michael's profileJudaïc ParkPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    April 30

    Yom Haatsmaut : vœux de l’Etat d’Israël à la communauté juive du monde

     
     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    A l’occasion du 61ème anniversaire de l’Etat d’Israël, le président Shimon Peres et le premier ministre Benjamin Netanyahu ont adressé leurs vœux à la communauté juive du monde, publiés mercredi 29 avril 2009 par le site de l’ambassade d’Israël.
     
    « Depuis sa création, Israël a dû être aux prises avec des problèmes complexes qu’elle a toujours surmontés. Aujourd’hui encore, Israël vaincra », affirme Shimon Peres. « Elle abonde en ressources  humaines et sa créativité s’épanouit. Notre vision d’un avenir radieux et rempli d’espoir est infaillible. Dans ce but, nous devons investir massivement dans les générations futures en éduquant nos jeunes dès le berceau. Nous devons poursuivre dans l’excellence et jouer le rôle de leadership dans les champs scientifique, technologique, médical et des énergies renouvelables. Nous devons faire le pont entre les divisions au sein de notre société et poursuivre notre quête de la paix. Telle est notre mission. Nous nous sommes relevé de nos cendres ; et alors que nous nous engageons dans la 7ème décade de l’établissement de l’Etat, nous avons largement de quoi être fiers et reconnaissants » a-t-il conclu.
     
    « La renaissance d’Israël nous permet de retracer notre propre destinée et de déterminer notre avenir. Ces 61 ans montrent ce qu’une nation libre et indépendante peut accomplir, déclare Benjamin Netanyahu. Malheureusement, Israël est encore menacé. Un régime iranien appelle à notre destruction tout en poursuivant fiévreusement sa course effrénée à l’armement nucléaire. Les organisations terroristes se renforcent quotidiennement tant sur nos frontières du Sud que du Nord. Et un courant antisémite envahit le monde civilisé. Pour faire face à ces défis dans les années à venir, l’unité au sein de notre peuple, autant à l’intérieur d’Israël qu’en dehors, sera déterminante. C’est pourquoi il est vital de renforcer davantage les liens entre Israël et la Diaspora. Ces liens sont source de force mutuelle et nous rappellent le rôle unique que joue Israël dans le monde et pour l’histoire de son peuple. »
     
    Photo : D.R.
     
     
    April 28

    Why haredim don't honor Memorial Day

     

    Ultra-Orthodox don't participate in national Memorial, Independence Day not out of spite, but because these days mean nothing to them

    Eliezer Hayon

    The folklore that accompanies Israel's national Memorial and Independence Days, includes the perpetual question: What's the ultra-Orthodox's opinion? Will they stand for the moment of silence? Do they respect the memory of the fallen? Do they celebrate Independence Day? Do they rejoice in it?

    Protest
    Neturei Karta protest during moment of silence / Kobi Nahshoni
    Members of radical anti-Zionist stream hold protest in Jerusalem during moment of silence for Holocaust victims, saying 'Zionists cynically abuse the Holocaust for their own purposes'
    Full Story

    The ritual question, which finds its expression through the images of those haredim who walk during the memorial siren, or through the heated statements of young haredim in Bnei Brak and Jerusalem, sparks a seemingly unexpected outrage among the state's secular residents: "Why don't they care?" "Why don't they stand up during the siren?" "Why are they indifferent towards Independence Day?" And so on. 

    And the truth is, dear seculars, that you're totally right. The haredim don't care. Memorial Day and Independence Day are not part of their historical chronology. The ultra-Orthodox don't stand up in silence during the siren, not because this is a "gentile custom"; they don't stand up in silence because this day symbolizes nothing to them, because on this day young haredim also don't recite Mishnayot or hold other religious ceremonies in memory of the fallen.  

    The haredi street does not celebrate Independence Day not because haredim think – like the eccentric minority that calls itself Neturei Karta – that this is a sad day, but because Independence Day, which for many is a national day and a highly important historical date, is for them a day like any other.  

    Many of the sector's members barbecue on Independence Day not because they wish to take part in the joyful holiday spirit, but mainly because it's an opportunity to light fire on a day off that's not a Shabbat.  

    Do the haredim do so out of alienation, disgust, or even wickedness? It appears not. The haredim do not celebrate or mark these holidays because they feel no connection to them. Most of them have never served in the army, and their parents did not take part in Israel's wars. Very few are the fallen, the injured or the combatants among the haredi family or neighborhood. So who have they got to remember and commemorate?  

    The ultra-Orthodox have never been involved in the crucial decisions of Israel's history, whether because they didn't want to be or because nobody asked them. Israeli democratic processes, which for the secular teenager seem trivial – such as party institutions, courts, primary elections, or even a student union, are alien to the haredi adolescent. What have they got to celebrate?  

    The two poles, which are so far apart during the rest of the year, aspire for unnatural synthesis on holidays and festivals. The haredim ask the seculars to be sad on Tisha B'Av, abstain from bread on Pesach, and study Torah on Shavuot. The seculars, who are, justifiably, unable to produce sorrow on the merry days of July-August and wail the destruction of an ancient house of ritual that means nothing to them, practically demand of the haredim to produce joy or sorrow on days that the haredim have no relation to.  

    So, dear seculars, get off our backs on memorial and Independence Day. We truly have nothing against them. We have no reaction to your grief, and we do not despise your joy, but however – they mean nothing to us.

    April 27

    Conclusion des investigations menées par les Forces de Défense d’Israël suite à l’Opération Plomb durci

     

    Le Chef de l'Etat-major général de l'Armée Israélienne, le Lieutenant général Gabi Ashkénazi a approuvé et autorisé la publication des résultats de cinq équipes d'investigations chargées d'enquêter sur les événements relatifs à la conduite des soldats israéliens durant l'Opération Plomb Durci.
    L’équipe, dirigée par des officiers ayant le rang de colonel, est composée d’officiers qui n’ont pas été impliqués directement dans le commandement opérationnel de ces évènements et ont été désignés par le Lieutenant général Gabi Ashkénazi pour examiner un nombre de points qui furent portés à son attention par des organisations internationales et par les médias israéliens et internationaux.


    Le Porte parole de l'armée israélienne présentant le rapport

    Les cinq équipes ont traité les cinq points suivant :

    1-Accusations concernant des tirs dirigés contre des installations de l’ONU et d’autres infrastructures internationales Investigations conduites par le Colonel Itzik Turgeman.

    2- Les incidents concernant les tirs sur les équipes, bâtiments, véhicules et équipements médicaux. Investigations conduites par le Colonel Erez Katz..

    3- Accusations concernant les incidents qui ont touchés des civils non-impliqués. Investigations conduites par le Colonel Tamir Yedaï.

    4- L’utilisation d’armement contenant du phosphore. Investigations menées par le Colonel Shaï Alkalaï.

    5- Les dommages sur les infrastructures et destructions de bâtiments par les forces terrestres. Investigations conduites par le Colonel Adam Zusman.

    Les investigations qui ont été menées par ces experts ne remplacent pas celles qui seront déposées en juin prochain dans le cadre du rapport du centre opérationnel d’investigation de Tsahal qui continue à enquêter à différents niveaux. Des points supplémentaires subissent aussi d’enquête ou d’autres investigations à différents niveaux à l’intérieur de Tsahal.

    La décision du Chef d’Etat-major de désigner les cinq équipes d’investigation émane des obligations légale, morale et professionnelle de Tsahal d‘approfondir les plaintes relatives à la conduite de ces évènements. Le processus d’enquête concerne des séries d’investigations opérationnelles, qui constituent des procédures en vigueur dans Tsahal comme dans la plupart des armées occidentales. Ces investigations sont menées par des Colonels experts qui n’ont pas été directement impliqués avec les incidents en question.

    En accord avec le protocole des investigations procédures d’enquêtes des Forces de Défense d’Israël, les investigateurs opèrent indépendamment et ont accès à tous les documents nécessaires à leur travail. La faculté d’interrogation de tout le personnel concerné à quelques grades que ce soit leur est totalement assurée. Les plaintes concernant les Forces de Défense israéliennes et les autres autorités israéliennes leur ont été transmises. Ils ont pu interroger de très nombreux soldats et officiers, et rassemblé les documents et matériels appropriés. Il convient de noter que tout soldat dont le témoignage a été requis par les enquêteurs était contraint de coopérer avec ces investigations. Les enquêteurs ont bénéficié d’une entière coopération à ce titre.

    Les investigations ont démontré que durant les combats à Gaza, les Forces de Défense d’Israël ont opéré en accord avec le droit international. Les Forces de Défense israéliennes ont préservé un haut niveau moral et professionnel face à l’ennemi animé de la volonté de terroriser les civils israéliens en se cachant parmi les civils dans la Bande de Gaza les utilisant ainsi comme bouclier humain. Toutefois, les enquêtes ont relevé un nombre infime d’incidents au cours desquels des erreurs des services de renseignements ou opérationnels ont eu lieu pendant les combats. Ces incidents malheureux n’ont pu être évités et ont eu lieu sur le champ de bataille, en particulier dans les cas où le Hamas s’est battu au sein même des populations civiles.

    Le gouvernement d’Israël a ordonné aux Forces de Défense d’Israël de déclencher l’Opération Plomb durci conformément à son devoir de protéger ses citoyens qui subissent depuis 8 ans les tirs de missiles dirigés sur les populations civiles du sud du pays. Ces tirs ont été particulièrement intensifs au cours des trois dernières années suite au « désengagement » qui a vu Israël se retirer de la Bande de Gaza, et au cours des deux mois précédant l’Opération quand 160 roquettes et obus de mortiers ont été tirés sur Israël.
    Pendant ces années, des centaines de milliers d’enfants israéliens, de femmes et des hommes ont été terrorisés. Des milliers de missiles, de roquettes et d’obus de mortiers ont été tirés sur les écoles, les jardins d’enfants et les résidences voisines. Pas d’autre choix n’était possible contre ces actes incessants de terrorisme qui ont coûté de nombreuses vies et des blessés et qui déstabilisent toute tentative de vie normale dans les villes et les localités du sud d’Israël.
    Les combats à Gaza ont eut lieu sur un champ de bataille complexe contre un ennemi qui a choisi, comme part de sa doctrine affichée, d’œuvrer au sein même de sa population civile. Cet effroyable ennemi a piégé ses propres maisons avec ses propres explosifs, à tirer depuis ses propres écoles occupées par ses propres enfants et à utiliser son propre peuple comme bouclier humain tout en abusant cyniquement des engagements juridiques et éthiques de Tsahal visant à éviter de blesser des civils non-concernés.

    Afin d’assurer la conformité des engagements des Forces de Défense d’Israël avec le Droit international, les Forces de Défense d’Israël ont déployé d’énormes moyens à la protection des civils dans la bande de Gaza.

    Les Forces de Défense d’Israël ont largué plus de 2 250 000 tracts au cours des combats, utilisé la radio palestinienne, et  personnellement averti par téléphone plus de 165 000 habitants de Gaza et dans le cadre de la  mise en œuvre d’une procédure spéciale destinée à prévenir de l’imminence de tirs (cette procédure porte de nom opérationnel de « knock on the roof »). Ces procédures a pour objectif de s’assurer que le nombre le plus important de civils palestiniens puisse être épargné. De plus, les Forces de Défense d’Israël ont essentiellement utilisé des munitions extrêmement  précises  quand cela était possible afin de minimiser toutes blessures éventuelles aux civils. Au cours des opérations, les Forces de Défense d’Israël ont aussi laissé entrer les convois humanitaires dans Gaza et observé une pause humanitaire de plusieurs heures par jour.

    Les Forces de Défense d’Israël ont agi en conformité avec les valeurs morales et des règles du droit de la guerre, formant ses soldats à agir selon ces valeurs et règles qui les unissent, et faisant un immense effort pour concentrer ses tirs sur les terroristes et éviter de blesser des civils.

    Comme toutes les autres armées contraintes de combattre un ennemi terroriste qui se cache et agit au sein de la population civile, les Forces de Défenses d’Israël ont du faire face à un cruel dilemme moral (du fait de la stratégie déloyale du Hamas). Cette stratégie a transformé les zones urbaines de Gaza en champ de bataille et intentionnellement fait usage des civils, de leurs habitations et des infrastructures humanitaires sensibles, (hôpitaux, écoles, institutions religieuses et bâtiments affiliés à l’ONU et à d’autres organisations internationales).

     

    Les enquêtes ont clairement montré que les Forces de Défense d’Israël ont agi en conformité avec le Droit international. Les obligations légales de l ‘IDF ont été intégrées dans les plans opérationnels, dans l’entrainement reçu par l’armée avant l’opération et dans les ordres donnés durant l’opération. Lors de certains incidents les Forces de Défense d’Israël ont même davantage limité leur champ d’action que le Droit international ne le requiert et ont agi avec modération pour éviter de blesser des civils.

     

    Les Forces de Défense d’Israël ont atteint les buts et objectifs fixés et porté un coup sérieux aux organisations terroristes menées par le Hamas, en visant les terroristes, les infrastructures militaires et les installations de fabrication d’armes. Cette opération complexe a nécessité la coopération des forces aériennes, navales et terrestres réunies avec les différents services de renseignement impliquant les forces actives et de réserve.

    Avant le début de l’opération, une planification et une préparation minutieuse ont été entreprises pour s’assurer que les unités et les centres de commandement étaient suffisamment entrainés et préparés à cette opération.
    Le processus d’enquête a été long du fait de l’ampleur des combats, du travail compliqué et minutieux des enquêteurs, du temps nécessaire à la collecte des informations en provenance des diverses unités impliquées dans l’opération et du recoupement détaillé de ces informations. Pour certaines enquêtes, quelques questions supplémentaires sont toujours en cours de vérification et d’autres allégations continuent d’être examinées.

     

    Conformément aux règles en vigueur, un rapport de chaque enquête est transmis au procureur général militaire qui est habilité à décider d’ouvrir de nouvelles enquêtes et d’instruire de nouvelles investigations si nécessaire. Sa décision est totalement indépendante et il n’est soumis qu’à la Loi.

    Du fait de leur importance, les conclusions des enquêtes ainsi que l’avis du procureur général militaire seront soumis au procureur général de l’Etat.

    April 24

    Yom Haatsmaout mardi 28 avril à Adath Shalom : soirée autour du cinéma israélien

     
    Comme chaque année, Adath shalom célèbre le jour de l’Indépendance de l’Etat d’Israël.
    La soirée débutera par un office solennel à 19h30 précises de Yom haZikaron en souvenir des combattants juifs et des soldats d’Israël.
     
    Nous fêterons ensuite Yom Haastmaout en vous invitant à notre traditionnel buffet israélien.
    Enfin, la soirée continuera autour du cinéma israélien. Ariel Schweitzer, historien du cinéma, présentera le cinéma israélien moderne à travers la grande figure, David Perlov. Un court métrage « Be »Yerushalaïm » et un extrait du « Diary » suivront ce préambule. La soirée sera suivie par un débat avec notre invité.
     
    Inscriptions et renseignements auprès d’Isabelle : contact@adathshalom.org ou 01 45 67 97 96.
    April 23

    Petite approche talmudique de l'antisémitisme

     

    Si s'inquiéter de l'antisémitisme relève, soit de la paranoïa, soit de la stratégie, quel moyen reste-t-il aux juifs de s'inquiéter de l'antisémitisme ?

    Lorsqu'un juif s'inquiète de l'antisémitisme, deux reproches distincts lui sont couramment adressés -parfois simultanément. On peut l'accuser d'être paranoïaque, c'est-à-dire d'être tellement à l'écoute de ses propres fantasmes qu'il n'est plus capable d'observer sereinement la réalité ; on peut aussi lui faire observer qu'il est parfaitement conscient de l'inanité de son inquiétude et qu'il cherche seulement, dans le cadre d'une stratégie hautement sophistiquée, à dédouaner l'État d'Israël de ses turpitudes…

    Enfin, ça, c'est lorsque la question de l'antisémitisme est évoquée hors du contexte confortable de l'extrême droite. Qu'un groupe de skinheads vandalise le carré juif d'un cimetière et le tollé est considéré comme convenable. Pas par tout le monde, évidemment -les skinheads n'ont pas que des ennemis- mais disons que la réprobation est alors quasi-universelle. Maintenant, que le même juif évoque « l'antisémitisme des banlieues », c'est-à-dire l'antijudaïsme culturel de la tradition islamique coloré de références mal-digérées à la question palestinienne, qu'il s'offusque des propos négationnistes tenus par un chef d'Etat musulman, et les choses prennent une autre tournure. Cet antijudaïsme-là, parce qu'il fait intervenir trop de paramètres complexes, parce qu'il rend confuses les notions de victimes, d'opprimés, d'oppresseurs, etc. n'est plus aussi légitimement dénonçable. Mais j'y reviendrai.

    Sur le reproche de la paranoïa (et il est évident que je ne m'adresse pas ici à ceux qui, quoi qu'il arrive, considèrent que les juifs sont une engeance maléfique et corrompue dont il convient de se débarrasser), qu'est ce qui peut bien pousser un type comme moi, à l'aise dans ses baskets laïques, à peu près aussi concerné par la nourriture casher qu'un moine bouddhiste par une côte de bœuf bien saignante, à réagir au moindre signal douteux ?

    D'abord, la conscience d'appartenir, nolens volens, à un groupe humain que l'histoire à singularisé pour son malheur. Je ne vais d'ailleurs pas redérouler ici la genèse et les formes diverses de l'antisémitisme à travers les siècles : je l'ai déjà un peu fait dans un autre article et, puisqu'il est acquis que je ne m'adresse pas à des fans d'Alain Soral, je partirai du principe que le lecteur sait deux ou trois choses de la discrimination et des persécutions subies par les juifs à peu près partout où ils sont (ou ont été) présents. Donc : la conscience d'appartenir à un groupe humain régulièrement transformé en bouc émissaire par les pouvoirs religieux et/ou politiques, dont l'émancipation et les droits civiques, dans ce pays, dans mon pays, appartiennent à l'histoire récente et qu'un plan d'extermination industriel a bien failli faire disparaître de la planète il y a quelques dizaines d'années.

    Mais tout ça, c'est du général. Car il y a aussi du particulier dans cette histoire. Du particulier tout frais, comme la suppression de la nationalité française de mes parents -alors enfants- pendant la guerre, leur expulsion de l'école publique et leur accueil subséquent par une école catholique. Du particulier comme leur sauvetage in extremis de l'envoi dans les camps de la mort par l'arrivée des Américains en Algérie -où ma famille avait la chance de se trouver en 1942. Du particulier comme les pogroms ayant provoqué la fuite, à travers toute l'Europe, de mes arrières grands-parents maternels russes. Du particulier comme l'exil forcé, en 1962, de juifs pour la plupart favorables à l'indépendance algérienne et installés dans les pays du Maghreb depuis, au minimum, 1492…

    Est-il vraiment inconcevable, dans ce contexte d'une double mémoire générale et particulière, d'être attentif à tout ce qui peut ressembler à un signe avant-coureur d'une situation dix fois, cent fois répétée ? Pas au point de rechercher les opportunités de se ronger les sangs, bien entendu, mais bien assez pour ne pas se satisfaire d'une tirade sur la violence banale de notre terrible société ultralibérale lorsqu'une synagogue brûle à Marseille, que des tombes sont retournées à Carpentras où qu'un Ilan Halimi est torturé et assassiné à Paris. « Mais l'antisémitisme dont vous parlez n'existe plus, voyons, assurent pourtant, et elles sont authentiquement sincères, les bonnes âmes. Ces démons ont été largement exorcisés. L'Allemagne nazie, Vichy, l'affaire Dreyfus, tout ça, c'est de l'histoire ancienne ! Allez : cette fois-ci, c'est la bonne !  » Sans doute, mais je n'en constate pas moins que si le passé est tautologiquement le passé, ni les Français juifs, ni les Allemands juifs n'auraient pu croire une seule seconde, en 1930, à ce qui devait leur arriver dix ou douze ans plus tard. Non, l'inquiétude n'est pas de la paranoïa. L'inquiétude, même mesurée, même contrôlée, est un réflexe. Supprime-t-on un réflexe ? Et un réflexe de survie, par-dessus le marché ?

    Mais je voudrais en venir à ce second reproche, à l'idée que les juifs brandissent la question de l'antisémitisme par stratégie, cherchant à déconsidérer le discours antisioniste par assimilation à son pendant antijuif. Manifestement, c'est le cas de certains : que ce soit en France ou en Israël, cet amalgame est parfois pratiqué, permettant de disqualifier une opposition légitime au sort fait aux Palestiniens. A contrario, les antisémites authentiques utilisent d'ailleurs un mécanisme identique pour maquiller leur haine des juifs en combat politique — manœuvre à la source des fameuses alliances rouge-brun qui empoisonnent l'atmosphère et neutralisent le débat.

    Les juifs de la diaspora, c'est un fait, sont majoritairement attachés à Israël. Mais ils n'ont pas envie d'y vivre, puisqu'ils n'y vivent pas. Ils n'acceptent pas non plus la présence de colons en Cisjordanie, puisqu'ils sont pour la plupart favorables à la création d'un État palestinien et se placent dans la perspective d'une paix négociée. Au final, et à l'exception de ceux d'entre eux qui assignent à Israël une dimension mystique, ils gardent de ce pays grand comme un timbre-poste l'idée d'un ultime refuge en cas de malheur — l'adresse d'un vague cousin qui pourra toujours vous accueillir s'il faut à nouveau faire sa valise, en quelque sorte… Donc, oui, fatalement, tout débat sur la résurgence — réelle, supposée, exagérée — de l'antisémitisme en France intègrera l'existence d'Israël en toile de fond même si l'argument d'une « tactique », au sens de l'élaboration consciente d'un antisémitisme imaginaire, est un procès d'intention sans fondement, sinon écœurant.

    Un vrai problème, c'est la nature nouvelle de l'antisémitisme en France, et l'effacement progressif de la figure lepéno-célinienne au profit de « l'antisémite arabe ». Bon, j'ai bien conscience de friser l'inacceptable en parlant d'un « antisémitisme arabe ». D'abord parce que les petits malins se précipiteront pour expliquer que les Arabes étant eux mêmes des sémites, ils ne sauraient développer ce genre de phobie : je les laisse se documenter sur l'origine d'un concept qui n'a pas grand chose à voir avec les divisions linguistiques des populations moyen-orientales (ça leur donnera l'occasion de se promener sur Internet). Ensuite, parce qu'il n'est pas politiquement correct de rappeler que les Arabes, figures victimaires par excellence dans la cosmogonie progressiste moderne, peuvent aussi être des méchants.

    Je réfute d'ailleurs par avance toute accusation de racisme à l'égard des « Arabes » : il y a assez de sépharade algérien en moi pour qu'une telle option me soit de toute manière interdite. Je maintiens tout de même que le statut du juif dans le monde arabo-musulman, sa qualité de dhimmi -d'être humain de deuxième ordre- a laissé des traces. Mais j'ai lu suffisamment de Benjamin Stora ou d'Abdelwahab Meddeb pour faire la part des choses entre la valeur intrinsèque des personnes et les casseroles culturelles qu'ils trimbalent collectivement. Cet antisémitisme, ou si l'on préfère, cet antijudaïsme, n'est évidemment pas consubstantiel à l'Islam et au monde arabe, mais il y est présent. Partout. Tout le temps. Transporté dans le contexte de la France contemporaine, où les musulmans sont effectivement et objectivement en souffrance, cet antijudaïsme ancestral, magnifié par l'identification des jeunes des cités aux lanceurs de pierres de Gaza, est une vraie préoccupation. Et ni les militants de la cause palestinienne (j'en suis), ni ceux de l'insertion de jeunes déboussolées dans une société fermée (j'en suis aussi), ne rendent service à qui que ce soit en faisant le choix de l'aveuglement.

    La spontanéité avec laquelle la gauche, justement, prend la parole pour nier l'existence de cet antisémitisme au fil des faits-divers et des, hum, « conférences sur les droits de l'homme » est l'une des plus grandes blessures de juifs qui, non seulement, subissent concrètement cette réalité à Sarcelles ou à Créteil (1), mais s'identifient instinctivement aux valeurs de progrès qui leur sont renvoyées à la figure comme antinomiques de ce qu'ils sont. L'incroyable et absurde retournement, qui a vu les communautés noires et juives américaines, indissociablement et historiquement liées par le combat pour les droits civiques, séparées par le fanatisme révisionniste des Farrakhan et consorts pourra d'ailleurs — et douloureusement — servir de précédent à ce phénomène (2).

    Mais c'est compliqué tout ça. C'est difficile à réduire à deux trois idées simples comme on les aime dans les journaux, dans les meetings ou même sur les blogs. Les juifs sont, à bon droit, attentifs à ce qui est susceptible de leur tomber dessus, même s'il est certainement plus facile de porter une kippa qu'un prénom arabe dans la France d'aujourd'hui. Du coup, qu'un jeune soit laissé pour mort dans le caniveau, même un petit con, même un membre présumé du Bétar, parce qu'il est juif, qu'un Dieudonné fasse acclamer Faurisson au Zénith, qu'un Ahmadinejad fasse passer ses obsessions pour de l'humanisme et c'est l'inquiétude qui pointe. Une inquiétude alors disqualifiée par ceux qui refusent d'y voir autre chose qu'un repli communautariste -éventuellement mâtiné d'un poil de sarkozysme- au nom de réflexes idéologiques que le réel ne vient jamais bouleverser.

    La question reste donc posée, et tant pis si elle agace le contempteur du juif « passant son temps à se plaindre » alors que d'autres l'ont remplacé au premier rang des victimes : quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémitisme ?

    ----------------------------------------------

    (1) Il s'agit du type de communes populaires où résident la majorité des juifs de France, au contact direct de ceux qui fantasment paradoxalement sur leur statut de nantis. Des quelque 600 000 Français juifs, 60% sont des sépharades originaires d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc et appartiennent fréquemment à des milieux d'employés, d'ouvriers, d'artisans ou de petits commerçants.

    (2) L'importation en France des discours de ce genre par des mouvements de type Tribu Ka, qui fabriquent de toutes pièces un prétendu contentieux entre Noirs et juifs, est d'ailleurs alarmant même s'il reste marginal. Ce contentieux est essentiellement construit sur l'idée que les juifs seraient responsables de la traite négrière (une imbécillité historique). Le mythe de la « concurrence mémorielle », selon laquelle les juifs empêchent la reconnaissance des souffrances des noirs pour conserver leur statut de victimes spécifiques est par ailleurs devenu le fonds de commerce de gens comme Dieudonné…

    Hugues Serraf

     

    ‘La France va de plus en plus mal’

     
    By ELIAS LEVY, Reporter   
    Dans la France de Nicolas Sarkozy, l’antisémitisme resurgit véhémentement. Depuis la dernière guerre à Gaza entre Israël et le Hamas, la France a connu une prolifération inquiétante d’actes antisémites. Un profond malaise s’est réinstallé dans la Communauté juive de France.

     

    Michel Gurfinkiel

    “La France va de plus en plus mal!” lance en entrevue le politologue et journaliste français Michel Gurfinkiel.

    Spécialiste des questions politiques françaises et géopolitiques internationationales, Michel Gurfinkiel est rédacteur en chef du magazine politique et économique Valeurs Actuelles. Il est l’auteur de plusieurs livres remarqués, dont un très beau récit sur l’Histoire d’Israël, Le Roman d’Israël (Éditions Du Rocher, 2008).

    Canadian Jewish News: Depuis la dernière guerre à Gaza, les actes antisémites se sont multipliés en France. Ce phénomène délétère est-il récurrent?

    Michel Gurfinkiel: Ce n’est pas un phénomène récurrent, c’est un phénomène qui empire. Malheureusement, il y a un lien direct entre ce regain d’actes antisémites et la transformation démographique que connaît aujourd’hui la France. C’est-à-dire, la montée en force d’une Communauté néo-française, islamique en majorité, au sein de la société française, dont l’idéologie profonde va à l’encontre des valeurs traditionnelles de la France, de l’Europe et du monde occidental.

    Sur le plan démographique, cette Communauté, majoritairement d’origine arabo-musulmane, a aujourd’hui un poids tel qu’elle est en mesure de dicter un certain nombre de choses à la société et aux autorités publiques françaises. Malheureusement, la France va mal, elle va de plus en plus mal. Je le dis en tremblant.

    C.J.N.: Dans ce contexte morose marqué par une recrudescence de l’antisémitisme, les perspectives d’avenir des Juifs des France sont plutôt sombres?

    M. Gurfinkiel: Si vous interrogez en moi l’historien, l’observateur, le journaliste, je vous dirais que la France est un pays magnifique qui n’est pas antisémite. Une fois que l’on met de côté l’antisémitisme, qui a été importé par des populations originaires de contrées arabo-musulmanes, je pense que le cœur de la vraie nation française, quelles que soient ses origines, n’est pas du tout antisémite. Je crois que la France est beaucoup moins raciste et antisémite que les autres pays du monde, et que la plupart des pays européens. Il y a beaucoup plus d’antisémitisme en Espagne qu’en France. Il y a beaucoup plus de racisme contre les étrangers en Angleterre qu’en France. Ce sont des faits incontournables.

    Mais, nous sommes aujourd’hui devant un enchaînement d’événements qui est assez terrifiant. Le malaise de la Communauté juive, qui s’était dissipé avec l’élection de Nicolas Sarkozy, est revenu en force.

    J’ai été très réconforté et touché au dernier dîner du C.R.I.F -Conseil Représentatif des Institutions Juives de France-, auquel j’ai assisté, par les propos du Premier ministre, François Fillion. Son allocution absolument magnifique -il y a des points où il a tenu à être extrêmement conforme à la ligne prescrite par le président Nicolas Sarkozy- indique un très haut degré de compréhension de la Communauté juive française et de ses préoccupations. C’est très encourageant dans le contexte actuel.

    C.J.N.: Depuis quelques années, des Juifs reprochent à la Justice française d’être laxiste quand il s’agit de condamner les auteurs d’actes antisémites. Ce grief est-il fondé?

    M. Gurfinkiel: La France, c’est le roi. On a coupé la tête au roi, on a proclamé la République, mais le régime profond de la France, c’est le roi. Les juges français vous tiendront des propos révolutionnaires, mais ils obéissent au roi. La chancellerie fait parvenir aux juges, ou plus précisément au parquet, des instructions très précises qu’ils doivent ensuite appliquer de manière pointilleuse.

    C.J.N.: Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy déçoit une majorité de Français. Pourquoi?

    M. Gurfinkiel: Deux ans après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, les déçus du Sarkozysme sont beaucoup plus nombreux que les partisans de l’actuel président.

    En 2007, Nicolas Sarkozy avait dans ses mains des atouts énormes, qu’il n’a pas su utiliser. D’abord, il a été élu par 53% des Français. Or, vous savez que dans un régime démocratique, 53%, c’est une majorité claire, nette et indiscutable. Ensuite, il représentait le changement, la rupture. C’est-à-dire, le changement vis-à-vis de la droite, qui était au pouvoir les années auparavant. Il s’est attaqué aussi aux présupposés idéologiques tenaces, dont les Français n’en veulent plus. Sarkozy avait la jeunesse, le non-conformisme. Un de ses grands atouts était aussi le fait qu’il avait tout au long de sa campagne présidentielle insisté sur la notion d’identité nationale française. Il rappelait à chaque instant que lui-même est un fils d’immigré. C’étaient des atouts énormes.

    À l’instar de Barack Obama aux États-Unis, Sarkozy a suscité aussi beaucoup d’espoir. On avait une grande confiance en cet homme. Mais Sarkozy n’est pas très convaincant comme président. Il a une façon de gouverner la France très brouillonne, peu claire, peu lisible. Je suis le premier à dire qu’il y a eu, ces deux dernières années, beaucoup de décisions et de projets lancés par la présidence Sarkozy qui sont de très bonnes idées. Cependant, la visibilité de ces initiatives a été presque nulle.

    C.J.N.: Par rapport à Israël, il y a quand même un grand contraste entre la position de Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, Jacques Chirac.

    M. Gurfienkiel: Je serais beaucoup plus sévère en ce qui a trait aux rapports entre la présidence Sarkozy et l’État d’Israël. Dès que Nicolas Sarkozy a été élu, il a été question de nommer Hubert Védrine -ministre des Affaires étrangères durant la présidence de François Mitterrand- à la tête du Quai D’Orsay. Ça a suscité une telle émotion que l’idée a été immédiatement abandonnée. Je crois que ce genre de geste a été totalement révélateur. Sarkozy a fini par nommer Bernard Kouchner aux Affaires étrangères. Je ne vais pas dénigrer ni faire l’éloge de cette figure de proue de la scène politique française. Kouchner n’est que Kouchner!

    Ce que je vois par des signes multiples, c’est que la présidence Sarkozy est en train, qu’elle le veuille ou non, probablement contre les instincts de Nicolas Sarkozy, qui à titre personnel, j’en suis sûr, est un homme qui pense autrement, de revenir complètement à la normalité française, qui remonte à l’époque du Général de Gaulle. Cette normalité est farouchement nationaliste au mauvais sens du mot. C’est un nationalisme qui a conduit une certaine droite française à pactiser avec l’Allemagne et une autre droite, celle de De Gaulle, à pactiser avec la Russie.

    C.J.N.: Mais, les Juifs de France ne se sentent-ils pas plus à l’aise dans la Vème République de Sarkozy que dans celle de De Gaulle, de Pompidou ou de Giscard d’Estaing?

    M. Gurfinkiel: La France a été gouvernée du Général de Gaulle à Jacques Chirac par des gens qui étaient en réalité profondément antisémites. De Gaulle était antisémite. Un homme qui est capable de prononcer, comme il l’a fait en juin 1967, la fameuse “petite” phrase “Les Juifs sont un peuple d’élite dominateur et sûr de lui-même”, ne peut être qu’un antisémite. De Gaulle a employé ce jour-là le langage de l’extrême droite vichyste. Nous savons aujourd’hui que De Gaulle n’a jamais aimé les Juifs.

    Georges Pompidou est l’ancien employé de la Banque Rothschild qui a répondu un jour, quand il était président, au Baron de Rothschild qui l’interpellait sur ses positions sur Israël: “Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé”.

    Valéry Giscard d’Estaing appartenait à un milieu d’une droite qui était tellement sûre d’elle-même que la question de l’antisémitisme ne se posait même pas. Pour lui, les Juifs étaient en dehors du circuit. Giscard d’Estaing est le président qui a accepté sans rechigner que son Premier ministre, Raymond Barre, qui était l’antisémitisme incarné, remette en question, et contourne sans ambages, une législation promulguée par le Parlement français interdisant aux Français d’accepter le boycott antijuif pratiqué tous azimuts par les pays arabes. Raymond Barre publia un avis en tant que Premier ministre déclarant que cette loi interdisant le boycott antijuif s’appliquait dans tous les cas sauf dans celui où l’intérêt économique de la France serait en jeu.

    C.J.N.: On ne peut quand même pas qualifier d’“antisémite” François Mitterrand?

    M. Gurfinkiel: François Mitterrand, qui était un personnage compliqué, ambigu et extrêmement intelligent, était capable de montrer beaucoup d’amitié envers Israël et le peuple juif tout en affichant parfois des positions d’extrême droite, radicalement antisémites.

    C.J.N.: Jacques Chirac est le premier président de la République française à avoir reconnu la responsabilité de l’État français durant la période noire où le gouvernement de Vichy collabora avec zèle avec les nazis.

    M. Gurfinkiel: C’est vrai. Mais Jacques Chirac est aussi le président qui, entre 2000 et 2002, affirmait sans la moindre gêne qu’il n’y avait pas d’antisémitisme en France alors que les attentats antisémites battaient leur plein. Chirac est aussi l’homme qui s’est comporté de la manière que l’on sait en visite officielle à Jérusalem, en inventant de toutes pièces un incident diplomatique qui n’a eu lieu que dans son imagination.

    Tous les présidents de la Vème République ont été antijuifs et largement, ou totalement, anti-israéliens.

    Avec l’arrivée à l’Élysée de Nicolas Sarkozy, on s’attendait à quelque chose de différent. Mais, malheureusement, nous voyons que chaque minute qui passe nous amène à nous poser aussi des questions.


    April 22

    Un premier centre en Ile-de-France pour les judéo-noirs

    J'émets des réserves...pourquoi ne pas aller dans les communautés existantes ? Les juifs seraient racistes...
     
    Guershon Nduwa, président de l'association Fraternité judéo-noire, a présenté il y a quelques jours son projet de « premier centre communautaire judéo-noir » de France, informe le site Internet de 20minutes, mercredi 22 avril 2009.
     
    Pour ce Congolais, né à Kinshasa et psychologue à Médecins sans frontières, converti au judaïsme à l'âge de 28 ans, il s'agit de mettre « une synagogue à disposition des 250 familles juives et noires qui vivent en Ile-de-France ».
     
    Il servira aussi d'espace de dialogue entre les communautés juive et noire, « alors que certains illuminés tentent de nous diviser en propageant des rumeurs sur les juifs qui auraient pratiqué l'esclavage ».
     
     
    Photo (Guershon Nduwa) : D.R.
     
    (20minutes.fr)
    April 21

    American Jewish victims of Holocaust

    Petite découverte.
     
    In 1939, more than 80,000 American citizens were in Europe.
    Many returned home when the war broke out, but not all.
    Thousands who stayed were arrested and put in internment
    camps. Hundreds, perhaps thousands, were sent to concentration camps.
    Americans were in virtually every major concentration camp,
    including Auschwitz, Dachau, Buchenwald, Mauthausen and
    Bergen-Belsen. Americans were also in the Warsaw Ghetto.
    The reason American citizens wound up in camps has much
    to do with what the U.S. Government did, and, more often,
    did not do to save its own citizens.


    Check Mitchell Bard's book AMERICAN VICTIMS OF THE HOLOCAUST.

    Apart from a large number of US Jewish civilians who were deported to
    Auschwitz and exterminated (Robert Schilio from Chicago; Hety Baum,
    Louis Haas and Benjamin Bloch from St. Louis; Erna Abelson from Port
    Chester NY; Rose Heymann, Sadie Leon, Jonas Silber from San Francisco;
    and a large contingent from NYC), of the 600,000 Jewish servicemen
    serving in the armed services of the US during WWII, some of those
    who were caught and placed in German POW camps were singled out.

    In Stalag Luft 3, Jewish US servicemen were victims of *special treatment*
    and physical abuse. Some Jewish POW's were sent to concentration camps where
    the prisoners were tortured and killed. According to Paul Forman in an
    article in the May 1959 issue of SOCIAL FORCES, more than 30 US POW's
    were found in Buchenwald. A report by the US Third Army (presented at
    the Nuremberg Trials) cited cases of murder by "shooting, beating,
    use of poison gas, drowning, starvation, injections, stoning, exposure,
    burning, and choking of nationals of 23 nations, including members of
    the US armed forces".

    Lt. Jack Taylor USN (caught at the Mauthausen concentration camp) testified
    that at least 2 American officers were killed in the gas chambers.

    After the Battle of the Bulge, 200 US Jewish POW's were sent to the Berga
    slave labor camp on the River Elster near the Czech border. They were
    packed 60 to a boxcar with no food aboard. They were housed in a foul-
    smelling, lice-infested barracks with no blankets and one daily meal
    of hot soup. They were placed on forced slave labor (digging an
    underground chamber for a synthetic rubber factory) and many were beaten
    to death. At least 70 died.

    American Jewish POW's were also forced to work in the slate mines at
    Bad Orb.

    Juifs libéraux : la synagogue a été inaugurée à Montpellier

     
    Célébration.

    C'est la quatrième à voir le jour à Montpellier. Elle regroupe 200 membres et sympathisants La nouvelle synagogue Shema Kolenou ("Écoute notre voix", en hébreu) a été inaugurée hier matin, en présence d'Hélène Mandroux, maire de Montpellier, et d'Hubert Allouche, président régional du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. C'est la quatrième synagogue à voir le jour à Montpellier, après celles gérées par le Consistoire (Mazal Tov et Ben Zakaï), d'une part, et par la communauté Loubavith, d'autre part.
    A l'origine du projet : la Communauté juive libérale de Montpellier, fondée en 2005, à l'initiative de Frédéric Calfond. Elle compte, à ce jour, une bonne soixantaine de membres, un peu plus de 200 personnes en comptant les sympathisants.
    Cette communauté s'est progressivement développée, jusqu'à fonder son propre lieu cultuel, en janvier dernier. Et hier, l'inauguration officielle prenait des allures de grande fête, celle d'une communauté encore peu représentée dans notre région et qui se distingue des juifs orthodoxes, par exemple, par un regard sur la pratique religieuse « plus ouvert ». C'est en tout cas le message de Pauline Bèbe, première femme rabbin à avoir été ordonnée en France et en Europe. « Le judaïsme libéral prend en compte l'évolution de la science et de la société. C'est un mouvement historique qui s'adapte à chaque époque dans l'interprétation de la pratique et de la loi juive. Il prône également l'intégration dans la cité. En cela, il est un judaïsme citoyen » , a affirmé le rabbin parisien.
    Un thème repris par le rabbin Abraham Dahan, qui officie à Bruxelles, venu tout spécialement pour l'événement. « Je rêve qu'un jour, on transforme une vieille église de Montpellier et qu'on y installe, côte à côte, les trois religions, chrétienne, juive et musulmane, chacune exerçant dans le respect sa propre croyance » , dira, dans un discours très émouvant, celui qui se présente comme un « vieux rabbin » .
    Hélène Mandroux a, pour conclure, loué les « valeurs de respect et d'enrichissement dans la différence » , prônées par les intervenants.


     
     
    MIDI LIBRE.

    L’ultime discours d’Ahmadinejad

     
    « En utilisant à nouveau la tribune de l’ONU pour ses diatribes inacceptables contre l’État d’Israël, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a refait l’unité des démocraties », affirme Pierre Rousselin dans son éditorial de la rubrique « Opinions » du Figaro, mardi 21 avril 2009.
     
    « À l’image de déclarations antérieures d’un même tonneau, ses invectives d’hier à Genève contre « un gouvernement raciste » implanté au Moyen-Orient « sous le prétexte de la souffrance des Juifs » méritaient une condamnation unanime », poursuit-il.
     
    Il conclut : « Les réactions au discours iranien montrent combien le monde s’est transformé depuis la conférence de Durban, en 2001. Les démocraties sont unanimes et les partisans des mollahs sur la défensive. Si le régime iranien est capable d’en tirer la leçon, c’était peut-être l’ultime discours international du président Ahmadinejad. Espérons-le ! »
    April 15

    Kitniyot – a Karaite custom ?

     

    Does the custom of not consuming Kitniyot during Passover perhaps derive from a Karaite interpretation of Chametz?

    Rabbi David Bar-Hayim

    Most people know that Ashkenazi Jews do not eat Kitniyot – rice, millet, lentils, beans, corn and legumes – during Passover. Few people know why. This is hardly surprising: Ashkenazim don’t know either.  

    Ruling
    Revolutionary ruling: 'Yes' to kitniyot on Pesach / Kobi Nahshoni
    Wall is about to crack: After hundreds of years of Ashkenazim devoutly refraining from eating legumes on Passover, rabbis of 'Machon Shilo' religious court rule: It is a strange and weak custom
    Full Story

    This customary stringency, or custom, is strange, to say the least; it stands in stark contradiction to authoritative Jewish law. The Mishna clearly states that only the five species of grain – two varieties of wheat and three of barley– when mixed with water can rise and leaven, defined in the Torah as Chametz.

    The claim of one sage that rice should be added to the list is rejected out of hand by the Talmud.  

    Misconceptions

    It is commonly believed that this custom came about either because wheat grains are sometimes found in rice etc., or due to the fact that rice, millet and the like are sometimes ground into a flour and might be confused with ‘real flour’. The facts, however, tell a different story.  

    The earliest mention of this peculiar custom is quoted in the name of R. Asher or Lunelle, a town in Provence (southern France), who died in or around 1215 CE. He states that “it is the universal custom not to eat Kitniyot during Pesach because they rise and leaven”. This claim is reiterated by R. Moshe Halawa, a Spanish rabbi of the late 14th century: “The sages of France claim that Kitniyot are forbidden…they stated this rule of thumb: ‘Anything that swells when cooked…is a minor form of Chametz’”. This very same statement is recorded by the Spanish sage Ritba in the name of “French rabbis”.  

    But that’s not all. Jewish law forbids cooking flour or dough during Passover unless these are placed directly into vigorously boiling water, in which case the intense heat prevents fermentation. Two medieval French authorities declare that Kitniyot may only be cooked on Pesach if they are placed directly into a boiling pot. These statements, which can only be understood in terms of the foregoing Halacha, constitute proof positive that the origin of this custom is the mistaken belief that Kitniyot can become chametz just like the five grains.  

    The common denominator of all the Halachic codifiers who mention this custom is easy to spot: they all resided in France. It can be readily demonstrated, however, that 100 years earlier the students of Rashi, who were active in northern France in the early 1100’s, knew nothing of this custom; they write that all manner of Kitniyot may be cooked during Pesach. R. Zerachya HaLevi, active in southern France towards the end of the 12th century, concurs. We thus conclude that this custom appeared in France towards the end of the 1100’s.  

    Early rabbinic responses

    How did the rabbis of France respond to this anti-Halachic custom? Some tried to defend it. Knowing the claim that Kitniyot could become Chametz to be bogus, they attempted to offer alternate explanations such as those mentioned above.  

    Others rejected the custom out of hand. Rabbi Yerucham of Provence, for example, states plainly: “This is a foolish practice”. Rabbi Ye’hiel and Rabbi Judah, both of Paris, ignored the custom and ate Kitniyot on Pesach.  

    What of Germany (Ashkenaz)? The medieval authorities there were either silent or openly opposed to the custom, exemplified by this statement of Rabbi Ya’akov, son of the Rosh, in his famous work the Tur: “This is an extreme stringency and it is not the custom”.  

    Karaite connection?

    Seeing that Jewish law and practice from time immemorial are emphatic that Kitniyot are permitted, perhaps we need to look further afield for the key to this riddle. 

    The Written Torah does not define the term ‘chametz’. It is the Oral Tradition that has provided the Jewish people with a working definition. But what of those without a tradition? The Karaites, lacking an oral tradition, struggled with this question. Many Karaites in the past and up to the present day consider anything fermented to be a form of chametz and do not consume vinegar and yoghurt on Pesach. As already noted, Kitniyot can be fermented and expand when cooked.  

    Does the custom of not consuming Kitniyot during Passover perhaps derive from a Karaite interpretation of Chametz? This possibility cannot be discounted – a number of customs and Halachic interpretations made their way into normative Judaism during the late Geonic period, the heyday of Karaitism, a fact attested to by no less an authority than Maimonides. This curious custom may simply be a further example of sectarian influences. Such an explanation does indeed fit the documented facts.

     Rabbi David Bar-Hayim is the head of Machon Shilo and is a Torah visionary and scholar with mastery of Mishnah, Talmud Bavli, Talmud Yerushalmi, Rambam, Ramban and more. You can read more of his work at www.machonshilo.org  

    April 12

    Extraordinaire découverte archéologique !

     
    On ne sait pas si cette découverte convaincra l’ONU, l’Union Européenne ou le monde arabe, mais en tous cas, elle fait chaud au
    cœur confirme ce que dit la Bible quant à la conquête du pays par les Enfants d’Israël il y a 36 siècles. Et le fait que cette découverte
    ait été faite à deux jours de la fête de Pessah’, qui commémore la Sortie d’Egypte et le début du périple de nos ancêtres dans le désert,
    provoque un émoi redoublé dans la communauté des archéologues.

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Haïfa, sous la direction du Professeur Adam Zertel a sans doute découvert les premières traces
    imprimées par nos ancêtres lors de la conquête du pays de Canaan. Dans la Vallée du Jourdain, ils ont mis à jours cinq immenses « traces de pas », longues chacune de près de 200m, et qui étaient à l’époque le signe de prise de possession d’un territoire par une population. Selon les archéologues, il s’agit des fameuses « foulées du pied » dont parle la Bible lorsqu’elle évoque la promesse du pays au peuple
    d’Israël. « C’est ainsi que nos ancêtres ont voulu signifier le début de la conquête d’Eretz Israël, après leur traversée du Jourdain »
    précise le Prof. Zertel.

    En même temps que ces traces impressionnantes, les chercheurs pensent avoir localisé dans la même région le site biblique de « Gilgal », au nord ouest de la Mer Morte, non loin de Jéricho. Le terme de « Gilgal » est mentionné à 39 reprises dans le texte biblique. Cet endroit
    servait de lieu de rassemblement et de culte.

    Le Professeur Zertel insiste sur l’importance de ces « traces de pas », qui étaient de véritables symboles à l’époque, et affirmaient la
    souveraineté sur un territoire et la présence divine sur ce lieu. Il attribue aussi à ces traces une valeur religieuse quant à des lieux de
    culte provisoire avant la fixation de Jérusalem comme capitale religieuse. « Le terme de « regel » (« pied » en hébreu) est devenu
    l’une des appellations des trois fêtes de pèlerinage » indique Adam Zertel.

    « Inutile de dire également », précise l’archéologue, « l’importance de cette découverte sur le plan historique dans le contexte du conflit
    qui nous oppose aux Palestiniens. Cette mis à jour confirme le récit biblique et témoigne du passage de nos ancêtres sur ces lieux ».

    On comprend aisément pourquoi certains Palestiniens et leurs alliés s’opposent aux fouilles effectuées par les archéologues israéliens
    dans certaines “zones sensibles”…

    Pourquoi la Maison Blanche a t-elle célébrée Pessah ?

     

    La raison est une anecdote parue dans la presse américaine...
    L'an passé, durant la campagne, Rahm Emmanuel et d'autres membres juifs du Staff d'Obama l'ont invité à participer au seder et à la totalité du repas de pessah... Une blague est né de là: au lieu de dire "l'an prochain à Jérusalem", le célèbre dicton sioniste est devenu "l'an prochain à la maison blanche"...
    Depuis, Obama s'est promis de célébrer tous les ans pessah à la maison blanche !

    Les Samaritains fêtent la Pâque de l'ancien monde

     

    Jeudi, sur le mont Gerizim. Les fidèles font cuire à la broche, sur un brasier creusé dans la terre, les moutons sacrifiés par le grand prêtre.
    Jeudi, sur le mont Gerizim. Les fidèles font cuire à la broche, sur un brasier creusé dans la terre, les moutons sacrifiés par le grand prêtre. Crédits photo : AP

    • Ils se considèrent comme les descendants des tribus d'Israël de l'ancienne Samarie et sacrifient à des rites vieux de plus de trois mille ans. Reportage.

      SUR LE MONT Gerizim, au-dessus de Naplouse, la fête de la Pâque est célébrée chaque année par l'une des plus anciennes et des plus petites communautés religieuses du monde. Les Samaritains, descendants d'une branche presque éteinte de l'ancien monde hébraïque, continuent de fêter la sortie d'Égypte des Hébreux selon des rites vieux de trois mille ans.

      Leur temple construit au centre du village perché au sommet de leur montagne sacrée ressemble à un terrain de jeux entouré de grillages, pavé et éclairé par des lampadaires. Vêtus de blanc, combinaisons ou pantalons rentrés dans des bottes en plastique, les hommes s'alignent le long d'un fossé, psalmodiant en hébreu ancien. Coiffés d'un fez rouge, ils tiennent coincés entre leurs genoux des béliers effrayés, à juste titre compte tenu de ce qui va suivre.

      Le grand prêtre, vêtu d'une robe bleu ciel, s'avance lentement dans la foule en s'appuyant sur un bâton doré. Les chants s'accélèrent, jusqu'à ce que sortent des lames effilées comme des rasoirs. Le silence se fait pendant quelques secondes, alors que les gorges des moutons sont tranchées d'un seul coup de couteau. Le sang gicle. Tout le monde s'embrasse, trempe des bouquets de sauge dans les flaques de sang. Les hommes se marquent mutuellement le front d'un doigt sanglant.

      Ils ne sont plus que 738

      « Nous fêtons la libération du peuple d'Israël du joug égyptien », explique Yossef Cohen, le frère du grand prêtre. « Nous sommes les seuls à faire ce sacrifice dans le respect de la Torah. » Les Samaritains se considèrent comme les descendants des tribus d'Israël de l'ancienne Samarie, aujourd'hui au nord de la Cisjordanie. Selon la tradition, ces tribus n'auraient pas été emmenées en exil par les Assyriens après la première destruction du Temple par Nabuchodonosor en 586 avant Jésus-Christ. C'est de là que daterait leur séparation d'avec ce qui devient le judaïsme.

      Leurs textes sacrés ne comprennent que le Pentateuque, les cinq premiers livres de l'Ancien Testament. Moïse est leur unique prophète. Le mont Gerizim, leur lieu sacré, plutôt que Jérusalem. Même s'ils respectent le sabbat, et si l'État d'Israël les considère comme juifs, les rabbins, notamment les plus orthodoxes, ne les reconnaissent pas comme tels.

      Les Samaritains ne sont aujourd'hui plus que quelques centaines, 738 exactement selon Yossef Cohen. Une moitié vit sur le mont Gerizim, et l'autre à Holon, dans la banlieue de Tel-Aviv. Rassemblées pour Pâques, ces deux communautés se parlent dans un mélange d'arabe et d'hébreu.

      On distingue dans la foule un certain air de famille, et même un nombre un peu trop élevé de retardés mentaux, signe de mariages consanguins fréquents, inévitables dans une communauté aussi réduite. Le manque de femmes a conduit les Samaritains à des mariages en dehors de leurs clans. L'appartenance à leur religion se transmet par les hommes, à la différence de la loi judaïque.

      Deux cartes d'identité

      Pendant que l'on découpe les animaux égorgés, mettant de côté l'antérieur droit qui revient à la famille du grand prêtre, un autre Cohen explique les déboires récents des Samaritains. « Nous avons vécu à Naplouse pendant plusieurs millénaires », dit-il, son petit couteau sanglant à la main. « Nous ne venions sur le mont Gerizim que pour les fêtes. Avec la première intifada, dans les années 1980, nous avons commencé à quitter la ville, devenue peu sûre, pour nous installer ici. Depuis 1998, nous vivons dans ce village sur le Gerizim. Nos synagogues de Naplouse ont fermé. » En 1995, deux de leurs rouleaux vieux de près de neuf cents ans ont été volés et n'ont jamais été retrouvés.

      Les peaux et les abats sont jetés dans un brasier, alors que les moutons sont enfilés sur des piques de bois. Ces broches géantes sont ensuite plongées dans de grands feux allumés dans des puits de terre. Recouverts d'une bâche et de boue, les moutons vont cuire à l'étouffée pendant trois heures, avant d'être mangés pendant le repas de fête, un animal par famille.

      Vivant entre l'État d'Israël et l'Autorité palestinienne, les Samaritains possèdent généralement deux cartes d'identité. Victimes de la méfiance et de l'hostilité des juifs comme des musulmans, ils souhaiteraient voir le mont Gerizim acquérir un statut de neutralité.

    April 07

    Circumcision at 87 !

     
    The common age for brit milah (circumcision) is eight days, but as always in
    life - there are exceptions to the rule. Many men, who for various reasons
    were not circumcised as babies, choose to undergo the procedure years later.

    This weekend, for example, an 87-year-old man and an 81-year-old man were
    circumcised by a mohel (circumciser) working with the Ezrat Achim-Brit Yosef
    organization, which is dedicated to circumcising Jews of all ages across the
    world.

    To this day the organization has circumcised some 35,000 Jews in hundreds of
    countries, including Guatemala, Japan and Finland.

    The organization offers full circumcision or a correction procedure free of
    charge. Children younger than 13 go through the procedure under general
    anesthesia, while older applicants only receive local anesthesia.

    Once the procedure is completed, the circumcised gets a mitzvah meal and a
    free ride home.

    5 million uncircumcised !
    "We put Jews on the right track in the easiest way possible, explained Aryeh
    Amit, Ezrat Achim's director. "We come to pick them up from the house, and
    then return them, give them a mitzvah meal and if they promise to lay
    teffilin we also give them teffilin as a gift."

    According to Amit, the organization was founded by his father 20 years ago,
    to help the millions of Jews who grew up in the Soviet Union and were never
    circumcised. "According to our data, there are about five million
    uncircumcised Jews. A large part of them have no connection to Judaism, or
    simply don't know what it entails.

    "We let them know that such an option exists, and practically give it to
    them on a golden platter. When someone comes to us we ask him about his
    family, and this way we sometimes end up circumcising entire families."

    Yitzhak, 81, learned about the organization through an ad in the paper. He
    immigrated to Israel m15 years ago, and revealed the decision to have a brit
    only to his wife. After the circumcision Ezrat Achim also celebrated a bar
    mitzvah with Yitzhak and presented him with his own teffilin.

    Next week the organization is expected to break its record by circumcising a
    90-year-old man in the United States. Mazal Tov !

    Two Converts, Two Countries, One Problem.

     

    Notwithstanding the new government in Israel which took office in early April, converts from overseas are still experiencing exceptional difficulties navigating bureaucracy in Israel. Both Lev O'neil who converted in Los Angeles, and Rachel Del Conte, who converted in Milan, continue to suffer humiliation from the Interior ministry, despite the fact that the chief rabbi has approved their Orthodox conversions.  ITIM has intervened in each of their cases, both on the legal and public front, in order to make sure that those who are most vulnerable, can have their voices heard.

    To read about ITIM's work in these areas from the New York Jewish Week, click here : http://www.thejewishweek.com/viewArticle/c40_a14986/News/Israel.html
    To read the story of Lev O'Neil,
    click here : http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1238423656137&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
    To read the story of Rachel Del Conte,
    click here : http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1238562906866&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

    Pilsen : la 2e plus grande synagogue d'Europe !

     
     
    La Grande Synagogue (en tchèque : Velká Synagoga) de Pilsen (Plzeñ) en République tchèque, est par sa taille la seconde synagogue d'Europe.

    L'architecte viennois Fleischer a dessiné les plans originaux de la synagogue en style gothique avec des contreforts en granit et deux tours jumelles de 65 mètres de haut. La première pierre fut posée le 2 décembre 1888 et la construction démarra à peine. Le conseil municipal rejeta le projet sous le prétexte inavoué que l'édification des deux grandes tours risquait de faire du tort à la Cathédrale St. Barthélémy voisine.

    Emmanuel Klotz réalisa un autre projet, gardant la même projection horizontale et la même pierre commémorative, mais en diminuant les tours de 20 m et en créant cette façade si typique, combinaison des styles romantique et néorenaissance, couverte de décorations orientales et avec une étoile de David géante. Ce projet fut rapidement approuvé, et l'entrepreneur Rudolf Štech entreprit la construction pour la somme négociée de 162138 florins. L'ensemble fut livré en 1893 à la communauté juive de Pilsen qui comptait 2000 fidèles.

    Le mélange des styles est très déroutant, des dômes en bulbe des églises orthodoxes russes, au plafond style mauresque et à l'aspect typiquement hindous de l'arche sainte.

    La synagogue a fonctionné sans interruption jusqu'à l'occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. La synagogue ne fut pas détruite par les allemands, car trop enclavée parmi les autres bâtiments. Elle servit comme dépôt de munitions, comme atelier de couture et même comme entrepôt pour stocker les marchandises pillées aux juifs. A la fin de la guerre, les troupes du général Patton essuyérent des tirs de tireurs embusqués réfugiés dans les tours de la synagogue, et celles-ci faillirent être détruites par les artilleurs américains.

    Après l'arrêt des hostilités, la communauté juive décimée par la Shoah, reprit possession de la synagogue. Le dernier service régulier eu lieu en 1973, puis la synagogue fut fermée et menaça de tomber en ruine sous le régime communiste. Sa restauration fut entreprise de 1995 à 1998 et la synagogue put rouvrir le 11 février 1998. Le coût de la restauration fut de 65 millions de couronnes tchèques. Trop grande pour la petite communauté juive restante de seulement une centaine de personnes, le hall central du bâtiment est maintenant utilisé pour des concerts classiques tels que ceux de Joseph Malowany ou de Peter Dvorský, et même pour ceux du chanteur populaire tchèque Karel Gott, tandis que les murs servent pour des expositions temporaires de photographies. (Wikipedia)

    Projection du film «La mémoire des enfants» pour Yom Hashoah à Adath shalom

     
    La communauté d’Adath Shalom, en partenariat avec l’association laïque « Les Amis de la mémoire », organise à l’occasion de Yom Hashoah, lundi 20 avril à partir de 19h30, la projection du film « La mémoire des enfants » des réalisateurs autrichiens Hannes Gellner et Thomas Draschan.
     
    Ce film décrit le sort des enfants juifs déportés de France en s’appuyant sur des archives de Serge et Beate Klarsfeld, certaines inédites, et sur les témoignages de six témoins et rescapés, enfants et adolescents à l’époque. Il met en parallèle le destin personnel de ces rescapés et le contexte historique. Enfin, le film documentaire souligne le rôle des SS autrichiens dans la déportation des Juifs de France.
     
    Cette projection sera suivie d’un débat, animé par Céline Canis, membre de l’association « Les Amis de la mémoire », avec :
    - Hannes Gellner, le réalisateur
    - des rescapés interviewés
    - Katja Schulze, responsable de l’association « Les Amis de la Mémoire » en Allemagne
    - Virginie Quesselaire, présidente de l’association « Le Cercle des Etudiants en histoire de l’université de Nancy 2 »
     
    Un office solennel précèdera la projection et le débat sera suivi d’un buffet.
     
    Entrée Libre
     
    Renseignements : 01 45 67 97 96

    Prasquier : Nous continuons d’être plus actifs que jamais

     
    Dans le magazine Tribune Juive du mois d’Avril 2009, Richard Prasquier, président du CRIF, revient sur ses inquiétudes et ses espoirs concernant la communauté juive de France. Extraits :
     
    « Tribune Juive : Depuis la fin du conflit Hamas-Israël, les agressions antisémites ont-elles diminué en France ?
    Richard Prasquier : …Il y a chez une partie de la population un sentiment diffus, qui dérive vers l’antisémitisme. Ce sentiment a été exploité par divers mouvements qui ont instrumentalisé le conflit de Gaza.
     
    TJ : Craignez-vous, à la faveur de la crise économique, une poussée des populismes et des extrémismes?
    RP : C’est une crainte qu’on a toujours quand il y a une crise sociale ; et la crise économique que nous connaissons risque d’évoluer vers une crise sociale… il ne faut pas se cacher que, sur le web en particulier, des messages abondamment diffusés rendent les juifs responsables de cette crise économique… Tous les partis politiques républicains en France sont très attentifs à ne pas laisser passer les dérapages. Nous devons toutefois être prudents : dans certaines presses anglo-saxonnes, ou ailleurs, paraissent des textes tout à fait inquiétants de ce point de vue.
     
    TJ : Qu’espérez-vous du voyage de Benoît XVI en Israël au mois de mai ?
    RP : Qu’il se place dans les pas de Jean-Paul II. Ce n’est pas la même personnalité, mais tout le monde attendra qu’il confirme la force du dialogue entre juifs et catholiques.
     
    TJ : Que pensez-vous de la situation politique en Israël ?
    RP : Le récent accord du Parti Socialiste à la participation au gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou élargit l’éventail politique du prochain gouvernement... Il est vrai que l’image d’Avigdor Lieberman n’est actuellement pas bonne... Beaucoup de ceux qui le connaissent décrivent en fait un homme beaucoup plus pragmatique et réfléchi que ne le prétendent ses ennemis… il est scandaleux d’en faire le pendant du Hamas, dont je rappelle que pour bien comprendre de qui on parle, il faut lire sa charte avec ses appels au meurtre des Juifs.
     
    TJ : Guilad Shalit est détenu depuis le 25 juin 2006 par le Hamas, pensez-vous que sa libération soit proche ?
    RP : Plus de 1000 jours atroces. Il faut imaginer ce que ressentent ses parents, et nous ne pouvons même pas imaginer ce que ressent Guilad... Nicolas Sarkozy a exprimé son soutien à la famille Shalit et il n’y a pas une réunion internationale avec Israël ou les pays arabes où il ne parle pas de ce drame. J’aimerais entendre la Croix Rouge sur ce sujet. Tous les prisonniers en Israël qui appartiennent au Hamas et qui, pour beaucoup ont du sang sur les mains, bénéficient des garanties habituelles et du droit de visite. J’ai la désagréable impression que l’on n’est pas très choqué de ce que Guilad Shalit, victime d’un crime de guerre ne bénéficie pas de ces garanties. Et je suis fier de ce qu’Israël envisage, comme il l’a fait dans le passé, malgré le risque pour le pays et l’amertume que cela représente pour les familles de victimes, de libérer des centaines de terroristes pour libérer une seule personne.
     
    TJ : Durban 2, qui se tiendra du 20 au 24 avril à Genève, va continuer les débats entamés à Durban. Faut-il que la France boycotte cette rencontre ?
    RP : … Le Président Sarkozy avait déjà déclaré au dîner du Crif de février 2008 qu’il n’était pas question que la France participe si des lignes rouges bien précises étaient franchies. Cette fermeté a payé puisque un nouveau document vient d’être proposé, dans lequel la référence à Israël a disparu... Enfin pas tout à fait, car ce document se réfère explicitement à l’acceptation du texte de Durban, en 2001, …qui stigmatisait Israël. Ce texte amendé reste inacceptable et nous continuons d’être plus actifs que jamais. Le CRIF co-organise à Genève le 22 avril une journée de colloques de haut niveau sur les Droits de l’Homme d’une part, et l’Etat d’Israël d’autre part et nous invitons les militants et les institutions à y participer. »