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    June 29

    L'élection du nouveau grand rabbin de France et ses conséquences

     
    En portant Gilles Bernheim à la tête du grand rabbinat de France, le dimanche 22 juin, les électeurs du grand collège, près de trois cents hommes et femmes, ont opéré un changement presque révolutionnaire, dans le calme et la sérénité. Un vrai miracle, diront certains, puisque c’est une majorité écrasante de dirigeants séfarades, venus de la France entière, qui a désigné un rabbin ashkénaze, d’origine alsacienne, et donc un pur produit de la tradition française… D’aucuns commençaient à désespérer des chances de ce véritable Michel Rocard du rabbinat français d’accéder enfin aux plus hautes fonctions auxquelles le destinaient naturellement sa formation, son brio et sa rigueur intellectuelle et morale. Les mutations induites par cette élection seront lourdes de conséquence. Enfin, la nature même du judaïsme religieux de notre pays qui renferme la plus forte population juive d’Europe va évoluer.
    Le prédécesseur de Gilles Bernheim n’était, certes, pas dépourvu de qualités intrinsèques, mais la communauté juive, toutes tendances confondues, a fini par réaliser que derrière une façade souriante et enjouée, se cachait une orthodoxie qui n’ambitionnait rien d’autre que son propre maintien, comme si le temps s’était figé en éternité …  Cependant, ce grand rabbin a œuvré durant trois mandats (21 ans !) comme guide spirituel du judaïsme français et fait désormais partie du l’histoire religieuse de notre pays.

    Pour mesurer la profonde mutation sociologique d’un judaïsme français devenu l’ombre de lui-même après la seconde guerre mondiale, il faut se souvenir d’un mot du regretté Alain de Rothschild qui le comparait à un désert… La célèbre métaphore du prophète Ezéchiel (ch. 37)  contenue dans sa vision des ossements desséchés qui ressuscitent illustre bien l’apport vivifiant du judaïsme séfarade, notamment d’Algérie, qui redonna des couleurs au judaïsme hewagonal après 1962.  Commença alors une longue période au cours de laquelle un homme comme Gilles Bernheim faisait figure d’îlot alsacien isolé dans un environnement séfarade puisant son inspiration dans un continent non européen. Et voici qu’en moins de quarante ans,, on assiste à une fusion harmonieuse des deux branches du judaïsme français. Par ses origines et sa sensibilité, le nouvel élu va redéployer  un judaïsme originellement français, plus apte à s’intégrer dans son environnement d’origine, c’est-à-dire la tradition judéo-européenne qui retrouve ainsi tous ses droits.

    Les orientations du nouvel élu sont connues, ils les a maintes fois annoncées et sa rigueur morale garantit qu’il s’y tiendra. Doté d’une solide formation philosophique et de très bonnes connaissances rabbiniques, Gilles Bernheim fut aumônier de la jeunesse avant d’être en poste à la grande synagogue de la Victoire ; le Consistoire de Paris, dirigé par Moïse Cohen, avait créé à son intention un département intitulé Tora et société. Cette création visait à pallier une carence qui se faisait cruellement sentir : l’ouverture au monde moderne sans que cela n’entraîne le moindre auto-reniement. Cette mission visait aussi à faire ressortir ce qui unit en profondeur l’identité juive et la culture européenne. Homme de convictions, Bernheim fait partie de la mouvance orthodoxe, à ce détail près qu’il ne rejette personne et accepte les autres orientations. Cette attitude constitue une nouveauté qu’il convient de saluer.
    Enfin, cet homme veut faire entendre une voie juive qui aille bien au-delà des limites de sa seule communauté. Le dialogue judéo-chrétien va connaître une accélération, non point en vue d’une unification religieuse mais afin de mieux se connaître et de mieux se comprendre. Depuis un certain temps, les membres de la communauté juive ressentaient  douloureusement un décalage entre eux-mêmes et ceux qui étaient censés les encadrer aux plans spirituel et religieux. Un certain courant charismatique, puisant largement dans un fonds superstitieux, va devoir céder devant une approche plus rationnelle, voire maïmonidienne. La culture philosophique et rabbinique du nouvel élu devrait aider à combler le fossé qui sépare une orthodoxie repliée sur elle-même et le monde contemporain. La formation des rabbins de demain sera donc revue, améliorée et complétée. On disait jadis que les rabbins français de l’entre-deux-guerres avaient plus de familiarité avec les écrits de Sophocle et d’Eschyle qu’avec le Talmud et le Midrash… La comparaison est à peine exagérée, elle restitue bien le divorce qui séparait jadis l’identité juive de la culture européenne. Le rééquilibrage se fera cette fois de façon harmonieuse.
    Transparence et éthique : deux thèmes auxquels le nouvel élu attache une importance particulière.  Il rejoint ainsi les exigences trois personnalités éminentes qui firent la grandeur du judaïsme de l’Hexagone: Jacob Kaplan, André Neher et Emmanuel Levinas. Ce dernier tenait que l’altérité juive était plus éthique que rituelle.

    Mais les difficultés à venir sont à la mesure des défis à relever : le corps rabbinique et le paysage communautaire existant vont-ils suivre. Est-ce que les structures existantes supporteront sans rechigner la modernisation qui s’impose ? Plus généralement, cette institution centralisatrice, issue d’un esprit excessivement jacobin qu’est le grand rabbinat de France a-t-elle encore un avenir dans une Europe en voie de construction où les Etats se dépouillent progressivement de leurs structures nationales pour se fondre dans un vaste ensemble continental en devenir ?
    L’avenir nous le dira.
    Mr Hayoun

    Pathétique...

     

    Hier, l’humoriste a renoncé à la procédure judiciaire initiée contre Anne-Sophie Mercier qui avait écrit ’La vérité sur Dieudonné’, que les éditions Plon, également poursuivies, avaient publié en 2005. L’affaire était portée devant la Cour d’appel de Paris, pour diffamation et injures, selon Dieudonné.

    À plusieurs reprises, le livre attribuait à Dieudonné des propos antijuifs, mais surtout impliquait de sa part une forme de négationnisme. Trois passages étaient particulièrement ciblés :

    • P47 : « Africains et Juifs ne peuvent coexister pacifiquement »

    • P48 : « le Noir n’a pas le choix. Face au Juif, il lui faut aller au combat, tout simplement parce que le Juif ne supporte pas l’existence même du Noir »

    • P172 : « l’affrontement inéluctable » (avec les Juifs) que tout Africain doit « assumer »

    Des éléments qui ne pouvaient pas passer selon Dieudonné. Le tribunal correctionnel avait tout d’abord relaxé en première instance éditeur et auteur, arguant que leur bonne foi jouait en leur faveur. Après l’appel, l’humoriste s’est finalement désisté, lors de l’audience qui se tenait devait la 11e chambre de la cour d’appel de Paris.

    June 25

    Stockholm: une femme rabbin nommée

     

    Le conseil de la communauté juive de Stockholm a annoncé aujourd'hui avoir choisi à l'unanimité une femme comme rabbin, une première en Suède et un événement encore rare en Europe.
    "Nous n'avons pas du tout choisi en fonction du sexe. Après entretien, elle nous est apparue comme étant la meilleure parmi tous les candidats", a expliqué Thomas Bab, porte-parole de la communauté juive de Stockholm.
    Chava Koster, l'heureuse élue face à une douzaine de candidats tous masculins, officie actuellement comme rabbin à New York et devrait prendre ses fonctions à Stockholm au début de l'année prochaine.

     
     

    Agression à la machette !

     
    Source : Le Parisien

    DANIEL, agressé samedi dans le quartier des Buttes-Chaumont DANIEL*, 21 ans, est l’un des témoins clé de l’enquête sur l’agression de Ruddy. D’une part parce qu’il y a assisté, « de loin », selon ses mots. D’autre part parce que lui-même, quelques heures avant que Ruddy ne tombe sous les coups de ses assaillants, a été la cible d’un lynchage, avant qu’un de ses amis, Kévin, ne soit à son tour violemment agressé.

    Les enquêteurs ont recueilli dimanche sa version de l’affaire, et poursuivent les recoupements et vérifications nécessaires.

    Ce jeune étudiant, de confession juive, rapporte que samedi, en milieu d’après-midi, il se rendait depuis la station de métro la plus proche jusqu’au parc des Buttes-Chaumont : « J’allais y rejoindre des amis, et alors que j’étais dans la rue, tranquille, au téléphone, je me suis fait tomber dessus par un groupe d’une quinzaine de gars. »

    Portait-il, lui aussi, une kippa ? « Non, mais ça se voit à ma tête que je suis juif, poursuit le jeune homme. Pour moi, c’est la seule raison de mon agression. Mais j’y suis habitué : depuis mes 13 ans, j’ai dû me battre une bonne cinquantaine de fois, uniquement pour des raisons racistes. Parfois ce sont des Blacks, d’autres fois Des beurs, mais on se fait aussi agresser par des jeunes d’extrême droite. Samedi, j’ai pris des coups mais j’ai réussi à m’échapper, et à rejoindre mes amis aux Buttes-Chaumont. Puis je me suis rendu compte que, dans la bagarre, j’avais perdu la chaîne que je porte autour du cou. Je suis donc retourné sur les lieux, avec mes amis qui me suivaient de loin, au cas où.

    Et en fait, mes potes sont tombés nez à nez avec mes agresseurs, et la bagarre est repartie entre eux et nous. Kévin, un de mes plus proches amis, qui a 17 ans, a été attaqué à coup de machette aux bras et dans le dos ; il a perdu beaucoup de sang, des ligaments ont été atteints. Sa famille l’a emmené à l’hôpital, et nous, nous sommes retournés aux Buttes-Chaumont. Finalement, c’est en quittant le parc vers 19 heures que j’ai compris qu’une nouvelle agression se produisait rue Petit. Mais je n’y suis pas allé, parce qu’après deux bagarres, j’avais eu mon compte. » * Le prénom a été modifié.

    June 23

    Gilles Bernheim, nouveau Grand rabbin de France

     
     

    Dimanche 22 juin, Gilles Bernheim, le Grand rabbin de la synagogue de la Victoire, a été élu Grand rabbin de France par 184 voix contre 93 pour le sortant Joseph Sitruk. Gilles Bernheim est élu pour un mandat de sept ans qui prendra effet le 1er janvier 2009.
    Le nouveau Grand rabbin de France, âgé de 56 ans, est agrégé de philosophie. Il a beaucoup œuvré dans les relations judéo-chrétiennes. Il se veut d'abord "le rabbin des rabbins" et le "guide de la communauté". Gilles Bernheim a été élu sur un programme "pour l'avenir du judaïsme en France" dans lequel il s'est engagé à "diriger de façon moderne, accessible et transparente", à "renforcer les piliers de la vie juive" (rabbinat, éducation, casherout), à "rassembler les juifs dans la solidarité et l'ouverture" et "à représenter l'ensemble de la communauté avec le souci du dialogue et de l'exemplarité". Il veut "pratiquer le dialogue et la recherche du consensus", "travailler en équipe" et également "prendre position" c'est-à-dire "énoncer une position juive sur les problèmes de l'heure pour éclairer la communauté". Sa première préoccupation quand il prendra ses fonctions -le 1er janvier 2009- sera d'améliorer la formation des rabbins. Il veut valoriser leur fonction, les aider dans leurs débuts auprès des communautés, leur "offrir un plan de carrière".
     
    Enfin le même jour, Joël Mergui, président du Consistoire de Paris, a été élu président du Consistoire Central. Il succède ainsi à Jean Kahn, qui avait décidé de ne pas se représenter après avoir exercé cette fonction pendant 13 ans. Joël Mergui a obtenu au second tour 166 voix contre Zvi Ammar, président du Consistoire de Marseille, qui en a obtenu 99. Les deux autres candidats Paul-Olivier Seligman et Charles Sulman se sont retirés après le premier tour.
    Haïm Musicant, directeur général du CRIF, a félicité au nom de son organisation Gilles Bernheim et souhaité "rendre hommage au Grand rabbin Joseph Sitruk "qui a contribué au développement du judaïsme pendant ses mandats". Le CRIF espère qu'il pourra avoir "une relation cordiale" avec le nouveau Grand rabbin tout comme avec le nouveau président du Consistoire central, rendant également hommage à Jean Kahn. Il espère aussi "que ces élections contribueront à l'unité de la communauté juive" française.
     
     
     
    June 22

    Jeune juif agressé à Paris: "pronostic réservé," selon l'AP-HP

     
    Le jeune juif âgé de 17 ans, hospitalisé samedi après une agression à Paris, était dans un "état stationnaire" dimanche en fin de matinée, avec "un pronostic réservé", a indiqué à l'AFP l'Assistance-publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

    Le jeune homme "est en réanimation à l'hôpital Cochin et son état est stationnaire", a-t-on indiqué, ajoutant que le "pronostic est réservé" à son sujet.


    Selon Ariel Goldmann, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), il était toujours dans le coma dimanche matin.

    L'agression contre le jeune homme s'est produite samedi vers 20H dans le 19e arrondissement et cinq mineurs ont été placés en garde à vue.

    Voilà ce que les médias français ne disent pas :

    PARIS (EJP)---French Jewish organisations on Sunday condemned an anti-Semitic attack in Paris in which a Jewish teenager was severely beaten by a gang of five black African youths with metal bars.

    Sammy Ghozlan, head of the Bureau for Viligance on Anti-Semitism (BNVCA), which monitors anti-Semitic acts in te country, told EJP that a group of six or seven youths attacked the teenager with metal bars  and "smashed his skull."
    He said the young man, who didn’t carry ID papers because of the Shabbat, was a member of the local Lubavitch community. He was only identified by his first name Rudi.

    The 17-year-old was wearing a kippah when he was attacked in square Petit in Paris' multi-ethnic 19th district Saturday evening at around 8:30 pm.
    According to Ghozlan, the teenager was in a very grave coma when he was brought to hospital Cochin after being found lying on the ground.
    Ghozlan stressed that earlier this month Jews from the same 19th district neighborhood had already expressed their concern and complained about anti-Jewish dealings of a gang of coloured youths.    
     
    Anti-Semitism is a sensitive issue in France, where the 600,000-strong Jewish community is western Europe's largest, and which is also home to a five-million strong Muslim population.
     
    There is no doubt that this is an anti-Semitic act," Ariel Goldmann, vice president of CRIF, the umbrella group of French Jewish organisations, said.
    He called on the French authorities “to do everything possible to arrest those responsible.”
    Police said they had detained five youths in connection with the beating.
    The attack occurred on the eve of President Nicolas Sarkozy's trip to
    Israel.

    La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a fait part dimanche de "sa profonde émotion à la suite de la violente agression dont a été victime un jeune homme de 17 ans, de confession israélite, samedi soir dans le 19e arrondissement de la capitale".

    Un communiqué transmis par le ministère indique que Michèle Alliot-Marie "a demandé au service chargé de l'enquête de mettre tout en oeuvre pour élucider les circonstances de cet acte et présenter ses auteurs devant la justice".

    Elle "exprime sa solidarité et son soutien à la victime, à sa famille et à l'ensemble de la communauté juive et elle réaffirme sa détermination à lutter sans relâche contre toutes les manifestations de racisme, d'antisémitisme et de xénophobie, qui bafouent les valeurs de la République".

    Sammy Ghozlan

    June 20

    EHOUD BARAK EST EN FRANCE . BARAK parle de la "BANANE CHIITE"

     

    Selon le journal lemonde.fr :”Ehoud Barak est arrivé, mercredi 18 juin, à Paris, pour une visite de deux jours. Il s’est entretenu avec Bernard Kouchner et le ministre de la défense, Hervé Morin.

    Lemonde.fr : Dans un entretien accordé au Monde, M. Barak souligne le danger que représentent à ses yeux, pour la sécurité internationale, les travaux nucléaires de l’Iran. Il appelle les Etats-Unis et l’Europe à une coopération plus étroite avec la Russie et la Chine, afin d’accroître la pression, en termes de sanctions, sur la République islamique.

    Question : L’Iran est un défi pour le monde entier. Les sanctions agissent lentement. Les travaux nucléaires iraniens continuent. C’est une course contre la montre ?

    Barak : C’est une course contre la montre à deux niveaux. Les sanctions doivent être renforcées. Je vois là un rôle majeur pour la Russie, la Chine et l’Inde. Pour cela, il faut que principalement les Etats-Unis, mais aussi l’Union européenne, nouent une coopération vraiment étroite avec eux. La Russie, la Chine, l’Inde sont des partenaires indispensables. Pour obtenir cette coalition, il faut modifier le paradigme dans la façon de penser américaine. C’est une condition du succès dans le combat plus large qui nous oppose à une triple menace : le terrorisme radical musulman, la prolifération de la technologie militaire nucléaire et les “Etats-voyous”. Israël est confronté depuis longtemps à cela. Voici une génération, Menahem Begin (premier ministre israélien de 1977 à 1983) avait ordonné la destruction du réacteur Osirak, (en Irak) de fabrication française.

    Question : L’aviation israélienne a bombardé, en septembre 2007, un présumé site nucléaire en Syrie. Quelle signification donnez-vous à cette action ?

    Réponse : Nous vivons dans un environnement rude, qui n’a rien à voir avec l’Europe de l’Ouest. Un endroit où il n’y a pas de pitié pour les faibles, et pas de deuxième chance pour ceux qui ne peuvent se défendre. Nos prophètes ont dit qu’à la fin des temps, l’agneau et le lion s’allongeraient l’un à côté de l’autre, mais aussi longtemps que les agneaux doivent être remplacés régulièrement, nous préférons être le lion. C’est tout ce que je peux dire.

    Comment inciter la Syrie à se détacher de l’Iran ? La France invite Bachar Al-Assad et dépêche des émissaires à Damas : est-ce une bonne idée ?

    Ce qu’Israël a avec la Syrie, ce sont des contacts préliminaires, pas encore des négociations. Je ne pense pas qu’on aura des négociations avant la fin de cette année et sans contribution des Américains qui, seuls, peuvent aider à combler les fossés. Mais le tableau général est plus subtil. Je vois une “banane chiite”, s’étirant de Téhéran au sud de l’Irak, à Damas, au sud du Liban, et même jusqu’au Hamas qui n’est pas chiite. Cette “banane chiite” pourrait potentiellement être affaiblie, ou modifiée dans sa nature, si la Syrie pouvait être détournée de la ligne qu’elle a suivie. Si elle prenait cette décision, cela changerait beaucoup de choses.

    Propos recueillis par Alain Frachon et Natalie Nougayrède

    Source: lemonde.fr

    June 19

    Gymnase interdit aux hommes

     
    Une nouvelle polémique sur la laïcité a été lancée à la suite de la décision du maire de Vigneux (Essonne) qui a décidé de ne plus prêter un gymnase municipal à une association musulmane qui voulait en interdire l’accès aux hommes, à l’occasion d’un tournoi de basket inter mosquées. Le Parisien revient sur cette affaire et a interrogé pour l’occasion Marek Halter et Caroline Fourest. Pour l’écrivain, même s’il considère que « le communautarisme n’est pas un danger car chaque communauté culturelle, chaque mémoire d’une collectivité enrichit la mémoire nationale, la culture nationale », il estime que la République ne doit pas adapter ses règles aux communautés : « Si on commence dans le champ public à tenir compte des exigences de tel ou tel groupe religieux, c’est inadmissible. On casse l’unité nationale, on casse la République ». De son côté, la journaliste explique : « L’interdiction de mixité n’est pas condamnable en soi. Tout dépend de l’idée qui la justifie. Lorsqu’elle est mise en place dans un but de protection, comme c’est par exemple le cas dans un groupe de paroles sur le thème des violences faites aux femmes, cette non-mixité n’a pas à être remise en question. En revanche, lorsqu’elle est sous-entendue par une idéologie inégalitaire et régressive, comme cela semble être le cas ici, et qu’elle cautionne l’idée que les femmes n’ont pas à être regardées par les hommes lorsqu’elles jouent au basket, ce n’est pas admissible. »
    June 18

    Dray versus Dieudonné : relaxe

     
    Le porte-parole du PS était poursuivi en diffamation par l’humoriste pour l’avoir accusé en février 2006 d’avoir contribué à créer un climat d’antisémitisme, propice au meurtre d’Ilan Halimi. Ce jeune juif était décédé quelques jours plus tôt, le 13 février 2006, après avoir été torturé à mort dans une cité des Hauts-de-Seine par le "gang des Barbares". Lors de l’audience du 13 mai 2008, le parquet avait requis la relaxe du député de l’Essonne.

    Les propos incriminés remontent à la fin février 2006. Lors de l’émission "Parlons-en", diffusée sur La Chaîne parlementaire et consacrée à la montée de l’antisémitisme en France, Julien Dray avait notamment affirmé : "On a les effets différés aujourd’hui de tout ce qu’a fait Dieudonné tout au long de ces mois et de ces années (...) Il y a un effet Dieudonné".

    Bien que "sévères", ces propos ne sont "pas diffamatoires", ont jugé mardi les magistrats de la 17e chambre.

    Julien Dray "n’impute pas à Dieudonné M’Bala M’Bala une responsabilité directe dans la mort d’Ilan Halimi", expliquent-ils, ajoutant : "En réalité, il ne lui impute pas un fait précis susceptible de preuve, mais analyse l’influence qu’aurait eue à son avis Dieudonné, à travers un humour caricaturant les juifs, sur l’établissement d’un climat antisémite ayant pu encourager les assassins d’Ilan Halimi".

    Pour les magistrats, "il s’agit d’une opinion et d’un jugement de valeur subjectif qui peuvent certes être débattus ou contredits, mais dont la vérité est impossible à prouver". A ce titre, les propos ne sont donc pas diffamatoires.  En audience, Dieudonné avait regretté "l’amalgame odieux" et "douteux" réalisé par Julien Dray, relevant que "la seule chose qui (le) li(ait)" à Youssouf Fofana, le chef présumé du "gang des Barbares", était "la couleur de sa peau". "Ce qui vous lie à M. Fofana, ce n’est pas votre couleur de peau, c’est les a priori que vous avez partagés", avait alors répondu le cofondateur de SOS Racisme.

    June 17

    Fin de campagne tendue pour l'élection du grand rabbin de France

     
    Entouré de sa garde rapprochée, il a remonté l'allée centrale du Zénith au son d'un rock hassidique assourdissant, sous les acclamations de quelque 3 000 personnes munies de drapeaux israéliens. Prolongeant le plaisir d'un bain de foule, le grand rabbin de France, Joseph Sitruk, a embrassé quelques enfants, esquissé un pas de danse avec un garçonnet, puis fidèle à sa réputation, a débuté son cours de Torah par une histoire drôle. La salle chauffée par une heure et demie de prestations artistiques diverses, a ponctué la leçon d'applaudissements.
    A une semaine des élections qui, le 22 juin, doivent désigner le nouveau grand rabbin de France, La Fête de l'unité organisée dimanche 15 juin par les Amis du rabbin Sitruk dans la salle de spectacles parisienne marquait le point d'orgue d'une campagne électorale de plus en plus tendue, qui oppose le tenant du titre au grand rabbin Gilles Bernheim, son adversaire malheureux en 1994.

    Sur la scène du Zénith, Joseph Sitruk n'a fait qu'une rapide allusion aux querelles en cours, rappelant la difficulté pour tout croyant "de ne pas parler mal et de ne pas entendre le mal". Il a surtout invité sa "communauté adorée" à prier "pendant les huit jours à venir" pour sa réélection.

    Cette campagne qui, au final, ne s'adresse qu'à 315 grands électeurs, a connu cette année une médiatisation inédite, sur Internet et dans la presse communautaire. Plusieurs incidents y ont alimenté la polémique entre les deux candidats.

    ORTHODOXIE

    Menaçant de saisir la justice, le rabbin Bernheim a demandé le retrait d'une vidéo, un "montage diffamatoire" selon son entourage. Intitulée Un rabbin indigne, elle a été diffusée sur Internet par l'entourage du rabbin Sitruk. Dans une lettre, également publiée sur Internet, un rabbin ultraorthodoxe de la région parisienne a violemment mis en cause le dialogue que tient Gilles Bernheim avec les chrétiens. Pour nombre de membres de la communauté, ces manières prouvent que la campagne "a dérapé".

    Au-delà d'un style radicalement différent, les candidats défendent tous deux un judaïsme orthodoxe et tiennent sur la défense d'Israël un même langage de fermeté. Mais "l'un parle au coeur, l'autre à la tête", entend-on dans la communauté où l'image de Gilles Bernheim reste celle d'un intellectuel froid et distant, tandis que Joseph Sitruk cultive son côté "populaire et simple". " On lui reproche de ne pas élever le débat", souligne un de ses proches, " mais tous les juifs de France ne sont pas énarques". "Bernheim est peut-être un bon philosophe, mais il n'attire pas les foules", juge un autre rabbin pro-Sitruk.

    Réputé pour sa volonté de faire entendre une voix juive dans la société, Gilles Bernheim est aussi accusé de "libéralisme" religieux. Les adversaires de Joseph Sitruk soulignent de leur côté qu'en vingt et un ans de mandat, le grand rabbin de France a laissé la communauté juive s'éparpiller entre divers courants sans parvenir à maintenir son unité.

    Dimanche, à l'heure où Joseph Sitruk officiait sous les projecteurs du Zénith, Gilles Bernheim proposait une soirée d'étude sur la survie du peuple d'Israël à la synagogue des Tournelles à Paris.

    Stéphanie Le Bars

    June 16

    Conservative Movement launches alternative wedding campaign

     

    Movement sponsors online, print, radio campaign aimed at exposing couples who don't want to marry through rabbinate to ceremony offering traditional Jewish wedding with a twist

    Neta Sela

    The Conservative Movement launched a new campaign Monday, aimed at informing Jewish couples, which are reluctant to wed through the Rabbinate, of the possibility of holding a traditional Jewish wedding with a modern twist.

    Dubbed "A traditional chuppah – the way for Israelis to marry," the campaign, which was simultaneously launched online, in print and on the radio, seeks to capture the attention of Israeli couples who want to incorporate various modern wedding elements in the traditional Jewish ceremony.

    Critique
    Conservatives: The Rabbinate failed / Neta Sela
    On the second day of the Conservative Movement's conference, more criticism of Orthodox leaders is heard. 'The Rabbinate no longer educates; it lost touch with the public,' panelists say
    Full story

    The Conservative Movement hopes the campaign will increase awareness within both the Israeli public and the decision makers, as to the various possibilities available for those wishing to get married.

    "We hope that a bill amending the law stating that Jewish marriages are under the Rabbinate's sole control, will be submitted to the Knesset sooner rather than later," said the movement's secretary-general, attorney Yigal Hass.

    "That is the worst kind of monopoly possible; the kind that breeds corruption and a misunderstanding of the public needing the service… once there is real competition in the field, the kind recognized by the State authorities, the Rabbinate is likely to change the way it treats those who wed through it."  

    The movement, added Hass, offers an alternative to those who do not wish to marry through the Rabbinate: "Over 20% of Israelis who wed choose not to involve the Rabbinate. Israelis couples are fed up with the being mistreated," he added.

    The ultimate goal, he stressed, is to incorporate the loyalty to Jewish tradition with an open-minded approach to modern wedding traditions. The movement's rabbis emphasize the woman's equal status in the ceremony, allowing the couple to have their say in the way the ceremony is conducted.

    June 14

    Liberal movments flourishing in France

     

    by Bernard Edinger

    Liberal Judaism in France, which just marked its 100th anniversary, is more vibrant than ever before. France’s fourteen Liberal synagogues are all full for Shabbat services, rent large concert halls to accommodate High Holiday demand, and have such popular religious schools that families have to wait in long lines to sign up.

    The country’s largest and most popular Liberal community is the Union Libérale Israélite de France (ULIF). Its flagship Rue Copernic Synagogue, with 4,500 individual members, is in the heart of the French capital’s elegant 16th arrondissement (district); its satellite synagogue in Vigneux-sur-Seine (south of the French capital) has 200 members, and its Marseille synagogue has 800. ULIF members are prominent figures in French society, from past and present political leaders, including former European Parliament head Simone Veil; to top entertainers, including singer Patrick Bruel and television personality Anne Sinclair; and successful business figures in the garment, real estate, and advertising industries.

    ULIF is also the country’s oldest Liberal community, established in 1907 by modern-minded French Jews. Its founding rabbi, Louis-Germain Levy, formerly an Orthodox rabbi in Dijon, served the community until his death in 1946. Breaking with traditional practice, Rabbi Levy promulgated a “rationalist approach” that reconciled Judaism with the lifestyle of highly educated and prosperous Jews who wished to integrate more fully into French society. Services were often on Sunday, mostly in French; men and women sat together; and kippot and tallitot were not in use.

    In the past thirty years, ever since the British-born Rabbi Michael Williams, 64, took over, the ULIF synagogues have returned to more traditional Jewish practices. “Our Saturday service now resembles a Conservative service in the U.S.,” Rabbi Williams says, attributing the change to a demographic shift. In the late 1950s and early 1960s, when former French colonies in North Africa gained their independence and anti-Jewish sentiment intensified among Muslims in response to the Israeli-Arab conflict, hundreds of thousands of Jews fled and many of them settled in France. Today, seven of ten French Jews are of North African origin, and they tend to be traditional in their Jewish practice.

    The Rue Copernic Synagogue has struck a perfect balance for those seeking a modern approach to Judaism without breaking completely from their North African Jewish heritage. “The majority of people who now come here do so because we are a reasonably traditional place,” Rabbi Williams says. “Women sit with men but do not read from the Torah [as in other French Liberal synagogues]. People from North Africa recognize this as a synagogue.”

    Conflicting views of what constitutes Liberal Jewish practice have sometimes caused strained relations among Progressive congregations in the French capital. “I don’t think there is a single non-Orthodox congregation in Paris not created as a result of a split from another group,” Rabbi Williams says.

    The ULIF’s main rival is the Mouvement Juif Libéral de France (MLJF), created in 1977 by Rabbi Daniel Farhi, who left the Rue Copernic Synagogue when more traditionalist practices were introduced. Today MJLF has three congregations in Paris and its suburbs, and close to 4,000 members. Committed to putting a tolerant and humanist face on Judaism, MJLF is known for its multiplicity of cultural activities, including frequent lectures by leading intellectuals. Rabbi Farhi, or “Daniel” as he is known by the congregation, is the author of several popular books and second only to Orthodox chief rabbi Joseph Sitruk as the country’s best-known rabbi. The opinions of both men are often sought by the national media.

    In 1990 Rabbi Farhi established a national religious commemoration of Yom Hashoah. The annual event is held on the 27th of Nisan and attended by government leaders. Its high point is “La lecture des noms” (“The reading of the names”), an emotional 24-hour public reading in which surviving relatives are among the people who read aloud the names of the 76,000 Jews deported to Nazi death camps from France. In 2003 the then Roman Catholic Archbishop of Paris, Cardinal Jean-Marie Aron Lustiger, read a portion of the list. The Jewish grandson of a Polish rabbi, he had been placed in a Catholic boarding school for protection during the Nazi occupation of France, and there, at the age of fourteen, decided to convert to Christianity. His mother, who had remained a Jew, died at Auschwitz. After reading several names, the prelate paused and then, in a barely audible voice, read the next name: “Gisèle Lustiger…ma maman” (my mom).

    Rabbi Pauline Bebe, 44, is one of only two women rabbis in France. In 1995 she left MJLF, where she was a junior rabbi, and created her own congregation in Paris—now the 300-member Communauté Juive Libérale (Liberal Jewish Community). “We are in tune with the Liberal movement in Israel and the United States,” she explains. “In comparison, the ULIF and MJLF are more classic. We have total equality between men and women, and women here wear the tallit.” LJC prayer books are the same as those one finds in Reform congregations in the U.S. and Israel; those at ULIF and MJLF are more Conservative, she says. Also, congregants are more active participants in services, sometimes leading services from the floor; and when she leads services, Rabbi Bebe often plays guitar—something that would be unthinkable at ULIF.

    In April 2006 Rabbi Bebe’s “Maayan” community center was inaugurated by Paris mayor Bertrand Delanoë. A religious opening ceremony (Hanukat habayit) took place the following month, attended by several other Liberal rabbis, including Rabbi Williams, who collectively pronounced a blessing for the occasion. The center houses a synagogue, theater, and library, as well as classrooms and offices, and features art exhibits. Also planned—to draw in Jews of all ages and interests—are art and dance studios, a cybercafé, and a mikveh.

    Some of the Liberal Jewish community’s social and educational activities are conducted in common with another Liberal community, Kehilat Gesher—not surprising when you know that Rabbi Bebe is married to Kehilat Gesher’s spiritual leader Rabbi Tom Cohen. The American-born Cohen created Kehilat Gesher to cater to expatriate English speakers (Americans and Brits) as well as to native French Jews. With about 150 member families in total, Kehilat Gesher maintains two sites: one in the elegant west Paris suburb of St Germain-en-Laye and the other in Paris’ equally upmarket 17th arrondissement. It is one of the rare synagogues in the world where prayer books are in three languages: Hebrew, French, and English.

    The latest addition to the French Liberal rabbinical community is Celia Surget, the 30-year-old daughter of a French father and an American mother. Brought up in Geneva and educated in Jerusalem, New York, and at London’s Leo Baeck College, Rabbi Surget joined the ranks of MJLF rabbis this past summer.

    France’s 600,000-member Jewish community is the third largest in the world, second only to Israel and the U.S. As numbers go, only a small minority of French Jews are affiliated with Liberal Judaism; the majority are Orthodox. Compare, for example, the fourteen Liberal congregations in all of France to the nearly 200 Orthodox synagogues and prayer halls in the Paris area alone.

    Within France, the overwhelming majority of Reform Jews live in the Paris area, where more than half of France’s Jews reside. Far more Reform Jews are in Paris than in the combined five provincial cities (Marseille, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, Lyon) where there are Liberal congregations. These provincial congregations are often aided by the larger Parisian congregations.

    Liberal communities tend to draw in many families with young children, a significant number of whom are composed of Jewish fathers and non-Jewish mothers, or mothers converted to Judaism by Reform rabbis. In contrast, those who attend Orthodox shuls are older, and many of their children are “Yom Kippur Jews”—only showing up at their parents’ synagogues for the High Holidays. ULIF president Claude Bloch recounts how, when asked by a well-known Orthodox rabbi how many people attend Shabbat at his Liberal synagogue, he replied, “Sometimes 500 people. And you?” The Orthodox rabbi, having expected a lower figure, stammered: “I’m not really good at math.”

    While a large segment of French Jewry can be classified as lower-middle class or working class, most affiliated Liberal Jews are middle- and upper-middle class. And because they usually reside in well-to-do areas, Liberal Jews have been spared the antisemitic attacks which, since 2000, have disproportionately affected poorer Jews living in or near mixed Muslim-Jewish neighborhoods, prompting a yearly aliyah of some 2,500–3,000 French Jews.

    Like most citizens in this nation where secularism exerts a strong hold over society (fewer than 10 percent of the majority Catholic population attend church at least once a month), two-thirds of French Jews have no connection with organized Jewry. Still, two diverse strands of French Judaism are growing: Chabad, which is attracting newly religious Jews, and Liberal Judaism, which, according to opinion polls, appeals to 20 percent of French Jewry.

    “We see this phenomenon in France and elsewhere,” says Rabbi Uri Regev, the Jerusalem-based president of the World Union for Progressive Judaism. “As Orthodox Jews become frummer [more observant], many Jews opt for more liberal expressions of Judaism. Younger, serious Jews who don’t take their Jewish affiliation for granted are seeking meaningful, modern, liberal ways of expressing their faith.”

    “All the Liberal communities are expanding,” adds Rabbi Farhi, “and I am certain we could create another thirty communities in the Paris area alone if we had rabbis to staff them.”

    Celebrations of the 100th anniversary of Liberal Judaism in France brought a rare note of unity to the Liberal congregations. And interestingly, the rabbi serving as a bridge between the various Liberal communities was born in New York.

    Rabbi Stephen Berkowitz, 51, is one of MJLF’s three spiritual leaders. In May 2006 and May 2007 he organized meetings devoted to prayer, study, and discussion attended by nearly all of the French-speaking Liberal rabbis. “Coming from the U.S.,” he says, “it was difficult for me to adapt to the situation in France, where such contacts did not exist.” But adapt he did, and, in part thanks to his efforts, the heads of ULIF and MJLF, along with a Paris Conservative congregation, have created a joint day school, which opened last September.

    ULIF president Claude Bloch believes that the 100th anniversary of his congregation provided another opportunity for all Liberal communities in France to show their unity, since all have been invited to actively participate in the celebrations as if they were their own. “The problem about unity among Liberals,” he says, “is that all the ‘old tigers’ have had their claws out defending their terrain for years, and the main Liberal rabbis worked alone in their corners with their respective congregations. But now we have initiatives toward common action, and the most influential Liberal leaders have indicated they will work together.”

    This past November, the heads of most of France’s Liberal congregations met in Paris with Rabbis Andrew Goodstein and Joel Oseran, respectively the chairman of the European Region and the WUPJ vice president for international development, to discuss tightening unity among French groups. The meeting led to the planned creation of an all-encompassing federation of French-speaking communities which would be an umbrella organization for France, Belgium, and Switzerland.

    With this kind of support, says Bloch, “there are few limits to where French Liberal Judaism can go.”

    Bernard Edinger, a former Reuters reporter, is a freelance journalist in Paris.

    LE DIALOGUE JUDEO-CHRETIEN EN DANGER ?

     
    Dans son édition du 12 juin, Actualité juive publie un article de Richard Prasquier, président du CRIF, sur le dialogue judéo-chrétien que nous publions dans son intégralité ci-dessous.
     
    LE DIALOGUE JUDEO-CHRETIEN EN DANGER?
     
    Lorsque des Juifs et des Chrétiens, qui vivent leur religion avec toutes ses exigences, comparent ce qui organise leur quotidien et leur espérance, ils doivent donner sens à leurs différences. Il serait malsain pour eux de rester dans un syncrétisme confortable ("Au fond nous pensons, disons et espérons tous la même chose").
    Des tensions sont inéluctables: on en discute, chacun avec sa tradition, on retient les rapprochements, on envisage des modes d'analyse neufs, qui pourraient amener des points de rencontre inattendus.
    C'est le rôle de la mahloqet, qui a forgé des habitudes de comportement si fructueuses quand le peuple juif et ses fils ont pu s'exprimer dans les affaires du monde: leur apport à la modernité s'est révélé sans pareil.
    Mais quand il s'agit non pas d'une réflexion sur le monde, mais d'un dialogue entre individus, il y a des règles élémentaires à maintenir: le respect en est une.
    Personne n'ignore la Synagogue aux yeux bandés, à la lance brisée, toisée du regard par l'Eglise triomphante tenant le calice et la bannière, se posant en substitut ("Verus Israel") du peuple juif déchu car aveugle au message du Christ. Quel contraste entre ces sculptures médiévales et les paroles du Cardinal Decourtray  à un groupe de Juifs venus le visiter: "Soyez de vrais Juifs, cela m'aidera à être un vrai chrétien!".
    Rencontre de Seelisberg, entretien de Jules Isaac avec Jean XXIII, Vatican II et Nostra Aetate, gestes et déclarations spectaculaires de Jean Paul II : le peuple "déchu" est devenu  le "frère aîné" de l'Eglise.....
    Surtout, on ne parle plus du déicide, terrible accusation qui avait fourni un prétexte si commode à tous les bûchers, les massacres, les haines qui ont marqué le destin des Juifs en Europe et fragilisé la garde morale contre la politique d'extermination nazie. L'accusation a-t-elle disparu ? Non, en témoigne le père Patrick Desbois pour l'Ukraine et peut-être aussi pour bien des pays de l'Europe de l'Est où le message de Vatican II n'est pas vraiment passé. Accusation dangereuse s'il en est, pouvant réactiver tous les feux anciens de la haine contre les Juifs.
    Mais que dire si l'homme qui allume la mèche du déicide est lui-même un Juif orthodoxe? S'il revendique la légitimité halakhique du meurtre de Jésus par les Juifs? Certes il ne s'agit pas pour lui d'un déicide, la divinité de Jésus n'étant pas reconnue par les Juifs. Mais comment un chrétien, dont Jésus définit la foi et l'espérance, pourrait-il échanger sincèrement avec un Juif, si celui-ci déclare que la mise à mort de Jésus était légitime?
     
    D'autres, plus compétents que moi, ont apporté des démentis aux prétentions talmudiques contenues dans le texte de ce pamphlet récent. Il exprime un courant de pensée assurément marginal.
     
    Mon objectif n'est pas d'apporter des arguments à l'exégèse. Il est de rappeler, comme président du CRIF et comme ancien responsable des relations judéo-chrétiennes au sein du CRIF, que ces relations n'ont pas qu'une dimension religieuse ou théologique: elles ont une dimension politique. Politique au sens où le poids de l'histoire de ces relations pèse lourdement sur le destin des Juifs depuis deux mille ans dans le monde chrétien, politique car beaucoup des avancées du dialogue ont été impulsées par des hommes qui n'étaient pas des "théologiens" , politique enfin, parce que dans le monde où nous vivons, la compréhension que le socle judéo-chrétien de croyances communes et de valeurs partagées sur lequel s'est en grande partie bâti le monde moderne est une des clefs dans un avenir commun acceptable en défense aux assauts de l'islamisme radical.
    Le dialogue judéo-chrétien et en particulier judéo-catholique a trouvé en France un terrain d'élection : des relations d'amitié et même de véritable fraternité l'ont enrichi, pensons parmi ses étapes à l'exemplaire Déclaration de Drancy des évêques de France adoptée il y a dix ans qui a représenté un travail considérable de réflexion de l'épiscopat sur l'action de l'Eglise catholique vis-à-vis des Juifs depuis des siècles.
    Certains ont peur que ce dialogue favorise les conversions et accentue la déperdition démographique du peuple juif. Cela n'a pas été le cas: bien au contraire, et pour la première fois depuis deux mille ans, il y a eu des conversions qui ont favorisé le dialogue.....
    Vivre isolé, niant l'histoire et ses évolutions, avec la certitude d'être dans la vérité, que tous les autres sont dans l'erreur et que tout compromis est à rejeter,  est une fascination fréquente mais dangereuse, qui menace les Juifs comme d'autres. On peut, et c'est heureux pour la liberté d'expression dans notre pays, insulter ou laisser insulter Jésus, Mahomet ou Moïse: mais il faut en tirer les conséquences lorsque on prétend en même temps rechercher la rencontre avec les chrétiens, les musulmans ou les juifs.
    Pour nous, impliqués dans le cambouis de l'histoire, nous avons le devoir d'écouter et de faire des richesses à partir de nos différences.
    Ne croyons pas que le dialogue judéo-chrétien, dont les plus jeunes ne mesurent pas la nouveauté et l'importance, aille de soi et qu'il doive obligatoirement durer. Mais nous saurons le faire vivre malgré les coups qui lui sont portés!
     
    Richard Prasquier
    Président du CRIF
    June 12

    Le lait de girafe est casher, selon un rabbin israélien

     

    Agence France-Presse

    Un rabbin israélien a décrété que le lait et la viande de girafe sont casher mais cette annonce ne devrait pas en faire des produits de grande consommation chez les juifs pratiquants, a rapporté le quotidien israélien Yediot Aharonot.

    «La girafe a tous les signes d'un animal rituellement pur et parfaitement comestible», a déclaré le rabbin Shlomo Mahfoud, cité par le journal.

    Le rabbin se basait sur une étude récente de l'université religieuse Bar Ilan près de Tel Aviv, qui a conclu que le lait de girafe caillait conformément aux normes religieuses.

    La viande de girafe est également consommable, selon les règles alimentaires de la Bible, vu qu'il s'agit d'un ruminant à sabot fendu.

    Reste à savoir comment procéder à l'abattage rituel, une question qui jusqu'alors ne s'était jamais posée.

    Le chef des services vétérinaires du parc safari de Tel Aviv s'inquiète, non pas tant de «boire demain du lait de girafe ou de manger des soupes au cou de girafe», mais plus de «l'extinction progressive de cet animal» dans le monde.

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    June 11

    Conversion survey: IDF over religion

     

    Study conducted for Ynet, Gesher shows serving in IDF more important criterion than keeping commandments regarding who to convert to Judaism

    Kobi Nahshoni

    The Israeli conversion system is in a crisis, but “sociological conversion” is already present.

    A special survey conducted for Ynet Judaism and the Gesher organization revealed that the Israeli public believes that serving in the IDF is considered a more important criterion than keeping the commandments when deciding upon whether or not someone is conversion-worthy.

    Rabbi Chaim Drukman and the religious-Zionist rabbis are the preferred religious judges and in second place there is almost a tie between the ultra-Orthodox, reform and conservative institutions.

    Pro Conversion
    Poll: Majority of Israelis support conversions  / Kobi Nahshoni
    New data presented by Immigrant Absorption Ministry reveals Israelis are highly supportive of immigration, conversion process, but fear mass none-Jewish immigration may lead to assimilation
    Full story

    The Ynet-Gesher survey was conducted by the Mutagim Institute within a national model representative of the Jewish, adult, Hebrew-speaking population of Israel.

    In the first part of the survey, participants were asked, “In your opinion, what is the most important criterion when deciding whether or not to convert someone to Judaism?”

    Thirty-one percent said that they or their children need to serve in the army, 29% said that the commitment to abide by the commandments is more important and 28% said that the main criterion is if the applicant is offspring to an assimilated Jewish family. Twelve percent refused to answer the question.

    The results of the analysis show that keeping the commandments is most important for men, young people between the ages of 18-44 and people who did not complete their high school education. However, women, people 45 and older and academics placed this condition in third place, preferring service in the IDF.

    Parenthood also affected the results. Respondents who are not yet parents (single, married, divorced of widowed without children) stated that keeping the commandments is more important while parents (married, widowed or divorced with children), preferred army service as the main criterion in choosing a conversion candidate.

    Ultra-orthodox or reform? 

    The second question in the survey was, “If you had a non-Jewish friend interested in conversion, who would you want to convert them?”

    Thirty-six percent chose a national religious rabbi who follows in the footsteps of the exiting conversion system’s leader, Chaim Drukman. Twenty-six percent prefer an ultra-Orthodox rabbi and 25% would send their friend to a reform or conservative rabbi. Thirteen percent of the participants did not respond to the question.

    Analysis of the results show that women and respondents 45 years-of-age and older prefer a reform or conservative rabbi over an ultra-Orthodox religious judge as opposed to men and people aged 25-34 who place ultra-Orthodox rabbis in second place below religious-Zionist rabbis.

    People aged 35-44 were split between the ultra-Orthodox and reform/conservative in second place and the youngest respondents in the age group of 18-24 were the only ones who placed the ultra-Orthodox religious judges at the top of the list with 38%, placing the religious-Zionists in second place.

    An additional analysis revealed that as the respondent’s age increased so did their desire to allow for a less grueling conversion. Academics with at least a Bachelor’s degree were the only ones who chose reform or conservative rabbis and placed the ultra-Orthodox in third place.

    Those with an intermediate education, part of high school, high school or post high school education chose the religious-Zionists and then the ultra-Orthodox. Moreover, those who completed elementary school or less voted equally for religious-Zionists and ultra-Orthodox.

    Gesher Director Shoshi Becker said that “trust in Rabbi Drukman is much larger amongst the religious-Zionists in the public. On the other hand, a significant split between the respondents choosing between conservative and reform and those preferring an ultra-Orthodox conversion proves that there is a fundamental division that the nation has not yet decided upon.”

    “The different approaches to the conversion criteria, as expressed through the survey indicate that there is not only a division amongst the religious leadership but also in the gaps prevalent in the Jewish nation in its entirety in essential questions regarding its future. There is a significant fragmentation that will demand attention in the years to come,” added Becker. 

    Grand rabbin de France et fidélité au judaïsme français

     
    À l'occasion de l'élection du grand rabbin de France qui aura lieu le 22 juin, le philosophe Armand Abécassis décrit le profil que requiert cette fonction dans le Figaro. « Le judaïsme français est spécifique : il ne peut pas, il ne doit pas perdre son identité ni se dissoudre derrière les autres modalités du judaïsme : américaine, allemande ou polonaise. La tâche importante du grand rabbin de France est de veiller à la sauvegarde et à l'originalité du judaïsme français comme à son unité et à sa spécificité unissant la sagesse des nations et la sagesse juive », explique t-il.
     
    June 10

    Une juive ambassadrice d'un pays arabe

     
    Mme Houda Nounou

    Mme Houda Nounou

    Le royaume arabe de Bahreïn s'apprête à nommer une femme juive, Houda Nounou, au poste d'ambassadrice aux États-Unis.

    « Sa nomination confirme le choix fait pour des réformes à Bahreïn, un pays qui ne fait pas de distinction entre l'homme et la femme quand il s'agit d'occuper des postes officiels et qui ne fait pas de distinction entre ses citoyens en raison de leur confession », a expliqué un responsable du ministère des Affaires étrangères de Bahreïn, sous le couvert de l'anonymat, à l'Agence France Presse.

    Le département d'État américain aurait déjà été informé de cette nomination en mars, lors de la visite aux États-Unis du roi Hamad ben Issa Al-Khalifa, selon ce même responsable.

    Si sa nomination est confirmée, ce serait la première fois qu'un pays arabe confie une mission d'ambassadeur à l'une de ses ressortissantes juives. La sunnite et membre de la famille royale, Haya Al-Khalifa, a déjà occupé ce poste à Paris. La chiite Bibi Aloui est depuis quelques mois ambassadrice de Bahreïn à Pékin.

    Âgée de 40 ans, Houda Nounou a obtenu un diplôme de gestion en Grande-Bretagne. Elle est une des 37 citoyennes de confession juive de ce pays du Golfe arabo-persique, qui compte quelque 500 000 habitants. Dans les années 40, le Bahreïn comptait des centaines de juifs.

    Agence France Presse

    June 08

    Hag Sameah !!

     
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    Israël a la fièvre iranienne !

     

    Les médias sont en émoi : en visite à Washington Olmert a parlé d’« arrêter l’Iran par tous les moyens » avant de demander le droit de disposer d’avions furtifs en prétextant la menace iranienne. Les rumeurs de guerre relancées après ces interventions se sont accrues avec la déclaration de Shaoul Mofaz ministre israélien des transports d’Olmert qui a évoqué une possible attaque israélo-américaine contre les installations nucléaires iraniennes. Il y a une explication logique à cette montée d’adrénaline chez les dirigeants israéliens.

    Il ne s’agit que de slogans électoraux dans le cadre de la succession prévisible d’Ehud Olmert ! Shaoul Mofaz candidat à cette succession, ex-chef d’état-major de l’armée israélienne sous Netanyahou, puis ministre de la défense sous Ariel Sharon, est à la traîne derrière sa collègue la Ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni qui aurait une avance de 14% sur lui.

    Pour refaire son retard, Mofaz multiplie les déclarations chocs et joue la carte d’autodéfense sur le sujet le plus hot : l’Iran ! Ainsi comme Ben Eliezer il a évoqué le bombardement préventif de l’Iran, mais ce n’est pas tout. Mofaz s’oppose également à la restitution du Golan en affirmant que ce plateau qui domine Israël deviendra vite le siège des Pasdaran.

    )Olmert qui ne veut pas céder aux demandes de ses ministres de quitter ses fonctions utilise également l’Iran comme un enjeu électoral en faisant des discours enflammés ou en demandant des avions furtifs. La Maison-Blanche qui doit impérativement arriver à conclure une entente avec Téhéran pour des raisons géopolitiques a été agacée par ses déclarations inconsidérées et a réaffirmé sans tarder qu’il privilégiait la diplomatie pour que l’Iran renonce à ses activités nucléaires sensibles.