) : recherche du Hamets (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (3) : annulation du Hamets (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (4) : consumation et vente du Hamets (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (5) : cachérisation des ustensiles (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (6) : veille de Pessah et... Pessah (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (7) : le soir du Seder (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (8) : le plateau du Seder (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (9) : le Seder (Kadich et Magued) (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (10) : le Seder... (rav Ron CHAYA)
    -
    Pessah (11) : le sens profond (rav Ron CHAYA)

    - Hagada : les 4 languages de délivrance (Eliaou HASSAN)
    -
    Hagada : les 4 languages de vérité (Eliaou HASSAN)

    Pessah Cachère véSamea'h !
    March 23

    La communauté juive de France

     
     

    Hétérogène ou hétéroclite...la communauté juive est traversée par des courants de pensée profondément divergeants... Est-ce un signe de bonne santé ou au contraire de fragilisation? Cela joue t-il au bénéfice ou au détriment de son identité?

     

    Les consistoires et l'émancipation

     
     

    Conçus par Napoléon pour enrégimenter une communauté dont il ignorait tout, les Consistoires se sont révélés être avec le temps des outils performants d'administration et d'émancipation de la communauté juive de France...Retour sur leur origine et leur fonctionnement et sur ceux qui en assurèrent la destinée...

    Charlie Hebdo relaxé

     
     
    « Dans une société laïque et pluraliste, le respect de toutes les croyances va de pair avec la liberté de critiquer les religions, quelles qu'elles soient», ont déclaré les juges du Tribunal correctionnel de Paris lors de la prononciation du verdict dans le procès sur les caricatures publiées par Charlie Hebdo, rapporte Libération. L’hebdomadaire a été relaxé. Le journal n'a pas, selon les juges, cherché à «offenser» l'ensemble des musulmans, mais à apporter sa contribution à un «débat d'idées sur les dérives de certains tenants d'un islam intégriste» et «violent». Philippe Val s’est dit satisfait de la décision. Par contre, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) dénonce par la voix de son président, Lhaj Thami Breze, un jugement «politique» et indique vouloir faire appel.
     

    « Ensemble nous vivons »

      

     …« A la suite d’actes violents marqués par l’intolérance et le racisme, nous avons senti la nécessité de nous réunir régulièrement pour essayer de te sensibiliser à la découverte des autres » … « Nos religions sont porteuses d’un élan et d’une espérance de vie »… « Cette espérance nous ne pouvons la vivre qu’ensemble »…

     
    A l’initiative de Moshe Cohen-Sabban, délégué du CRIF 95 et président du CCJ du Val d’Oise, de l’Evêché du Val d’Oise, du Conseil français du culte musulman, de l’église réformée de France et du culte bouddhiste du Val d’Oise, une conférence de presse liée à la publication d’un appel solennel à l’adresse des jeunes du Val d’ Oise sur le thème « ensemble nous vivons » s’est déroulée le 22 mars au Conseil général à Cergy. David Gamrasni, médiateur interculturel y représentait les instances nationales du CRIF.
     
    Face à un public venu nombreux, Moshé Cohen-Sabban en tant que principal initiateur du projet, a salué la participation active des cinq représentants religieux. Il a expliqué qu’après le meurtre d’Ilan Halimi et les trois agressions contre des Juifs à Sarcelles, il y a un an, « un message fort de fraternité devait être lancé à destination des jeunes» soulignant que « la fraternité restait le socle de toute société civilisée ».
     
    Jean-Luc Riocreux Evêque du Val d’Oise, Abdeloueheb Yacoubi, représentant du CRCM, Luc-Olivier Bossuet, pasteur, Phraku Savat Vinaythone Nitsaybandith, président du Sangha des moines bouddhistes thérava Lao et Nissim Sultan, rabbin d’Argenteuil ont tour à tour pris la parole pour délivrer un message de fraternité et d’amour de l’autre.
     
    Les pouvoirs publics étaient également largement représentés à cette table œcuménique en la présence de François Scellier, président du Conseil général du Val d’Oise, Simone Christin, inspecteur d’académie du Val d’Oise, et Christian Leyrit, Préfet du Val d’Oise, représenté par son Directeur de cabinet, Gérard Gavory. Ces derniers ont tous répondu favorablement à l’appel conjoints des représentants religieux et ont permis que le message « ensemble nous vivons », co-signé par les cinq communautés, soit publié dans le Mag’zine, trimestriel des collégiens du Val d’Oise.
     
    François Scellier a pour sa part permis en octobre 2006 que vingt jeunes – quatre de chaque confession – puissent visiter ensemble à Argenteuil, une synagogue, une mosquée, un temple, une église et une pagode. Après ces visites, les vingt jeunes ont été reçus à la Mairie d’Argenteuil pour débattre de leurs impressions. « Ils ont souhaité avoir d’avantage l’occasion de se connaître » a-t-il été rappelé. Un DVD de ces rencontres a par ailleurs été réalisé.
     
    Gérard Gavory a déclaré aux représentants des cinq cultes que « les services de l’Etat seront toujours à l’écoute du dialogue interreligieux». Simone Christin a rappelé que « l’éducation nationale est préoccupée par les valeurs du vivre ensemble », c’est pourquoi elle a tenu à soutenir l’initiative.
     
    Le public visiblement ému par les propos des orateurs a souhaité unanimement que cette belle initiative se développe et se poursuive avec la participation de représentants « athées ».
     
    De nombreux représentants des cinq cultes, des membres d’associations religieuses et des laïcs, dont Sammy Gozlan, étaient présents à cette réunion.
     

     

    March 22

    La recette de la semaine ...

      

    A l'approche de Pessah, je vous proposerai plusieurs recettes typiques, provenant des différentes communautés juives en essayant de varier les goûts, l'histoire et les souvenirs qui leur sont associés.
    A la demande de plusieurs d'entre vous, direction l'Europe de l'Est avec le Kneidelach, l'une des spécialités les plus populaires de la cuisine Ashkénaze.

    Incontournables lors de la fête de Pessah, les Kneidelach (du Yiddish Knoedel – boulette) sont des boulettes très simples à base de matza (pain azyme) généralement consommés dans un potage au poulet.

    Alors qu'une partie des communautés hassidiques d'Europe de l'Est ont polémiqué durant des décennies pour finalement interdire de consommer des Kneidelach trempés à Pessah, la majeure partie des juifs Ashkénazes issus principalement de Lithuanie, d'Allemagne ou encore de Pologne en ont fait un emblême du soir du Séder.
    Les Yiddishisants d'entre vous connaissent certainement le fameux adage: ''Me meint nit di Haggadah nor di kneidelach'' (nous n'apprecions pas la Haggadah autant que les Kneidelach).

    Chaque famille a bien entendu sa propre recette (la meilleure!), transmise de mère en fille puis en petite-fille. C'est ce qui fait la richesse de ces plâts à l'origine particulièrement triste que l'on préparait dans les Shtetels, les Ghettos ou lors d'autres moments sombres de l'Histoire du peuple juif avant qu'il ne soit sur sa terre.


    Kneidelach

    Préparation: 20 minutes
    Cuisson: 20 minutes
    Difficulté: Facile

    Ingrédients (16-18 portions):

    - 1 verre de farine de Matza
    - 3 cuillères à soupe d'huile végétale
    - 2 verres d'eau bouillante
    - 1 cuillère à café de sel
    - 4 cuillères à soupe de persil hâché
    - 2 oeufs (jaunes et blancs séparés)
    - Poivre

    Préparation:

    Tout d'abord préparer tous les ingrédients de manière à les avoir à portée de main.

    Dans un grand bol, verser l'eau bouillante puis ajouter la farine de Matza, l'huile, le persil, le sel et le poivre. Bien mélanger puis laisser reposer 15 minutes.
    Ajouter les jaunes d'oeuf et monter les blancs en neige et les incorporer au mélange.

    Faire bouillir de l'eau dans une grande casserole. Saler légèrement.
    S'humidifier les mains puis former des petites boules de pâte. Les disposer dans la casserole et porter de nouveau à ébullition jusqu'à ce que les Kneidelach flottent.
    Cuire encore 15 minutes jusqu'à obtenir une texture gonflée et claire.

    Retirer les Kneidelach à l'aide d'un écumoire.
    Comme le veut la tradition, les servir dans un bouillon de poulet bien chaud.

    Ne pas s'inquiéter si les boulettes obtenues n'ont pas une forme ronde parfaite! Ces Kneidelach sont plus légers que beaux…


    Les conseils :

    Rien n'oblige à consommer les Kneidelach dans un bouillon de poulet (virus oblige…). Un potage aux legumes de saison fera amplement l'affaire.

    Ces Kneidelach se laissent aussi manger seuls avec une pointe de raifort.

    Il est possible de les preparer plusieurs heures avant le repas en les conservant sous film transparent.

    Bon Appétit!