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    August 31

    Juifs et noirs : le cas des éthiopiens

     

         L’actualité brûlante de cette menace concrète que fait peser la Russie sur la sécurité de l’Europe, et pas seulement de l’Europe orientale, m’a contraint à repousser  à cette fin de semaine la mention d’un fait rarissime que j’ai observé en regardant sur le câble, Guysen TV, la télévision israélienne francophone qui émet depuis Jérusalem. On y voyait des centaines d’Israéliens d’origine éthiopienne, dits les Fellachas, qui manifestaient devant les appartements du premier Ministre israélien, Ehud Olmert en réclamant à cor et à cri l’admission de leurs familles demeurées en Ethiopie… En effet, les différents gouvernements israéliens avaient commencé, bien avant ces dernières années, à organiser la fameuse opération Moïse qui consistait à favoriser le retour en terre d’Israël des Ethiopiens juifs, qui se disent les descendants de l’union du roi Salomon et de la reine de Saba…
        A prix d’or et avec l’aides des USA, les Israéliens avaient obtenu du colonel Mengistu, le Négus rouge, la possibilité de rapatrier ces Fellachas en terre d’Israël. Mais s’était posé un très grave problème : étaient-ils juifs ? Et dans ce cas ils devaient être circoncis, manger cacher, respecter le repos et la solennité du chabbat, etc… Certains d’entre vous ont peut-être vu le très beau film :Va, vis et reviens !
        Si les manifestaient émettaient des protestations, c’est parce que le gouvernement a décrété la fin de cette immigration et considérait qu’il n’y avait plus de juifs en Ethiopie alors que les gens prétendaient que des membres de leurs familles y étaient restés après eux… Douloureux dilemme !
        Si le gouvernement israélien met le holà, c’est parce que de nombreux réfugiés fuyant les massacres au Soudan et au Darfour ont décidé de venir se réfugier en Israël, parfois en passant par l’Egypte où ils bravent les dangers de la traversée du Sinaï pour arriver aux frontières d’Israël ;
        J’en ai moi-même vu dans les palaces d’Eilat, sur la Mer rouge, servant dans ces hôtels de luxe et confiant aux clients, dans un hébreu rocailleux, qu’ils n’étaient pas juifs mais voulaient le devenir car l’Etat sioniste leur accordait paix et sécurité. Le soir, en déambulant dans le souk qui reste ouvert jusqu’aux premières heures du matin, on peut même voir leurs enfants se promener parmi les échoppes ou servant dans l’une d’entre elles…
        Tous ces détails de vie courante montrent que l’idéologie sioniste n’est pas celle que certains décrient avec une haine à peine dissimulée… Que des Africains persécutés dans leurs pays respectifs traversent tout un désert, au péril de leur vie et sous la menace des garde-frontières égyptiens qui les maltraitent, pour chercher refuge en Israël et s’y poser, voilà un fait marquant qui devrait en faire réfléchir plus d’un.
        Si l’on me permet un rapprochement philosophico-religieux, c’est ici la vision messianique du prophète Isaïe (VIIIe siècle) qui rejoint le vœu émis par le philosophe allemande Kant (ob. 1804) qui parlait d’un pacte de paix unissant l’humanité tout entière d’un bout à l’autre du monde.
        Connaissant la célérité de certains à décocher contre les autres les flèches acérées de leur ignorance et de leurs préjugés, je demande à être lu attentivement et plutôt deux fois qu’une. Comme disait Michel Jobert, lisez moi attentivement vous ne me comprendrez que mieux.

    August 24

    No comment .

     

    Par François Sureau, écrivain.

    Il y a une guerre en Afghanistan, et cette guerre tue. Nous devons aux soldats du 8e RPIMa qui y ont trouvé la mort les armes à la main de réfléchir à ce que cela signifie. Nous devrions d'ailleurs nous abstenir de parler de leur «sacrifice» avant d'être sûrs des raisons de leur mort. Nous ne devons pas d'abord aux soldats tombés l'émotion et les larmes, mais l'effort de l'intelligence et celui du souvenir, afin de pouvoir leur rendre lucidement les honneurs qui leur sont dus.

    Ces morts devraient nous apprendre à nous méfier de ces mots trop grands, trop vagues, que nous répétons à l'envi. Il n'y a pas de «présence française» dans un monde guetté par le chaos qui ne soit susceptible d'entraîner la mort de nos soldats : par dizaines aujourd'hui, par centaines peut-être demain. Il n'y a pas de participation effective à la lutte du monde libre contre le terrorisme qui puisse être assurée aujourd'hui sans le risque de telles épreuves. Il n'y a pas de «rang», de «place» de la France qui puissent être maintenus sans comporter, à la fin, ces souffrances-là.

    Pour tous ceux qui ont combattu, ou qui ont assisté à des combats, il existe un écart angoissant, presque physiquement palpable, entre les mots de la diplomatie, ou pire, de la communication politique, et la mort de camarades que l'on connaît par leurs noms, sans même parler de ce que l'on tait presque toujours par pudeur : l'atmosphère de la guerre, cette attente, cette peur, ce courage, ce temps suspendu, et le sang, et pire encore, qui en font le souffle haletant d'un enfer gris.

    Voici donc la guerre. Les seules questions qui vaillent sont donc celles de ses raisons et celles de sa conduite, c'est-à-dire des chances de l'emporter. S'il n'y est pas répondu, l'écart dont je parlais n'est pas supportable longtemps, ni pour les hommes, ni pour le commandement, ni pour les dirigeants politiques.

    S'il existe en Afghanistan des raisons de se battre et des chances de vaincre de se battre, et non pas d'assurer, abstraitement, une «présence» limitée aux communiqués de la publicité politique , alors il faut se préparer à cette guerre, qui sera dure comme elles le sont toutes. Il faut se préparer aux embuscades, aux revers, aux morts nombreux d'une guerre, et ne pas s'en étonner avec cette inconscience de vieux enfants qui est souvent la nôtre, qui découvrent avec surprise que le reste du monde ne joue pas.

    Alors il faut que les troupes s'entraînent, que le commandement commande et que les politiques fassent des choix, y compris budgétaires, qui correspondent à la réalité des engagements. Alors il ne faut pas se demander à chaque épreuve si les morts ne sont pas morts «pour rien», si tel objectif limité justifiait les pertes, si l'on n'aurait pas pû procéder autrement. Dans une guerre, les soldats qui tombent dans les batailles décisives ne sont pas plus nombreux, et cela ne signifie nullement que la mort des autres ait été vaine. La nation doit autant au dernier tué de la Grande Guerre qu'aux morts de Verdun.

    La grandeur, où il entre beaucoup d'humilité, du métier de soldat vient précisément de cette acceptation volontaire, par chacun, des combats parfois douteux, de la mauvaise fortune, des hasards de la guerre. Mais pour que ceux-ci soient pleinement assumés, le soldat doit pouvoir penser que les combats limités auxquels sa vie est suspendue participent d'un dessein, d'une politique d'ensemble auxquels le destin de la nation, même pour une part, se trouve lié.

    La question de savoir si, pour l'Afghanistan, la stratégie de l'Otan est la bonne et si elle correspond à nos intérêts dépasse ma compétence. Je sais simplement que s'il n'est pas possible d'y répondre de manière convaincante, aucun effort de guerre durable ne pourra être poursuivi. Le soldat peut mourir, mais pas en victime de la figuration internationale. Il n'est pas quant à lui un acteur qui pourrait quitter la scène en excipant de doutes soudains sur la qualité de la pièce. Qu'il soit, comme on dit dans le vocabulaire moderne, un «professionnel» n'y change rien. Sans doute s'est-il voué de lui-même à ce métier au bout duquel il peut trouver la mort. Mais il n'a pas signé pour mourir autrement qu'au service de son pays dans une guerre susceptible d'être gagnée, cette victoire dût-elle être davantage politique que militaire.

    Je suis sûr que nos gouvernants ont pris la mesure de cette exigence-là, qui leur incombe et à eux seuls. Je n'ai pas d'autre titre à espérer qu'ils l'aient fait que celui d'avoir, un court moment, partagé là-bas la vie de ces hommes admirables dont les voix se sont tues, et auxquels j'aimerais prêter la mienne si elle ne tremblait pas.

     

    invalides

    August 15

    Temps mort demandé !

     
     
    tyrol
    Sauf guerre nucléaire, je fais une petite pause à partir d'aujourd'hui et ce jusqu'à la fin du mois.
     
    Merci pour les fidèles lecteurs qui sont de plus en plus nombreux. Faîtes de la pub autour de vous  ;-))
     
    Chabbat shalom et bonnes vacances.
    August 13

    Jordan: Israeli tourists asked to hand over Jewish paraphernalia

     
    Jordanians confiscate travelers' tefillin, bibles to 'protect tourists
    from terrorist elements'
    Itamar Eichner
    Dozens of Israelis who have passed through the Arava border crossing
    during the last few days were given a choice, either turn over all
    items that carry Jewish symbols or be denied entry into Jordan.

    The reason? According to the Jordanians it is nothing more than a
    security precaution.
    "The Jewish symbols will make it easier on terrorist elements to
    identify Israelis" a Jordanian official explained.

    For the past year the Jordanians have been meticulous when checking
    Israelis, especially orthodox Jews, who wish to enter Jordan. Last
    week authorities reiterated their advisory that "Jewish paraphernalia"
    that could risk the lives of the tourists, must be left at the border
    checkpoint.

    'No anti-Semitic sentiment'
    On Tuesday, for example, a group of 30 religious Israelis had to
    cancel their planned trip to Petra, after Jordanian authorities'
    confiscated their Jewish paraphernalia.

    "The Jordanians confiscated everyone's prayer books and even seized
    one members' copy of a book by (Shmuel Yosef) Agnon", mentioned Trix
    Richter, a member of the group.

    According to Richter, the Jordanians claimed that this was being done
    for security reasons. "It sounded a little far-fetched', said Richter,
    "I hate to think what would happen if the State of Israel would
    confiscate copies of the Koran from Muslim tourists or copies of the
    New Testament from Christian tourists; the rest of the world would be
    upset."

    The foreign Ministry has confirmed that the Jordanians had in fact
    increased security regarding Jewish paraphernalia. "They claim that it
    has to do with security measures," a source inside the ministry said.

    "They believe tourists we can be recognized as Jews would be easier
    target for terrorists," he said. We told them that it seemed a bit
    much, and that generally, Jews pray and put on tefillin in private,
    such as in a hotel room, but their concerns are about Jews praying in
    public and drawing attention to themselves."

    Following the increase in complaints both the Foreign Ministry and the
    Israeli embassy in Amman plan to appeal to the Jordanian authorities
    in order to ease the restrictions

    "It must be understood that this decision stems from a genuine desire
    to keep the Israeli tourists safe", said a source in the ministry.
    "There is no anti-Semitic sentiment (behind the decision), just the
    desire to protect tourists the best that they can".

    Chorale juive de Moscou chante : "Adon Olam"

     
     
     

    Plainte pour la vente de tee-shirts antisémites à Paris

     

    Le BNVCA annonce avoir déposé plainte contre une boutique du 19e arrondissement de Paris ayant mis en vente des débardeurs portant des impressions antisémites, en allemand et en polonais.

    Ces impressions reproduisent les pancartes d'interdictions faites aux juifs en 1940 par les nazis dans le ghetto de Lodz, précise le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme sur son site internet.

    "L'apparition de ces tee-shirts est d'autant plus troublante qu'elle se produit dans cet arrondissement de Paris où se situe le Parc des Buttes Chaumont dont les juifs se plaignent fréquemment d'être les victimes de bandes de délinquants antisémites", écrit-il.

    Le BNVCA, qui dit être en possession d'un exemplaire de ce débardeur ainsi que du ticket de caisse correspondant, d'un montant de 18 euros, indique avoir porté plainte lundi auprès des autorités de police compétentes.

    Il demande l'interpellation du commerçant, la saisie de stock de tee-shirts incriminés, la fermeture du magasin et l'identification de l'importateur, notamment.

    Gérard Bon, édité par Pascal Liétout

    August 11

    Israeli Olympic athlete kicks boys but keeps kosher

     

    Israeli Taekwondo delegate to Beijing, native of Ramallah-adjacent settlement Bat-El Gaterer keeps Shabbat, settles for kosher instant food, staying focused on her mission to take home Olympic medal

    Moriah Zeltser Volshtein

    In between their Taekwondo matches, the opponents take a breather and fill up on a protein bar that will keep their energy level high for the next confrontation. Having no time to sit down for a proper nutritious meal, this serves as their only source of energy. But while her opponents munch on their bar, Bat-El Gaterer, the only Taekwondo delegate to the 2008 Beijing Olympic Games, adds hot water to her kosher instant noodle cup made in Israel.

    Kosher Delight
    China's only kosher restaurant awaits Jewish athletes / Boaz Arad
    Where will Jews participating in Beijing Olympic Games eat? At China's only kosher restaurant of course. Over 16 tons of meat already await their arrival
    Full story

    It’s not that Gaterer has a poor taste in food. It’s just that it’s so hard to find a kosher protein bar, and if it means she has to make do with a cup of instant noodles full of MSG, than that’s what it’ll be. That’s how it goes when you’re the only religious contestant in the entire Israeli Olympic delegation.

    Gaterer’s coach, Noa Shmida, wished to clarify what may seem to the average reader as a curious jest: “Athletes keep a very strict dietary regime, which is even more critical when the type of sport requires measuring and calculations of muscular mass.

    "Bat-El arrives at the competitions after having consumed junk food such as those instant foods, which have an affect. As someone who is in charge of her nutrition, I regret that she cannot consume healthy food – but she has her own faith and will not compromise.

    “However, she has not only succeeded in her field and made it into the Olympic Games, but is the only representative of that field (Taekwondo) from Israel. That’s a huge accomplishment.”

    Gaterer’s uncompromising nature reaches far beyond kosher matters. Her coach recalled a Taekwondo competition held in Belgium for which the Israeli delegation scraped to find a single hotel room close to where competition was held so that Gaterer wouldn’t have to walk all the way there on Shabbat.

    Gaterer in action (photo: Tal Shahar)

    But she still got out of bed at four in the morning for fear she wouldn’t wake up on time, only to realize she had turned off her cell phone and had no clue what time it was. She couldn’t take the elevator or leave the room because both required operating electrical devices on Shabbat. So she sat in her room waiting for he coach Shmida to pick her up. Though she had slept only three hours, she fought in five rounds and took the third prize.

    On Taekwondo and boys  Taekwondo is a Korean martial art primarily based on footwork. In its competitive version, it is a kicking match awarding one point for kicking the rival in the stomach and two points for hitting him in the head. After three rounds of two-minutes each, the one accumulating the highest point score is the winner. Eight years ago, Taekwondo became an official Olympic sport, and the 2008 Beijing Olympic Games is the second time Israel sends a Taekwondo delegate.

    Twenty-year-old Gaterer grew up at the Kochav Yaakov settlement not far from the West Bank city of Ramallah. At the age of nine, she registered for a street fighting class and her coach suggested she focus on footwork. Recognizing her potential, he referred her to the Achi-yehuda Dojang club and its team in Jerusalem. Gaterer began learning Taekwondo when she was 12 and hasn’t stopped kicking since. While studying at the girls’ seminary in Ofra, she also started training with Israel's national team.

    “Everyone at seminary accepted it (Taekwondo practice) and supported me,” said the Olympic delegate.

    And they didn’t have a problem with you practicing with boys and wearing pants on TV?

    “The only reason for practicing with boys is the simple fact that there are more of them on the team.”

    But isn’t it problematic for you in terms of “negiah” (banned physical contact with the opposite sex)?

    “No. It’s a kicking match. I don’t see it as problematic.”

    Gaterer wins World Championship Bronze Medal (photo: Michel Madar)

    What about practice or competitions held on Saturday?

    “There’s no practice on Saturday. And my Olympic matches don’t fall on Saturdays. We checked it.”

    But if they were holding Saturday competitions, would you have given up on Beijing?

    “I compete on Saturdays,” Gaterer answered frankly. “I don’t see a contradiction. I don’t drive to the competitions, they’re no a monetary prizes, the referees are gentiles. The only issue is food and I bring hot (instant) cups because there’s no kosher food.”

    Unique character

    Geterer’s coach admitted religious observance makes it hard for religious athletes to get ahead. “But despite the obstacles, Bat-El manages to reach the highest levels. Her advantages make up for the disadvantages religion poses. Because she is so unspoiled and believes in herself, and due to her unique character, she succeeds and wins – even if she had to walk a few good kilometers to get to the match.”

    Gaterer failed her first attempt to qualify for the Olympic Games. She sought to reach one of the first places in the Taekwondo World Championship, but only came in fifth. Later on she made up for it by taking the Bronze Medal at the Taekwondo European Championship – and a ticket to China. She hopes to further surprise her fans in the Olympic Games.

    Could you imagine representing Israel in the Olympic Games?

    “I didn’t even dream of it, but when I started training I got to like the idea. Not to mention the fact that I once thought of becoming a pilot or an astronaut.”

    What are your chances to win a medal?

    “I hope for the best.”

    Does practicing Taekwondo changed you or are you just as observant as before?

    “I am just as religious as I was before.”

    And you never contemplated quitting it (religion) for career’s sake?

    “Never. At first it was really hard to incorporate the two, but I did it.”