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Judaïc Park

S'il n'y a pas de farine, il n'y a pas de Torah et s'il n'y a pas de Torah, il n'y a pas de farine. (Avot 3;21)
Divers  
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michael

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Vous serez sans doute intéréssés-es à découvrir le nouveau site Breslev Israël à l'adresse suivante : http://www.breslev.co.il/default.aspx?language=french.
Sur ce site, vous pourrez découvrir une multitude d'articles sur la communauté 'hassidique breslev, ainsi qu'une section à propos des Bnei Noah. Je vous souhaite beaucoup de plaisir. Dovid-Yitz'hak Trauttman
Aug. 26
PATI GUEDJwrote:
Espace plein d'intéret....
Merci
June 29
February 08

L'itinéraire exceptionnel d'une soldate israélienne arabe chrétienne

Source originale : Maariv L'article publié dans Ma'ariv permet de découvrir une réalité ignorée du grand public (et des médias occidentaux) : celle des Israéliens non-Juifs qui servent dans Tsahal, druzes, circassiens, bédouins et arabes chrétiens. Le cas d'Elinor Joseph est exceptionnel, parce que c'est une femme, arabe, chrétienne, et qu'elle a tenu à faire son service dans une unité combattante. Son itinéraire est un témoignage exceptionnel de la capacité d'intégration de Tsahal et de la réalité israélienne, loin des clichés convenus sur l'identification des Arabes israéliens à leurs "frères" palestiniens.... Extraits. (Ma'ariv) L'itinéraire exceptionnel d'une soldate israélienne arabe chrétienne Par Hen Koutas-Bar On lui disait qu'elle était trop "délicate", on l'avait affecté dans la police militaire, mais Elinor Joseph de Haïfa n'a pas renoncé, et elle écrit une page d'histoire en devenant la première combattante arabe de Tsahal. Lorsqu'elle est arrivée pour faire ses classes et a reçu, avec ses camarades, l'ordre de se "mettre en rangs sur trois colonnes", Elinor Joseph (19 ans) est allée voir sa commandante. "Ca veut dire quoi ?", a-t-elle demandé. L'expression lui était inconnue. Dans l'environnement où elle a grandi – dans une localité de Galilée puis dans un quartier de Haïfa – elle n'a jamais rencontré de soldats et de soldates. Et pourtant, lorsqu'elle est arrivée au bureau de recrutement, elle n'avait qu'un seul souhait : devenir combattante. La première fois qu'Elinor, la première combattante arabe de l'unité Karakal, a rencontré l'armée, c'était en parlant chez elle avec un ami de son père, officier qui connaissait bien le sujet des minorités [non juives] au sein de Tsahal. Il n'avait aucune idée des fonctions et des possibilités qui lui seraient proposées si elle décidait de s'engager. Après que l'invité lui eut exposé la situation, Elinor dit : "je veux être combattante". Elinor Joseph s'est engagée en avril, en même temps que tous les autres volontaires. Lorsqu'elle a dit, au bureau de recrutement, qu'elle voulait être combattante, on lui a ri au nez. On lui a dit qu'elle était "trop délicate" et on lui a donné un uniforme de femme et des chaussures basses. "J'ai pleuré, car je rêvais de mettre les chaussures hautes des combattants", raconte-t-elle. "Je me suis levée au milieu du bureau de recrutement et j'ai dit 'emmenez-moi en prison ou bien laissez-moi devenir combattante'". Si tu vis ici, si tu habites ici, tu dois défendre ton pays". On lui a promis que si elle terminait ses classes avec de bonnes notes, elle pourrait suivre une formatiion d'infirmière et peut-être être admise ensuite au cours pour les soldates qui veulent devenir combattantes. Elinor a rempli toutes les tâches et a été envoyée en tant qu'infirmière dans une position avec des soldats de la police militaire. En fin de compte, elle a été convoquée à la formation des combattantes, qu'elle a suivi avec succès, et en novembre elle a été intégrée dans l'unité d'infanterie Karakal, dont la plupart des combattants sont des femmes. Depuis qu'elle a raconté à ses camarades de l'unité qu'elle était arabe chrétienne, on n'arrête pas de lui poser des questions. "Pourquoi es-tu là" est la question qui revient le plus souvent. "Comme si je pouvais choisir une autre vie", explique Elinor, qui répond sans hésiter : "C'est mon pays". Je pense que tout le monde doit aller à l'armée. Si tu vis ici, si tu habites ici, tu dois défendre ton pays". * Expression militaire typique, signifiant "Etre combattant c'est ce qu'il y a de mieux" Source traduction / UPJF http://lessakele.over-blog.fr/article-l-itineraire-exceptionnel-d-une-soldate-israelienne-arabe-chretienne-44418393.html

February 06

Le dîner du CRIF, au delà des images, par Jacques Tarnero

Pourquoi le dîner du CRIF fascine-t-il ? Pourquoi le dîner du CRIF est il devenu un lieu pour la rubrique people du monde politique, incontournable où il faut venir pour être vu et voir qui y est venu ? Pourquoi une structure qui prétend représenter les juifs de France ou pour le moins ses associations organisées, pèse-t-elle si lourd dans le débat public ? Pourquoi un groupe humain d’environ 600 000 personnes soit à peu près 1 % de la population de ce pays, la France, occupe-t-il une place médiatique aussi importante ? Pourquoi occupe-t-il une place si importante dans l’imaginaire national ? Pourquoi cette place dans l’imaginaire fut à la fois l’objet de fascination autant que de répulsion ? Pourquoi cette place fut autant l’objet de compassion de que réprobation ? Pourquoi ce groupe humain qui n’est pas tout à fait une communauté d’individus semblables – c’est le moins qu’on puisse dire – agit-il comme un aimant auprès d’individus à la fois si proches et si dissemblables ? Pourquoi ce peuple, auquel cette communauté prétend appartenir, et qui ne représente que 0, 2% de la population mondiale est-il au cœur des polémiques majeures qui agitent la planète et pourquoi, ici même, cette communauté de gens si dissemblables, affirme-t-elle un lien passionnel avec l’Etat que ce peuple a – pour partie – créé ? Pourquoi cet Etat, grand comme trois départements français, occupe-t-il une place si importante dans le jeu géopolitique de la planète ? Pourquoi est il lui aussi une passion-monde ? Il faut bien croire qu’il y a un mystère autour de ce peuple, autour de cet Etat et pour ce que, ici même, cette communauté symbolise et au fond ce que l’on regrette le plus dans la représentation que le dîner du CRIF donne des juifs, c’est bien le paradoxe né de cette rencontre entre cette part de mystère et sa banalisation imposée par le jeu médiatique. Mais c’est aussi la curiosité pour toutes ces questions apparentes ou ces énigmes subliminales emboitées qui a fait que près de 1000 personnes se sont aussi pressées à ce dîner.

Grand succès du 25ème dîner du CRIF

Pour la troisième année consécutive, le président de la République est venu transmettre son amitié aux participants du dîner annuel du CRIF qui a eu lieu le mercredi 3 février 2010 à Paris. Nicolas Sarkozy a pu lors du cocktail s’entretenir avec de nombreuses personnes. Comme le veut la tradition, un dialogue républicain a permis ensuite au président du CRIF, Richard Prasquier, et au Premier ministre, François Fillon, de s’exprimer « dans le respect de la République et de ses valeurs ».Plus de huit cents personnes du monde politique et de la société civile étaient présentes à ce rendez-vous incontournable de la vie politique française. Le presque totalité du gouvernement était présente, ainsi que Martine Aubry à la tête d’une importante délégation du PS, Robert Hue, ancien secrétaire national du parti communiste français et Corinne Lepage, vice-présidente du Modem. Parmi les diplomates, on comptait la présence émouvante du chargé d’affaire d’Haïti. Comme à l’habitude, plusieurs pays arabes qui n’entretiennent pas de relations avec Israël étaient représentés, ainsi que toutes les familles religieuses. Le CRIF a rendu hommage aux engagés volontaires juifs qui avaient rejoint les troupes françaises en 1939 et à la résistance. Georges Loinger, président des Anciens de la résistance juive, vice-président du Comité d’action pour la résistance et délégué du CRIF pour la résistance, a rappelé les heures glorieuses de ses camarades.

Le S.P.C.J. publie les chiffres de l’antisémitisme pour 2009 : augmentation et banalisation de l’antisémitisme

Le Service de Protection de la Communauté Juive (S.P.C.J.) publie ce jeudi 4 février 2010 son rapport annuel 2009 sur l’antisémitisme en France. Ce rapport a été remis au gouvernement, ainsi qu’aux invités du dîner du C.R.I.F. le mercredi 3 février 2010. Au total, 832 actes antisémites ont été répertoriés sur le territoire national en 2009 (contre 474 en 2008). Les chiffres communiqués dans ce rapport émanent du recensement effectué par le département d’Aide aux Victimes du S.P.C.J., qui opère un recoupement régulier avec le Ministère de l’intérieur. Statistiques, commentaires, analyses et extraits de condamnations relatives à des affaires d’antisémitisme complètent ce rapport. Le Président du C.R.I.F. a regretté au cours du dîner la très grande augmentation du nombre d’actes antisémites par rapport aux années précédentes. « Elle traduit l’importation totalement inacceptable, en France, du conflit israélo-palestinien, qui s’est manifestée en particulier pendant l’opération de Gaza », en janvier 2009 (354 actes pour ce seul mois). Mais au-delà de ces chiffres, Richard Prasquier souligne que « la parole et les actions antisémites au quotidien, souvent sous le couvert de l’antisionisme, sont devenues d’une grande et inquiétante banalité ». On lira ci-dessous le rapport annuel du S.P.C.J. : www.spcj.org

February 03

No comment

Les Juifs de France ont de la France une idée noble, haute et généreuse. La France, ils l’aiment tant qu’elle imprègne leur vie, qu’elle est l’aimée, et bénie dans leur prière. Et l’émotion nous étreint lorsque nous pensons à ce que les Juifs de France ont donné à ce pays : des artistes, des scientifiques de renommée internationale, des intellectuels de premier plan, de valeureux soldats et des travailleurs inlassables. Mais, ce qui caractérise les Juifs de France -avant tout- peut se définir ainsi : les Juifs portent l’étendard des valeurs républicaines, haut au cœur, d’une France dont l’identité est plurielle, d’une France qui doit être accueillante et fraternelle. Comme nos compatriotes, nous sommes fermement attachés aux valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité, du vivre ensemble et d’attachement à la Patrie. Vive la République ! Vive la France ! Marc Knobel
January 19

Haïti : un Shabbat en enfer

Zaka est une organisation volontaire humanitaire, coordonnant près de 1000 volontaires actifs et réguliers, qui a été créée en 1989, par Yehuda Meshi Zahav, pour intervenir sur le terrain lors des incidents tragiques en Israël. Zaka est devenu une organisation officielle en 1995. Depuis, elle est l'organisation israélienne non gouvernementale prédominante de secours, de recherche et de sauvetage. Ses bénévoles travaillent côte à côte avec les forces de police et de secours en répondant aux incidents du terrorisme, des accidents ou des désastres dans le pays. Zaka a représenté plus d'une fois avec fierté l'état d'Israël, lorsqu'elle a aidé des pays du monde entier lors de différentes catastrophes naturelles et attentats divers. En conséquence de ces interventions, Zaka a mérité en 2005 la reconnaissance la plus prestigieuse qu'une organisation puisse recevoir : être agréée comme organisation humanitaire internationale par l'ONU. Lors de la réception du document officiel de l'ONU, Yehuda Meshi Zahav a dit : « C'est un grand honneur pour l'état d'Israël, pour l'organisation et ses bénévoles que l'ONU reconnaisse le travail particulier et sacré que nous faisons sans aucunes différences entre les races et les religions. » L’unité internationale de secours Zaka a réussi le sauvetage de 8 étudiants de l'Université d’Haïti, 38 heures après que le bâtiment se soit effondré. Un Shabbat très difficile pour l’unité de secours Zaka à Haïti. L’unité internationale de secours Zaka est arrivée à Haïti en même temps que l'unité de secours Zaka qui venait du Mexique, jeudi (14/01/2010) après avoir terminé les travaux de collecte et d'identification sur le site de l’accident d'hélicoptère survenu au Mexique dans lequel l’homme d'affaires et philanthrope juif mexicain Moïse Saba a été tué avec sa femme, son fils et sa belle-fille. La délégation de Zaka a reçu pour mission de tenter le repérage et le sauvetage de personnes piégées dans les batiments de l'Université d'Haïti, une construction de 8 étages qui s'est effondrée. Après des heures de travail sans répits, la délégation Zaka a poursuivi sa tache en utilisant du matériel de sauvetage de l’armée du Mexique, secondé par des volontaires de Dana, organisation de sauvetage juive du Mexique. Au cours du sauvetage la délégation a extrait 8 étudiants vivants, blessés à différents degrés, après 38 heures passées sous les décombres. Le sauvetage des étudiants par l’unité de secours Zaka a créé un écho dans les unités de sauvetage venues du monde entier à Haïti : il y a encore beaucoup de gens vivants sous les décombres, et l’on doit faire tous les efforts possibles pour essayer de les sauver. Les membres de la délégation ont décrit le site comme «l'enfer», l'odeur âcre des corps d’en l'air, et où que vous tourniez le regard des centaines de corps éparpillés et personne pour les évacuer. Un journaliste agence de presse AP a décrit l'aspect surréaliste de la prière du Shabbat tenue par les membres de la délégation sur les ruines des bâtiments, la vue de juifs enveloppés dans leurs châles de prière, tenant l’office du Shabbat sur les ruines de bâtiments à Haïti, entouré par la destruction et des centaines de corps éparpillés autour. Beaucoup d'habitants pensaient qu'ils faisaient des prières pour la paix des blessés et la mémoire des victimes, et se sont réunis autour des membres de la délégation enveloppés dans leurs talith, et dans un silence à donner la chair de poule, ils se sont assis sur les décombres pour regarder les bénévoles de Zaka dans leurs prière. Après la prière, des dizaines de locaux se sont précipités afin de baiser les taliths. Zaka membres de la délégation ont dit avoir compris et ressenti pour la première fois l'importance et l’effet du verset des Psaumes (104 :32) « Il regarde la terre et elle tremble ». En raison de l'effondrement des communications surplace, la délégation de Zaka n’a réussi à entrer en contact avec la mission du commandement du Front intérieur arrivée en provenance d'Israël qu’à l’entrée du Shabbat, et avec eux d’autres bénévoles Zaka, les membres de la délégation se sont nourris d‘aliments en conserve qu’ils avaient apporté avec eux du Mexique. La délégation Zaka a décrit ce qui se passe en Haïti comme une vision horrible que l'esprit humain ne peut pas supporter, il n’y a pas de mots pour décrire la douleur de ces êtres humains, comme nous, et comme vous, qui implorent au secours et au sauvetage et pas assez de sauveteurs. Eliahou Michel Touboul, directeur de Zaka-France http://www.zaka-fr.org/ Photo (traitement de l’un des rescapés) : D.R.
January 08

Peu importe

En Europe, il était de coutume d’engraisser les oies dans les mois précédant Pessa’h, puisque de nombreuses familles ne consommaient pas d’autre matière grasse que la graisse d’oie. Pendant six ou huit semaines, les oies devaient manger une bassine de maïs deux fois par jour, si bien que vers le début de la fête, elles étaient si énormes qu’elles pouvaient à peine marcher. Deux sommités rabbiniques, le ‘Hatam Sofer (Rabbi Moché Sofer) et le Yisma’h Moché (Rabbi Moché Teitelbaum) différaient dans leurs opinions : la pratique du gavage rendait-elle les oies non-cachères ? La question tournait autour du fait que les grains pointus du maïs qui étaient introduits de force dans la gorge des volailles abîmaient sans doute l’œsophage, ce qui rendait les animaux non cachères (car incapables de vivre encore un an). Le ‘Hatam Sofer tranchait que l’œsophage n’était pas nécessairement abîmé et il estima donc que cette pratique était permise. (Bien sûr, les oies devaient être examinées soigneusement après l’abattage pour prouver qu’elles étaient effectivement cachères, par la procédure décrite plus loin). Son contemporain, le Yisma’h Moché estimait que certainement l’œsophage devait être blessé par les pointes des céréales : il déclara donc ce procédé strictement interdit. Les deux célèbres rabbins échangèrent plusieurs lettres, apportant à chaque fois d’autres arguments, d’autres preuves trouvées dans d’autres livres de responsa. Leur discussion restait toujours courtoise car tous deux cherchaient uniquement à définir la Hala’ha pour le Nom de D.ieu et non pour leur gloire personnelle. Finalement, le ‘Hatam Sofer suggéra qu’au lieu de rester au niveau de la théorie, ils devaient passer à la pratique : chacun des deux devait faire engraisser dix oies puis procéder à la Che’hita (l’abattage rituel). Ensuite, lors de l’examen des organes internes, ils dégageraient les œsophages, les rempliraient d’air et les ferait flotter dans une bassine pleine d’eau. Si les œsophages étaient troués, des bulles d’air s’échapperaient dans l’eau, apportant ainsi la preuve que les volailles n’étaient pas cachères. L’absence de bulles les rendrait cachères. Le Yisma’h Moché accepta le test mais le résultat de la procédure fut absolument étonnant : tous les volatiles engraissés et abattus sous l’autorité du ‘Hatam Sofer étaient cachères sans l’ombre d’un doute alors que ceux du Yisma’h Moché étaient tous, absolument tous blessés et donc «taref», non cachères. On expliqua alors que, de fait, la décision et la parole de ces deux sommités rabbiniques avaient changé la réalité physique : leur appréhension de la Hala’ha (la loi juive) avait influencé la situation concrète ! Le’haïm traduit par Feiga Lubecki Chabat Chalom !
December 30

Etre juif selon...

 
Etre Juif, selon :

Winston Churchill

"Certains aiment les Juifs, et d’autres non. Mais aucun homme de réflexion ne peut nier le fait qu’ils sont, au-delà de toute question, la ‘race’ la plus formidable et la plus remarquable qui soit apparue dans le monde".

Leon Tolstoï

"Le Juif est cet être sacré qui a fait descendre des cieux le feu éternel, et a illumine avec lui le monde entier. Il est sa source religieuse, son printemps, et la fontaine d’où les autres peuples ont tiré leurs croyances et leurs religions."

A. A. Leroy Beaulieu, publiciste français, 1842

"C’est en vain que nous les avons enfermés pendant plusieurs centaines d’années derrières les murs du ghetto. Dès que les portes de leur prison furent ouvertes, ils nous ont facilement rattrapés, même dans les voies que nous avions ouvertes sans leur aide"

Thomas Cahill, Auteur irlandais

“Le Juif nous donne l’intérieur et l’extérieur - notre aspect et notre vie intérieure. Nous pouvons difficilement nous lever le matin ou traverser la rue sans être juifs. Nous rêvons des rêves juifs et espérons des espérances juives. La plupart de nos meilleurs mots, en fait - nouveau, aventure, surprise, unique, individuel, personne, vocation, temps, histoire, futur, liberté, progrès, esprit, foi, espoir, justice - sont des dons des Juifs"

William Rees-Mogg, ancien rédacteur en chef du journal “The Times”

" L’un des apports de la culture juive à la Chrétienté est qu’elle a enseigné aux Chrétiens à penser comme les Juifs, et tout homme moderne qui n’a pas appris à penser comme s’il était un Juif peut à peine être considéré comme ayant même appris à penser"

Blaise Pascal, écrivain et mathématicien français

"Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif. Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que les Peuples de Grèce et d’Italie, de Sparte, d’Athènes et de Rome et d’autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l’ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie…”

Paul Johnson, historien américain contemporain

"La vision juive est devenue le prototype de nombreuses grandes conceptions identiques pour l’humanité, aussi bien divines qu’humaines. Les Juifs, donc, se tiennent au centre de la tentative perpétuelle de donner à la vie humaine la dignité d’un but “.

Matthew Arnold, poète et critique anglais

"Aussi longtemps que le monde durera, tous ceux qui veulent faire des progrès en droiture viendront vers Israël pour l’inspiration en tant que peuple qui le sens de la droiture le plus radieux et le plus puissant “.

Olive Schreiner, romancier sud-africain et militant social

" De fait, il est difficile pour toutes les autres nations du monde de vivre en présence des Juifs. C’est irritant et très inconfortable. Les Juifs embarrassent le monde parce qu’ils ont fait des choses au-delà de l’imagination. Ils sont devenus des étrangers moraux depuis le jour où leur patriarche, Abraham, a introduit dans le monde les standards éthiques les plus élevés et la crainte de Dieu. Ils ont apporté au monde les Dix Commandements, que de nombreuses nations préfèrent défier. Ils ont violé les règles de l’histoire en demeurant vivants, contre les probabilités du bon sens et de l’évidence historique. Ils ont survécu à tous leurs anciens ennemis, dont de vastes empires tels que les Romains et les Grecs. Ils ont mis le monde en colère avec leur retour dans leur patrie après 2000 ans d’exil et après l’assassinat de six millions de leurs frères et sœurs.

Ils ont exaspéré le genre humain en construisant, en un clin d’œil, un Etat démocratique que d’autres n’ont pas été capables de créer même en plusieurs centaines d’années. Ils ont construit des monuments vivants tels que le devoir d’être saints et le privilège de servir les fidèles de l’Un.

Ils ont participé dans tous les efforts du progrès humain, que ce soit dans la science, la médecine, la psychologie ou toute autre discipline, et cela dans une disproportion totale avec leur nombre réel. Ils ont donné au monde la Bible et même leur ” saveur “.

Les Juifs ont enseigné au monde à ne pas accepté le monde tel qu’il est, mais à le transformer, et pourtant peu de nations ont voulu écouter. De plus, les Juifs ont introduit dans le monde le D.ieu unique, dont pourtant seule une minorité a accepté de tirer les conséquences morales. Ainsi les nations du monde réalisent qu’elles auraient été perdues sans les Juifs. Et pendant que leur subconscient essaie de leur rappeler combien la civilisation occidentale est encadrée en termes de concepts d’abord articulés par les Juifs, ils font tout leur possible pour les supprimer.

Ils nient que les Juifs leur rappellent un but plus élevé de la vie et la nécessité d’être honorable, et ils font tout leur possible pour échapper à ses conséquences. C’est simplement trop à gérer pour eux, trop embarrassant à admettre, et par-dessus tout, trop difficile de vivre avec.

Ainsi, les nations du monde ont décidé de nouveau de quitter ‘leur’ voie de manière à trouver un bâton pour frapper les Juifs. Le but : prouver que les Juifs sont immoraux et coupables de massacre et de génocide, comme certains d’entre eux le sont.

Tout cela de façon à cacher et à justifier leur propre échec à simplement protester quand six millions de Juifs furent conduits au massacre d’Auschwitz et de Dachau, pour effacer la conscience morale que les Juifs leur rappellent, et ils ont trouvé un bâton.

Rien ne pouvait être plus gratifiant pour eux que de trouver les Juifs en lutte avec un autre peuple (complètement terrorisé par ses propres dirigeants) contre qui les Juifs, malgré leurs vœux les plus chers, doivent se défendre pour survivre. Avec grande satisfaction, le monde permet et initie la réécriture de l’histoire pour alimenter la rage d’un autre peuple contre les Juifs. Cela malgré le fait que les nations comprennent très bien que la paix entre les parties pourrait être intervenues depuis longtemps, si seulement les Juifs avaient disposé d’une chance équitable. Au lieu de cela, ils ont sauté avec joie dans le train de la haine pour justifier leur jalousie des juifs et leur incompétence à prendre en charge leurs propres problèmes moraux.

Quand les juifs observent le jeu bizarre qui se tient à La Haye, ils ne peuvent que sourire alors que ce jeu artificiel prouve une fois encore combien le monde admet paradoxalement le caractère unique des Juifs. C’est leur besoin de miner les Juifs qui les fait en réalité les élever.

L’étude de l’histoire de l’Europe au cours des siècles passés nous enseigne une leçon uniforme : que les nations qui ont reçu et d’une certaine manière ont traité avec justice et clémence les Juifs ont prospéré, et que les nations qui les ont torturés et opprimés ont tracé eux-mêmes leur propre fléau. “

December 29

Réussir dans les affaires grâce à sa femme

 

Question de Marc : "Bonjour Rav. Une des clés de la parnassa (réussite matérielle) est d'honorer comme il faut son épouse Comment cela doit t-il se traduire concrétement ?"

Réponse du rav Ron CHAYA :

"Chalom Marc,

Honorer son épouse se traduit concrètement par lui faire des dizaines de compliments, de mots d'estime et d'amour quotidiens, respecter sa volonté dans la mesure où ce n'est pas contraire à la Tora, lui acheter des cadeaux, lui faire plaisir, et si possible, comme toutes les femmes l'aiment bien, avec du romantisme. Il va de soi qu'il ne faut jamais dire d'insultes, de mots grossiers, si possible ne jamais lever la voix.

Toutes ces attentions ne feront pas perdre au mari son statut de mari, au contraire, lorsque la femme se sent respectée, elle honore et respecte beaucoup plus son mari.

Au revoir, 
Rav Ron Chaya."

rav Ron CHAYA
Directeur des institutions Leava et de la yéchiva francophone "Yechouot Yossef" à Jerusalem : www.leava.fr
December 18

Poll: 55% of Israelis see settlers as modern-day Maccabees

 

Majority of Israelis, including 51% of secular public, views settlers as Hasmoneans of our time. Following them on the scale of likeness to Maccabees are social activists and IDF officers

Ynet

They feel like the media and the public are hostile towards them, but now are finally receiving their cross-sectorial medal of honor. A joint Ynet-Yesodot poll revealed that a majority of the public – including 51% of the seculars – believe that the settlers are "the Hasmonean counterpart" of our times.  

The poll, conducted in honor of Hanukkah, also asked who Israelis see as the modern-day Hellenists and what the Maccabees would think about Israel today.  
Self-Reflection
Zealotry or moderation? / Moshe Meir
Hanukkah good opportunity to examine contemporary Zionist identity
Full Story
The poll was conducted by Panels Institute on a sample representative of the adult Jewish population in Israel of 498 respondents. The maximum sampling error is 4.4%±. 
 
To the question "Who are the Maccabees of our day?", 55% responded "the settlers," 20% chose the social activists, 13% chose IDF officers, 6% chose members of Knesset, and 6% chose environmental activists. In an analysis of those who chose the settler response according to religious affiliation, shows 50% of haredim, 51% of the seculars, 58% of the traditionalists, and 69% of the religious believe that the settlers are the modern-day Maccabees. 
 
And who are the Hellenists of the 21st Century? Thirty percent believe "those who insert words from foreign languages into Hebrew or those who name their children Latin names." Some 28% said that those who want to make money at any price are the modern-day Hellenists, while 26% said people who are brand-conscious. Another 16% responded that people who watch a lot of television are manifestations of modern-day Hellenism. 
 
Breaking down the results according to shows that seculars were most likely to indicate the desire to be famous (31%). Traditionalists were most noted the use of Latin names and words (32%). The religious public emphasized chasing after brands (31%), and haredim indicated watching television (44%) and the source of Hellenism in today's society. 
 

The Maccabees and the State of Israel

The Hasmoneans were known, among other things, for secretly violating the laws of the Greek regime that forbade upholding the Torah's commandments. A clear majority of the respondents (59%) said they would participate in legal protests such as demonstrations and media spokesmanship when faced with State laws and orders antithetical to their beliefs and values.  

On the other hand, 18% said they would not do anything "because it wouldn't have an effect." Some 8% said they would involve international bodies in order to revoke the laws, while 4% said they would partake in illegal and violent protest. Some 11% said they do not know how they would react.  
Most of the religious affiliations preferred legal protest as their prime path of action: 66% of religious, 59% of traditionalists, 58% of seculars, and 39% of haredim. 
 
In conclusion, the respondents were asked to estimate "what would the Hasmoneans think of the State of Israel as a Jewish and democratic state?" Some 33% responded that the Hasmoneans would think this type of country is ideal. Some 25% said the state would be considered a symbol of Hellenism in the eyes of the Hasmoneans because its laws are not based on halacha. Some 21% said the Hasmoneans would accept the State having no other choice. Another 21% did not respond. 
 
The haredim and the religious believe the State of Israel would be seen by the Hasmoneans as a symbol of Hellenism (67% and 42% respectively). Traditionalists believe they would come to terms with the State having no other choice (31%), and the seculars said the Hasmoneans would see the State as ideal. 
 

'No sense in coercion'

Shoshi Becker, educational director of Yesodot Center for Torah and Democracy said, "Every Jew must aspire to promote Hebrew law, but coercing keeping the commandments on a large public that does not desire to do so certainly is not possible. I would like to send the words of the late Rabbi Shaul Yisraeli as a message to our generation. He claimed that there is no sense in forcing commandments on a secular person with the laws of the State if this is not likely to bring him to perform them out of empathy in the future."

 
To the haredi and religious public who believe that the State of Israel would be perceived as a symbol of Hellenism in the eyes of the Hasmoneans, Becker reminded, "The Hasmoneans waged their struggle because they were prevented from upholding the commandments of their religion, while a democratic country is built on freedom of religion, which is mostly granted in the State of Israel."
December 13

Rabbis take on haredi websites

 

Dozens of religious authority figures sign document declaring de facto war over ultra-Orthodox websites that 'defame our public.' Haredi reporter warns move means 'Armageddon is upon us'

Kobi Nahshoni

The ultra-Orthodox community's senior rabbis have declared war on haredi websites, saying they contribute to corruption within the community.  

Is a harsh document obtained by Ynet Thursday, the rabbis denounce the websites – the majority of which are daily news publications unsanctioned by the ultra-Orthodox establishment – on grounds that they "pursue all manners of news and gossip that defame our public" and "spread slander, lies and impurities to thousands."  
Monitoring
Haredim asked to report yeshiva students with internet connection / Kobi Nahshoni
Jerusalem 'modesty squad' says computers containing 'abominations' found in apartments rented by yeshiva students, calls on capital's residents to 'stand guard'
Full story
Ironically, the document was leaked and posted on the "Haredim" website – one of the sites denounced by the rabbis.  

"We already know that many souls in Israel have been lost to the dangers of the Internet, which has been banned by the strictest (halachic) orders from every home," it said. 

The rabbis further stated that it is the ultra-Orthodox websites "which impeach a public tempted to (surf) the vilest of places, which have already caused so many in Israel to breach Torah laws about things best kept private."  

The document was signed by dozens of the ultra-Orthodox public's most prominent rabbis, including Rabbi Yosef Shalom Elyashiv, Rabbi Aharon Yehuda Leib Shteinman and Rabbi Chaim Kanievsky. 
 
The rabbis also demanded advertisers cease their dealings with the websites named in the list "To those who cooperate with them – we hereby warn you… individuals, groups and companies are not to advertise with them." 
  
 
A haredi journalist told Ynet that the rabbis' position "is a very dramatic, historic thing, since they have so far refrained from taking such steps in their fight against the Internet." 
 
This move, he added, "Is a direct war on the websites and it will be a fierce battle. It will start with the personal persecution of Internet personnel and who knows where it will end. This move may very well mean Armageddon is upon us."

Rabbis visit Yasuf mosque: We came to expel darkness

 

Rabbis from various streams of Religious Zionism visit mosque torched on Friday. During visit, which was coordinated with Palestinians, they distribute Korans to replace those burnt in fire, help refurbish holy site, participate in joint prayer. Rabbi Yehuda Gilad: 'This isn't political protest, but humane and moral'

Kobi Nahshoni

Dozens of rabbis and activists from the Religious Zionist camp will visit Sunday the West Bank Palestinian village of Yasuf to protest against the torching of the village's main mosque and to send a message of reconciliation to the Muslim population, Ynet has learned.  

During their visit, they will lend a hand in the clean-up and refurbishing efforts at the mosque. They will also donate a number of Korans in place of those that were burned in the fire.
Muslim Protest
Muslims call for global intervention over torched mosque / Ynet
Organization of Islamic Countries urges international community to intervene in wake of torching of West Bank mosque; President Peres, PM Netanyahu, defense minister issue condemnations, say perpetrators must be apprehended, brought to justice
Full Story

 

The event's organizers said that transportation is being provided to the village from the north, the center and the West Bank and expressed their hope that many would participate in the move despite the last-minute invitation. 
 
Rabbi Yehuda Gilad, who heads the yeshiva on the religious kibbutz Maale Gilboa, initiated the event together with Rabbi Avia Rosen from Ein Hanatziv and Rabbi Shmuel Reiner. Rabbi Gilad said, "We came to expel darkness, especially during the days of Hannukah. Light is not added by hurting our brothers, the Muslims, who are the servants of God just as we are. This is an important message to relay." 
 
According to Rabbi Gilad, rabbis from across the spectrum of Religious Zionism and from areas throughout Israel are expected to partake in the event that was put together just Sunday morning. "This is not a political protest, but a humanitarian, moral, and religious issue. We have seen and heard condemnations (of the mosque arson) from both ends of the political spectrum," said Rabbi Gilad.

 

Rabbi Menachem Froman, the rabbi of the town of Tekoa who speaks with a lot Muslim religious figures, said that the response on the other side was considerable. He noted that the visit is being coordinated with the Palestinian military governor in the region. 
 
"They are receiving us openly. We will drink coffee with them. We will speak about the halachic opposition to what happened there on Friday and just how harsh such an act is from its (halacha's) perspective. We will make a joint prayer for peace," said Rabbi Froman. 
 

Rabbi Froman said that at the conclusion of the event, his son, who speaks Arabic, will sing an Arabic version of the Hannukah song "We Have Come to Expel Darkness" (Banu Hoshech Legaresh).  

Elad Tana contributed to this report 

December 08

L'analyse historique d'une discrimination d'Etat

 
 

La France a toujours eu du mal à considérer ses minorités à sa juste valeur, et les Juifs tiennent une place particulière dans ce dilemme. Outre le risque de la concurrence des victimes collectives de discrimination, il ne peut être nié que, depuis deux cents ans, les Juifs ont bénéficié d'une place à part dans la société française, longtemps égaux mais différents, quand ils n'ont pas été partiellement discriminés, avant d'être ouvertement mis au ban et livrés à une force étrangère d'occupation en vue de leur élimination.
 
Dans cet ouvrage de Danielle Lochak, chaque période historique est présentée par une présentation synthétique introduisant les textes juridiques, législatifs et réglementaires comme jurisprudentiels, fixant le statut des Juifs. D'une ouverture au recul napoléonien, du décret Crémieux à l'ignominieux régime vichyste, de l'indemnisation des victimes et de leurs familles et la pénalisation du négationnisme, ces va-et-vient montrent, à leur manière, l'élaboration d'une parcelle de l'identité nationale française. Les Lumières, leur universalisme, la liberté et l'égalité de droit s'imposent avec lenteur : telle pourrait être la morale à retirer de ce petit ouvrage qui me semble indispensable.
 
« Le droit et les Juifs : En France, depuis la Révolution » (Broché) (Editions Dalloz)
 
Photo : D.R.

J'ai mis mes téfilins chez un taliban !?

 
L'avant dernier juif en Afghanistan est mort il y a quelques mois.
L’avant dernier juif en Afghanistan est mort il y a quelques mois.

Amateurs de belles histoires, accrochez-vous! L’histoire que JSSNews reproduit ici est parue dans l’édition papier (datée du 2 décembre 2009) du journal Hamodia (en français). Voici le récit étonnant d’un juif israélien en Afghanistan (la population juive d’Afghanistan n’est plus que de 1 personne depuis le décès il y a quelques mois, de son coreligionnaire).

Pour vouloir aller se balader en Afghanistan, il faut avoir une certaine forme de témérité. A plus forte raison lorsque l’on est uniquement détenteur d’un passeport marqué de l’étoile de David. Mais cela n’a pas effrayé Ilan Morodov du village Kadima dont les parents sont nés là-bas…

Pour réaliser son rêve, Ilan s’et d’abord joint à un groupe de touristes israéliens qui visitaient l’Ouzbékistan et alors que le denier jour du voyage approchait, Ilan à alors expliqué à son guide qu’il souhaitait rester quelque jours de plus pour découvrir par lui-même les richesses de ce pays. Il prend alors un bus en direction de la ville de Tarmaz, à le frontière entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan et va faire tout son possible pour entrer sans problème dans le pays de ses parents.

A Tarmaz, j’ai trouvé un chauffeur qui a accepté de me conduire jusqu’au poste frontalier. Il faut savoir qu’il n’y a pas le moindre touriste dans cette région et le chauffeur à cru que j’étais journaliste. Nous sommes arrivés à un poste frontière vétuste et les soldats ouzbèkes ont tamponner mon passeport avec nonchalance. Mais la rencontre avec les soldats afghans n’a pas été aussi simple. J’ai de nouveau présenté mon passeport israélien et l’un des soldat à compris qu’il s’agissait d’un passeport de l’Etat Juif. Il m’annonce alors qu’il m’est impossible d’entrer en Afghanistan avec ce passeport. J’ai donc demandé à parler au chef de poste. Celui-ci est arrivé en uniforme, le torse bardé de médailles et à ma grande surprise m’a lancé un “Shalom” en hébreu.

A partir de là, les deux hommes vont commencer à dialoguer.

- “Que venez-vous faire en Afghanistan? Vous voulez tuer des talibans ?”

- “Certainement pas. Mes parents sont nés ici et je suis venu sur leurs traces…”

- “D’ou sont vos parents ?”

- “Ma mère est de Kaboul, mon père d’Ahrat”

- “Vous parlez afghan ?”

- “Pas le moins du monde…”

L’officier se mit alors à rire et rétorque “tu es sympathique mais je ne peux pas te laisser entrer dans notre pays avec ce passeport.” Alors Ilan sort de sa poche une liasse de dollars qu’il a soigneusement gardé à cet effet. Il affirme être prêt à payer pour rentrer puis donne à l’officier 80 dollars (le salaire mensuel du soldat est aussi de 80$). Le soldat change alors de ton et lui délivre finalement un laisser-passer provisoire lui premettant de se déplacer librement dans le pays.

Depuis la frontière, Ilan trouve un taxi qui va le déposer à Mazar el Charif. Le chauffeur, Ismael, parle l’anglais ce qui va faciliter la discussion. Alors que la nuit tombe, Ilan demande au chauffeur de lui trouver un hôtel ou un autre endroit pour dormir. Ismael propose alors de l’héberger chez son beau-frère pour 10$ la nuit. Ce sera chose faite.

“Je n’ai pas eu. J’avais le sentiment qu’il n’y avait aucune animosité envers moi. Je suis arrivé chez le beau-frère ou 6 enfants dormaient déjà dans la chambre. Le beau-frère d’Ismael n’était pas là et ce dernier n’en parla pas de la soirée” raconte Ilan.

Au réveil, Ilan commence alors à mettre ses téfilins comme il le fait tous les jours. A ce moment précis, un enfant entra dans la chambre et le regarda longuement… Les 5 autres enfants arrivèrent également et essayaient sagement de comprendre les mots prononcé par Ilan lors de la prière de Cha’Harit.

“Une fois terminée la prière, comme j’avais des bonbons je leur ai donnés aux enfants. Alors, un vieil homme d’au moins 90 ans est entré dans la pièce. Il posa ses mains sur ma tête et murmura quelques mots avant de me serrer la main. Après avoir raconté la scène à Ismael, ce dernier m’a expliqué que je venais d’être béni. “Il t’a béni Ilan. Depuis que les juifs sont partis d’Afghanistan, toutes les malédictions se sont abattues sur ce pays.

Ce jour-là, Ilan visita Kaboul et tenta de se souvenir de l’histoire que ses parents lui racontaient. Lors du chemin retour vers le poste frontière, Ilan demanda à Ismael pourquoi il n’avait pas fait la connaissance de son frère.

“Il appartenait aux Talibans et les américains l’ont tué” répond Ismaël. Ce à quoi Ilan répond “ce qui signifie que j’ai dormi dans la maison d’un taliban?”

“Effectivement et tu vois qu’ils t’ont bien reçu” déclara Ismael…

De retour en Israël, Ilan n’a qu’un seul regret, de n’avoir pas pu photographier la tombe de son grand-père à Ahrat. Mais Ilan à dores et déjà promis de retourner sur place pour terminer son pèlerinage.

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Pour les curieux et ceux qui s’intéressent à la vie des juifs en Afghanistan, je vous conseil cet excellent film/reportage diffusée au cinéma il y a  trois ans:  “Cabale à Kaboul”. C’est tout simplement l’histoire des deux derniers juifs du pays. Voilà quelques images:

 

December 02

Everybody is my people

 
The official title of Colonel Brett Oxman is not "military rabbi," but rather "chaplain," and he's officially assigned to the United States Strategic Command. The number of Jews currently serving in the U.S. military is estimated to be between 10,000 and 14,000, but only about 4,600 identify themselves as Jews; most are not religiously observant, and prefer not to stand out too much. Some report being subjected to religious pressure to convert by their fellow, Christian servicemen. At one California base, when I asked to speak to a Jewish soldier, a young black man showed up and declared himself to be the only Jew there. He turned out to be a Messianic Jew.

Furthermore, as a chaplain in America's enormous armed forces, Oxman - an Orthodox rabbi - is expected to minister to the spiritual needs of all the troops, regardless of their faith.

Training to be a military chaplain thus includes getting to know other religions, because, "We need to work in a pluralistic, multi-religious environment." In the field, Oxman notes, soldiers of different faiths often have to share a single prayer tent.
"It's assumed that you know how to be a clergyperson when you join, but you first have to learn the military system. In our case, we're all officers," he explains in an interview with Haaretz in Washington, D.C., where he participated last week in the General Assembly of the Jewish Federations of North America. "We obviously have to learn how to operate in a combat environment, so that we can be a help and not a hindrance.

"Our chaplain corps is very different from the Israel Defense Forces chaplain corps," Oxman says. "The main function of the IDF chaplain, as I understand it, is in essence to protect and watch over matters of religious ritual." For him, though, "Everybody is my people, and I care for their spiritual well-being." Indeed, even when Oxman runs Jewish programs sponsored by the military, they are open to everyone.

"I don't have to perform Christian rites," he explains, "but it is important to know about Christianity and [about religious] differences - for example, to know whether a person who is dying needs a minister of a specific faith. So we need to become knowledgeable, just as a Christian chaplain would need to know about kosher foods and shmirat Shabbat [Sabbath observance]."

There are currently some 40 Jewish chaplains on active duty in the U.S. military, out of an estimated 2,800 in total. The U.S. Navy alone, for example, has around 900 chaplains, but only eight are rabbis; they move from base to base, and soldiers often find themselves without a rabbi on Jewish holidays.

Although Jews account for only a small fraction of U.S. troops, America's Jews have suffered their share of losses in recent years. One of the bodies flown last month to Dover Air Force Base in Delaware, where the coffins of U.S. casualties in Afghanistan and Iraq are brought, was that of Capt. Benjamin Sklaver, a 32-year-old Jewish officer. Two years ago, after returning from a tour of duty in Uganda, he founded a nonprofit organization that purifies the water from wells in villages there. In Afghanistan, too, as a reservist in the 422nd Civil Affairs Battalion, 2nd Infantry Division, Sklaver was determined to help rebuild the life of the civilian population.

Oxman is stationed at Offutt Air Force Base in Nebraska, but spends most of his time on the road. He and his fellow Jewish chaplains are currently trying to organize lightweight Torah scrolls for distribution to units with Jewish soldiers.

"One of the issues is that sifrei Torah [Torah scrolls] are usually big and heavy," he explains. "We're involved in ongoing conflicts, and many of our people go to war. So we're engaged right now in raising money to commission the writing of a number of small, lightweight Torahs, similar to what the IDF uses, that can be carried on a person's back and easily transported from location to location."

Having a good time

Although the number of Jews in the U.S. military has been declining ever since World War II, Oxman believes the stereotype about the armed forces not being a place for the Jews is out of date. His own story, he notes, is "not so romantic. I was a full-time student, as was my wife. We got married young, and we were working odds-and-ends jobs trying to support ourselves and pay for school."

Oxman realized that his father-in-law - who was in the naval reserves at the time, and worked in that framework two weekends a month - was making more money than he and his wife together.

"At that point I didn't understand about differences in rank and pay," he admits. "I didn't like his uniform; it was all white. Once a man walked by me wearing what I thought was a nice-looking uniform. I asked ... and he said he was in the air force. So I called the air force and joined the reserves as a chaplain candidate."

It was supposed to be a temporary job, but today, 24 years later, Oxman has no regrets about his career choice: "Three years turned into four, and I decided, I'll keep doing it as long as I'm having a good time, and I'm still having a good time. As I travel throughout communities in the United States, I always am welcomed with open arms." (According to a recent poll published by the Rasmussen Reports, public support for the military in the United States stands at 81 percent, about the same as the support the IDF enjoys in Israel.)

The list of war zones where Oxman has spent time includes Bosnia in the 1990s, Kosovo, and more recently, in Iraq and Afghanistan; he has also been stationed in Qatar, Saudi Arabia, Amman and Bahrain. When asked about the reactions to his skullcap, he replies, "It's recognized that my role is to be a religious person, and that engenders a certain amount of respect." Walking down the street in Saudi Arabia with his yarmulke would perhaps be unadvisable, he agrees, but, "I did see part of Saudi Arabia, and we try to dress somewhat low-key in order to fit in and not draw attention to ourselves, not just [because of] being Jewish, but as American military members."

The most difficult days were those he spent at a military hospital in Iraq in 2006. "The majority of the people coming into the hospital were not Americans, but Iraqi civilians who were attacked by their fellow Iraqi citizens," he recalls. "Earlier on, in Afghanistan, in 2001, we saw the injuries to our American soldiers, and as horrific as it is, it's still understood that it's war. But to see children, women, men, who did nothing beside belonging to the 'wrong' sect of their religion, or in the wrong place, and to see the violence perpetrated on them, was very disheartening."

The military has its share of ethnic and religious tensions. A year ago, a Jewish soldier at Fort Benning, Georgia, was severely beaten by fellow soldiers. His parents claimed that the young man had complained that he was being harassed on religious grounds, and that other soldiers had called him "Juden." According to reports, one of the officers on the base told him to take off his skullcap in the mess hall. Following the incident the person who abused him was dismissed from the service. The base instituted religious tolerance training and began to hold Shabbat dinners for the 20 Jewish soldiers present there (out of some 25,000 in basic training).

Earlier this month, an American-born Muslim of Palestinian descent who served as a military psychiatrist killed 13 people at the army base in Fort Hood, Texas. His relatives claimed he had been harassed by other soldiers on religious grounds.

Oxman: "I'm not commenting on Fort Hood, I have no details and no knowledge about what happened. What you're describing is intolerance and disrespect, and the military, by regulation, doesn't allow it. Does an individual person do that from time to time? I'm sure the answer is yes. Probably not to me, I'm a little bit too senior for anyone to do that, but it's not the policy of the military, it's not accepted by the military, and it's usually dealt with in very clear and unambiguous terms.

"I know that we, as military leaders, actively try to ensure that no religious followers, including Muslims, are made to feel persecuted or disrespected because of their faith. I can't be responsible for every individual who may say something inappropriate, or in fact may say something that is appropriate, but is taken in the wrong way by another individual."

None of Oxman's four children, the youngest of whom is 20, has chosen a military career, but he believes that it is a viable, professional path for a Jew. "If someone wants to be a doctor or a dentist or a lawyer, and they have financial issues, or they just want to be a soldier, that's great," he says, referring to the willingness of the armed forces to pay for professional training if one commits to a certain number of years of service. "Through the good times and the bad," he says, explaining why he has remained in his post for so long, "I've really loved what I do. I think I'm very fortunate to know what my purpose in life is."

A Jew in England

 

NEW YORK — When my father was about to emigrate from South Africa to England in the 1950s, a friend of the family suggested that a change of name was in order because it would be unwise to pursue his career in Britain while called “Cohen.”

Earl Wilson/The New York Times

Roger Cohen

My Dad, a young doctor, said he would think it over. A few days later he announced to the friend that he had decided to make the change.

“To what?” she asked with satisfaction.

“Einstein,” he deadpanned.

And so Sydney Cohen came to London and in time had the title of Commander of the Order of the British Empire (C.B.E.) bestowed upon him by the queen, and was named a fellow of the Royal Society (founded 1660), and, most important to him, became a member of the Royal and Ancient Golf Club of St. Andrews.

In all, it can hardly be said that he encountered barriers in the land of Benjamin Disraeli. He embraced his adopted country, my family was assimilated and Jewishness became the minor key of our identity.

That was most of the story but not quite all. A couple of things have recently stirred deep memories of being a Jew in England. The first was Nick Hornby’s screenplay for the movie, “An Education,” set in 1960s London and rendering with acuity a subtle current of prejudice.

It is captured when Emma Thompson, playing the proper headmistress of a girls’ school where a precocious 16-year-old student has taken up with an older man, exclaims “A Jew!” upon discovering the identity of the rake. Her voice quivers with distaste.

The second was reading my colleague Sarah Lyall’s account of the controversy stemming form the Court of Appeal’s decision about the Jewishness (or not) of a boy trying to get into the JFS, or Jews’ Free School, in London. I won’t go into the case here but will say that I found the court’s ruling that the criteria for Jewishness must be “faith, however defined” — rather than family ties — quaint. Nobody I know ever defined a Jew, or persecuted one, on the grounds of whether or not he went to synagogue regularly.

“An Education” put me back in my London complete with Dad’s old Rover model. But it wasn’t just the cars. It was that faint prejudice floating around with its power to generate I’m-not-quite-one-of-them feelings.

In the late 1960’s, I went to Westminster, one of Britain’s top private schools, an inspiring place hard by Westminster Abbey, and was occasionally taunted as a “Yid” — not a bad way to forge a proud Jewish identity in a nonreligious Jew.

The teasing soon ended. But something else happened that was related to the institution rather than adolescent minds. I won a scholarship to Westminster and would have entered College, the scholars’ house, but was told that a Jew could not attend College nor hold a Queen’s Scholarship. I got an Honorary Scholarship instead.

This seemed normal then but appears abnormal in retrospect. So I wrote to the current headmaster, Stephen Spurr, asking what the grounds were back then on which Jews were not admitted to College; whether the same regulation still exists; when the practice was changed (if it was); and how Westminster defines, or defined, Jewishness.

Spurr e-mailed answers. “I am afraid I do not know” was his response to my query on why Jews were barred from College; “Absolutely not” on whether the regulation still exists; no idea on when it was changed (if it ever existed); and, on the definition question, “We do not try to determine Jewishness.”

That piqued rather than satisfied my curiosity so I wrote to my old English teacher, John Field, who inspired my lifelong love of literature, and he was far more forthcoming:

“The demography of London began to change markedly in the 1930s with refugees from mainland Europe, and when the school returned to London after five years’ evacuation, the number of Jewish applicants slowly began to increase. The bursar and registrar was an ex-Indian Army colonel with the kind of views you would expect such a background to provide. I recall archiving his notes on Nigel Lawson” — later Britain’s chancellor of the exchequer — “when his parents brought him for interview in 1945 or 46. On the lines of ‘Undoubtedly a bright and clever child. Very Jewish of course.’”

Field continued: “Colonel Carruthers (his real name!) almost certainly operated with a Jewish quota in his mind when admitting people to the school, and at some point in the early 1960s got the Governing Body to agree to a new condition of entry to College: the candidate should ‘profess the Christian faith.’”

He added: “So in the 1960’s Westminster acquired a reputation for being unwelcoming to Jewish families. Maybe the examples of yourself and John Marenbon” — a brilliant Jewish classmate of mine, now a fellow of Trinity College, Cambridge — “prompted John Rae to persuade the governors to scrap the condition of entry to College.” Rae was headmaster from 1970 to 1986.

Westminster, like Britain, has changed. Openness has grown. Bigotry’s faint refrain has grown fainter still. But I think my old school should throw more light on this episode. And I still believe the greatest strength of America, its core advantage over the old world, is its lack of interest in where you’re from and consuming interest in what you can do.

November 29

Taga : du nouveau “made in Israel”

 

Capable de se transformer en l’un ou l’autre en quelques secondes, il est sain, écologique et le moyen de transport idéal pour les jeunes familles en centre ville.

Les parents urbains connaissent bien les tracas de la conduite en ville et de la recherche d’une place pour garer leur véhicule. Que ce soit pour aller chercher les enfants à l’école ou faire ses courses, utiliser une voiture n’est ni bon pour l’environnement, ni pour la tranquillité d’esprit. 

Une nouvelle société néerlando-israélienne, Taga apporte une solution qui ravira les familles qui se préoccupent de la préservation de l’environnement. L’automne dernier, elle a commercialisé son nouveau véhicule hybride, vélo et poussette, dénommé également Taga. 

Après quatre années de développement afin qu’il soit parfaitement adapté à la vie urbaine, le véhicule à trois roues peut être facilement transformé. 

Le Taga est un vélo confortable avec un siège pour enfant sur le devant et devient en quelques secondes une poussette robuste.  

Hagai Barak de la société Taga décrit cette nouvelle forme de transport urbain pour les enfants comme étant : « un véhicule urbain multifonctionnel pour les parents, ni un vélo, ni une poussette mais un nouveau concept à part entière. »

Après des années d’études de marché, il s’avère que le Taga est parfaitement adapté au mode de vie urbain dans lequel les gens évoluent, sur les trottoirs, dans les transports publics et les magasins avec leurs enfants, alors que les places de parking sont rares.

November 26

L’«aliyah Boeing», un nouveau phénomène en Israël

 
 

L’année dernière, environ 2000 Français sont partis s’installer en Israël, rapporte Libération du jeudi 26 novembre 2009. En raison des difficultés d’intégration, de nombreuses familles d’immigrants français décident cependant de garder « un pied » dans l’Hexagone. Le mari, dans l’immense majorité des cas, conserve son emploi français et fait des allers-retours, plus ou moins fréquents, en Israël pour voir sa famille.
 
L’«aliyah Boeing», le terme utilisé pour décrire cette forme de nomadisme moderne, touche une «proportion non négligeable» des immigrants français en Israël, selon l’Agence juive. Selon le docteur Israël Feldman, psychanalyste chargé du soutien psychologique des immigrants français, environ 25% des familles d’immigrants rentrent dans cette catégorie.
 
Le phénomène est plus fréquent dans les villes riches, comme Raanana, au nord de Tel-Aviv, où sont installés de nombreux Français exerçant des professions libérales, notamment des médecins et des dentistes. L’aliyah Boeing y représente plus de 30% du total des familles, selon Feldman. «L’aliyah de France est une aliyah de qualité : les immigrants viennent d’un pays riche, et il est difficile pour eux d’abandonner le mode de vie auquel ils étaient habitués. Le mari laisse sa famille en Israël et continue à travailler en France, jusqu’à ce qu’il trouve en Israël un emploi qui leur permette de vivre ici sans sacrifier leur ancien mode de vie», explique-t-il. Ce va-et-vient dure en moyenne cinq ans, selon lui : «Au-delà, si le père de famille n’a pas trouvé de travail stable, c’est l’échec, la famille rentre.»
 
Photo : D.R.

Judaïsme/ Et Napoléon créa le Consistoire...

 

En l'an 6 de l'ère chrétienne, Archelaüs, ethnarque de Judée, est exilé par l'empereur Auguste à Vienne, dans l'Isère actuelle. Il y meurt en l'an 16, et son corps est ramené à Jérusalem pour y être enseveli. Il n'a peut-être pas été le premier Juif à séjourner dans ce qui allait devenir la France : mais c'est le premier dont l'histoire ait retenu le nom.

Dès la fin du Ier siècle, on trouve des peuplements juifs permanents en Gaule romaine. Au XIe siècle, les principaux centres sont la Normandie, le Bassin parisien, la Champagne, les pays de la Moselle et du Rhin, le Languedoc, le Roussillon et la Provence. Dans certaines localités, les juifs forment jusqu'à 10 % de la population urbaine. Ailleurs, ils vivent en milieu rural : c'est la cas des juifs champenois ou mâconais.

A la fin du Moyen-Age, les Juifs sont expulsés à plusieurs reprises du Royaume de France, une entité qui correspond alors aux deux tiers de la France hexagonale actuelle : ils gagnent la Terre sainte, l'Espagne, l'Italie, et surtout l'Allemagne puis la Pologne, donnant naissance à la grande communauté « achkenaze » d'Europe de l'Est. Celle-ci sera à son tour à l’origine de 85 % des juifs modernes : y compris la communauté juive américaine…

Ces expulsions ne sont pas nécessairement l’expression d’une antipathie religieuse ou de ce que nous appellerions, aujourd’hui, le racisme. En fait, le pouvoir royal, à mesure qu’il s’affermit, persécute et spolie de nombreux groupes sociaux : la noblesse et les villes libres du Languedoc, accusés de tolérer l’hérésie cathare, les Templiers, les marchands d’origine italienne (dits « Lombards »). Les Juifs ne pouvaient échapper à une telle politique.

La dernière expulsion de Juifs français a lieu en 1500-1501, à l’orée du XVIe siècle : elle touche la Provence, une province qui vient d’être rattachée au Royaume. Mais moins de soixante ans plus tard, la monarchie change d’attitude. En annexant les Trois Evêchés de Lorraine (Metz, Toul et Verdun), le roi Henri II s’engage à y maintenir une communauté juive et à respecter son statut. Il en sera de même au XVIIe siècle quand Louis XIV s’empare de l’Alsace, et au XVIIIe siècle quand Louis XV réunit le Duché de Lorraine, jusque là indépendant, au Royaume. Parallèlement, on tolère dès le XVIe siècle la présence de « nouveaux chrétiens » espagnols ou portugais (des marranes, officiellement catholiques, mais continuant à pratiquer le judaïsme en secret) dans quelques ports et grandes villes (Bayonne, Bordeaux, Nantes, Rouen, Paris). Au XVIIIe siècle, on les autorise à vivre à nouveau en Juifs. Ce qui encourage des Ashkénazes allemands ou même polonais à s’installer eux aussi en France : notamment à Paris, dans le quartier du Marais. A la veille de la Révolution, des familles juives aisées sont admises au sein des élites. Le célèbre Cerf Beer, à la fois syndic général des Juifs d’Alsace et fournisseur aux armées, ami de Choiseul et de Malesherbes, symbolise cette ascension. Louis XVI, roi libéral, abolit dans les années 1780 de nombreuses mesures vexatoires pesant sur les Juifs.

La Révolution confère en 1790 l’égalité civile et politique aux Juifs sépharades du Midi, réputés « éclairés », mesure étendue aux autres Juifs en 1791. Mais d’emblée, l’un des principaux défenseurs de ces réformes, le comte Stanislas de Clermont-Tonnerre, en précise les limites : « Tout accorder aux Juifs en tant qu’individus, tout leur refuser en tant que nation ». En 1793 et en 1794, sous la Terreur, la pratique de la religion juive est interdite. Marc-Antoine Baudot, membre de la Convention et représentant du peuple aux armées, d’abord dans le Midi puis à l’armée du Rhin, envisage froidement la « régénération guillotinière » de la communauté juive, c’est à dire son extermination. Sous le Directoire, ces excès prennent fin, mais le statut des Juifs reste incertain. Napoléon, qui signe un concordat avec l’Eglise catholique en 1801, officialise le culte protestant à travers les Articles organiques de 1802, et se préoccupe même de réorganiser la franc-maçonnerie en 1804, se saisit de la question en 1806, en demandant l’avis du Conseil d’Etat.

Le rapporteur, le jeune comte Matthieu Molé, pas même trente ans, est extrêmement hostile aux Juifs. Le président de la section de l’Intérieur, Michel Regnault de Saint-Jean d’Angély, juriste d’Ancien régime, quinquagénaire,  est au contraire bien disposé à leur endroit. Après quelques péripéties, ce dernier convainc l’Empereur « d’associer les Israélites à leur régénération ».  Au moyen d’une Assemblée de notables, qui se réunit le 26 juillet 1806 à la salle Saint-Jean, derrière l’Hôtel de Ville de Paris (sur l’emplacement de l’actuelle rue Lobau). Cent onze délégués, choisis par les préfets, sont présents. Ils représentent les communautés juives de l’Empire français et du royaume d’Italie, un Etat vassal qui réunit la Lombardie, la Vénétie et l’Emilie.

L’Empereur s’est fait représenter par trois « commissaires »,  auditeurs au Conseil d’Etat : l’intraitable Molé, mais aussi Etienne-Denis Pasquier, héritier d’une grande famille de robe, fils d’un guillotiné de l’an II,  plutôt libéral, et Joseph-Marie Portalis, fils de Jean-Etienne,  le rédacteur du Code Civil, moins hostile que Molé, sans être réellement favorable aux juifs. Ce triumvirat pose aux notables douze questions. Elles ne portent pas sur les croyances mais sur des questions pratiques : le mariage, la citoyenneté, la fonction rabbinique, et enfin « l’usure » (très attentif aux mouvements sociaux, Napoléon tient compte des plaintes qui lui parviennent à ce sujet des départements alsaciens, qu’elles soient fondées ou non). Certaines d’entre elles ont un côté un peu surréaliste : l’Empereur fait ainsi demander si la loi religieuse interdit certaines professions, en oubliant que, jusqu’en 1791, c’est le pouvoir non-juif qui écartait les juifs de nombreux métiers « utiles »,  à commencer par l’agriculture…

Dans leurs réponses, les délégués font assaut de civisme, de patriotisme, de loyauté envers l’Etat, de soumission envers le souverain. Quand on leur demande s’ils considèrent la France comme leur patrie et sont prêts à se battre pour elle, ils s’écrient : « Jusqu’à la mort ! » Réactions des autorités impériales ? Le ministre de l’Intérieur, l’amiral d’Ancien régime Jean-Baptiste Nompère de Champagny,  fait part de sa satisfaction. Mais Molé accuse les juifs de duplicité. Napoléon veut en avoir le cœur net. Le 23 août,  il convoque une nouvelle assemblée, composée aux deux tiers de rabbins, réputés moins flexibles. Ce sera le « Grand Sanhédrin ». L’Empereur tient à ce nom et à un grand décorum :  car, explique-t-il devant le Conseil d’Etat, les décisions que prendra cet organisme « seront placés à côté du Talmud pour être articles de foi et principes de législation religieuse ». Le rabbin que l’Empereur a placé à la tête de l’assemblée, l’Alsacien David Sintzheim (beau-frère de Cerf Beer),  est plus que circonspect. Il parle d’une « institution  que les autorités appellent Sanhédrin ». Pour autant, il jouera son rôle avec soin.

Les Juifs sont relativement peu nombreux au sein de l’Empire français proprement dit, qui s’étend de Hambourg à Rome : cent soixante dix mille, sur une population totale de cinquante millions d’habitants. Dont quarante mille dans la France proprement dite, sur une population de vingt-sept millions. Mais les mesures décidées par l’assemblée de Paris pourraient être appliquées par la suite – si l’Empire continue à s’étendre – dans le reste de l’Europe, où vivent plusieurs centaines de milliers de Juifs, en Russie, où ils sont un million, et enfin en Orient, où ils sont près d’un million. A terme, elles pourraient donc régir le peuple juif tout entier.

Réuni le  9 février 1807, le Grand Sanhédrin ne siège qu’un mois à peine. Le temps de formuler quelques règles générales, votées à l’unanimité, et  surtout d’entamer des négociations discrètes avec les commissaires du gouvernement  et le ministère de l’Intérieur. Celles-ci conduisent à la rédaction de quatre décrets. Les deux premiers, favorables aux Juifs, ont été rédigés en commun par des membres du Sanhédrin et les commissaires : ils organisent le culte israélite français et lui accordent la « reconnaissance »  publique,  à l’instar du catholicisme, du protestantisme et de la maçonnerie.  Le troisième, aussitôt qualifié de « décret infâme » par les Juifs et l’opinion libérale, est l’œuvre du seul gouvernement  :  il soumet les Juifs alsaciens à des mesures économiques discriminatoires, sous prétexte d’ « usure », alors même qu’un loi générale vient de réglementer le prêt à intérêt. Le quatrième, de nature purement administrative, impose aux Juifs de se faire inscrire à l’état-civil et de prendre des patronymes, comme les autres Français.

Les deux premiers décrets sont restés en vigueur jusqu’à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 et servent toujours, depuis cette date, de référence juridique et institutionnelle au culte juif en France. En ce sens, on peut dire que le Grand Sanhédrin a bien rempli sa mission. Cette  réussite tient au réalisme des uns et des autres, aux efforts mutuels en vue de concilier les réformes exigées par l’Empereur avec la loi traditionnelle, et enfin au courage des rabbins, en particulier Sintzheim, qui savent faire de nombreuses concessions sur les questions secondaires mais tiennent tête à l’Empereur sur ce qu’ils considèrent comme l’essentiel.

Le meilleur exemple du réalisme des négociateurs de 1807, c’est l’institution consistoriale. Napoléon veut créer un « clergé » juif centralisé et hiérarchisé,  analogue au clergé catholique et dépendant comme celui-ci de l’Etat : les grand-rabbins seront en quelque sorte des évêques, et les rabbins des curés. Mais les communautés juives ont d’autres habitudes : elles s’autogouvernent à travers des conseils mixtes où siègent à la fois les rabbins et les notables. En définitive, le Sanhédrin propose une solution intermédiaire :  rebaptisés « consistoires » - un terme emprunté aux protestants -, les conseils sont maintenus, mais hiérarchisés, du « consistoire central » qui a autorité sur tous les Juifs de  l’Empire, aux consistoires régionaux ou départementaux.

Quant au courage des rabbins, il apparaît,  en particulier, à propos du mariage et de la famille. Napoléon demande au Sanhédrin de reconnaître la validité d’éventuels mariages entre Juifs et non-Juifs. L’assemblée souscrit à  « la validité civile des mariages civils ».  En revanche, elle rejette catégoriquement,  comme contraire à la religion et à la liberté individuelle, une autre volonté de l’Empereur :  l’obligation, dans chaque communauté, d’organiser un mariage mixte pour deux mariages entre Juifs. Napoléon prend conscience d’être allé trop loin, et retire cette exigence. De même, il accepte, devant les protestations des rabbins et des notables, de soumettre le « décret infâme » à une éventuelle révision au bout de dix ans (le texte sera en effet abrogé en 1818, sous la Restauration libérale).

Napoléon n’est pas antisémite. Ses sentiments personnels vis à vis des Juifs sont complexes : il accorde volontiers son estime aux Sépharades du Midi, d’Italie ou d’Orient, mais témoigne, notamment devant le Conseil d’Etat, d’un mépris hargneux envers les Ashkénazes d’Alsace, d’Allemagne ou d’Europe orientale. Le romantique, en lui, lecteur de Plutarque, d’Ossian mais aussi de la Bible, admire le « peuple immortel ». En 1812, au moment où il s’apprête à envahir la Russie, il constate que les Juifs polonais jeûnent le 9 av en souvenir du Temple : « Un peuple qui pleure sa patrie dix-sept siècles après sa destruction la reconstruira », déclare-t-il à son état-major. Treize ans 1799, quand il envahissait la Terre sainte à partir de l’Egypte, il appelait déjà « tous les Juifs de l’Asie et de l’Afrique à venir se ranger sous ses drapeaux pour rétablir l’ancienne Jérusalem ».

Politiquement, son action est sans équivoque : les Juifs sont bel et bien confirmés dans leur statut de citoyens à part entière, malgré qu’en aient Molé et d’autres. Partout où il va en Europe, il leur accorde les mêmes dispositions et abolit les ghettos : à Rome en 1810, à Francfort en 1811. Et s’il traite parfois ses sujets juifs avec dureté, il se montre finalement plus patient avec eux qu’avec le chef de la religion qu’il professe officiellement : le pape Pie VII, qu’il fait emprisonner à Fontainebleau…

© Michel Gurfinkiel, 2009

USA/ La religion de Sarah Palin

 

 

 L'ex-colistière de John McCain s’oppose au « gel des implantations » réclamé par l’administration Obama. Ce n’est pas l’électorat juif, trop marqué à gauche, qu’elle entend séduire, mais l’électorat « évangélique ». Soit 20 à 25 % de l’opinion américaine.Le monde entier, à commencer par les Etats-Unis de Barack Obama et la France de Nicolas Sarkozy, prétend interdire aujourd’hui à Israël de construire de nouvelles unités d’habitations au-delà de la « ligne verte » : la ligne de démarcation des années 1949-1967. Même à Jérusalem, où cela est allé de soi pendant plus de quarante ans. Même dans le quartier de Gilo, érigé sur un ancien no man’s land. Le monde entier ? Non. Il y a au moins une exception cinglante : Sarah Palin, qui a été le 11e gouverneur de l’Alaska de décembre 2006 à juillet 2009. Et la colistière du républicain John McCain aux élections présidentielles américaines de 2008.

Le 17 novembre, Sarah Palin était interviewée par Barbara Walters sur la chaîne de télévision ABC. D’un air pincé, Walters lui demande ce qu’elle pense du « gel » des nouvelles localités israéliennes, souhaité par l’administration Obama : « Je ne suis pas d’accord avec l’administration sur ce point », répond Palin. « Je pense que les nouvelles localités doivent continuer à se développer, parce que la population d’Israël va continuer à croître. De plus en plus de Juifs vont affluer en Israël dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Je ne pense pas que l’administration Obama ait le moindre droit de dire à Israël que les nouvelles localités juives ne peuvent pas s’étendre ». Walters insiste : « Même les localités situées en territoire palestinien ? » Palin : « Je suis contre le gel des nouvelles localités juives ».

Ce n’est un secret pour personne, l’ex-gouverneur de l’Alaska compte se présenter à l’investiture républicaine en 2012, face à un Obama qui briguerait un second mandat. Faut-il croire, pour autant, qu’elle tient de tels propos dans l’espoir de se concilier l’électorat juif ? Non point. Les Juifs américains sont de tradition démocrate. 77 % d’entre eux ont voté Obama en 2008. Il est peu vraisemblable qu’ils changent d’idées en moins de trois ans.

Mais Palin a un autre électorat en tête. Celui dont elle est issue et sur lequel elle va s’appuyer dans sa longue marche vers la Maison Blanche. Un électorat protestant conservateur, passionnément attaché à la Bible. C’est à lui que Palin s’adressait sur ABC, par-dessus Barbara Walters. En martelant des thèmes à la fois politiques et théologiques qui lui sont familiers.

Le christianisme est fondé sur un paradoxe. D’une part, il se réclame du peuple d’Israël et de la tradition biblique. D’autre part, il se démarque de ce peuple, et superpose une Seconde Bible, rédigée en grec - le Nouveau Testament -,  aux Ecritures hébraïques. Dès les origines de l’Eglise, beaucoup de chrétiens ont été tentés par une simplification radicale consistant à rejeter l’Ancien Testament pour ne garder que le Nouveau. Marcion, un prédicateur d’Asie mineure, préconisait cette solution dès le IIe siècle. Mais les grandes chrétientés historiques, qu’il s’agisse de l’orthodoxie, du catholicisme ou du protestantisme, ont refusé d’en aller jusque là. Elles ont préféré assumer leur relation paradoxale avec le judaïsme, en se fondant sur un texte de saint Paul, L’Epître aux Romains. « Les Juifs n’ont jamais été rejetés par Dieu », y est-il affirmé. Leur effacement actuel n’est que provisoire, et n’a d’autre but que de faciliter la conversion des nations à la foi chrétienne. A la fin des temps, ils « reviendront à Dieu », et retrouveront le rang « suprêmement élevé » qui est le leur. En attendant, les chrétiens doivent savoir que ce sont les Juifs qui les « soutiennent », comme les racines soutiennent un arbre.

Dans la pratique, cette doctrine a été interprétée et appliquée de multiples manières depuis vingt siècles, face à des retours incessants du refoulé marcionite. Elle justifie tantôt une certaine tolérance vis à vis des Juifs, et tantôt des campagnes en vue de les convertir. La Réforme protestante, qui met la lecture de la Bible hébraïque au cœur de la vie religieuse chrétienne, lui redonne une grande acuité à partir du XVIIe siècle : notamment en Hollande et dans les pays anglo-saxons. Au début du XIXe siècle, un mouvement protestant conservateur né en Irlande et en Angleterre, les Frères de Plymouth, affirme à la fois que l’Election d’Israël est un fait religieux en soi, distinct du christianisme, et que la restauration nationale d’Israël est la condition préalable à l’instauration du Royaume de Dieu sur toute la terre. La mission des chrétiens, dès lors, est d’aider les Juifs à pratiquer leur religion et à reprendre possession de leur terre.

Les Frères de Plymouth sont les ancêtres directs des « chrétiens sionistes », tels qu’Arthur Balfour, Orde Wingate ou Harry Truman, qui ont contribué à la création d’Israël. Mais aussi des « évangéliques », le mouvement populiste chrétien qui toucherait actuellement, à travers ses églises, ses télévisions, ses sites internet, de 20 à 25 % de l’électorat américain. Pour cette mouvance, la guerre des Six Jours, en 1967, marque le début de la Fin des Temps : Dieu est intervenu directement dans l’histoire en rendant toute la Terre sainte, y compris Jérusalem, à Son peuple, puis en accélérant le retour des Juifs, y compris ceux de l’ex-Union soviétique ou d’Ethiopie. Plus les Juifs s’installent dans la Terre d’Israël, plus la Rédemption est proche. C’est à cela que Sarah Palin fait allusion quand elle dit que « de plus en plus de Juifs vont bientôt affluer en Israël ». Et quand elle s’oppose à tout « gel » des nouvelles localités.

Le livre autobiographique que vient de publier l’ex-gouverneur de l’Alaska caracole en tête des ventes dans les librairies américaines : ce qui explique l’interview sur ABC. L’Amérique, qui reste une nation chrétienne dans son immense majorité, a été troublée par les propos promusulmans que Barack Obama a cru devoir tenir pendant les six premiers mois de sa présidence. Elle se tourne donc, au moins par curiosité, vers une chrétienne militante comme Sarah Palin. Et n’est pas insensible à son sionisme, non moins militant.

 

© Michel Gurfinkiel, 2009

November 25

Un record de 1936 reconnu à une athlète juive

 
Pour le principe.
 
Une championne juive privée de jeux Olympiques par les nazis, qui avait réalisé un record allemand de saut en hauteur en 1936, s’est vue reconnaître son titre par la fédération allemande d’athlétisme (DLV). « Lors de son 45e congrès, la DLV a décidé de reconnaître comme record allemand la performance de Gretel Bergmann », a indiqué le président d’honneur de la fédération, Theo Rous. Le 30 juin 1936, l’athlète juive de 22 ans avait franchi 1,60m établissant un nouveau record d’Allemagne. En reconnaissant rétroactivement sa performance de l’époque, « nous savons que cela ne peut être une réparation mais c’est moralement un geste important et un acte de justice qui devraient lui faire plaisir », a indiqué M. Rous. La DLV va envoyer une lettre à l’athlète âgée aujourd’hui de 95 ans pour lui annoncer la nouvelle.
November 24

Interview du rav Ron CHAYA : "La techouva et ses questions"

 

La période actuelle est celle de la Téchouva, du retour aux sources, vers la Tora et la pratique. Toutefois, de hautes murailles séparent souvent le Juif éloigné de ses sources, et l'empêchent d'effectuer ce retour, quand bien même voudrait-il l'effectuer. Il se pose des questions. D'autres lui fournissent des éléments qui l'amènent à penser que «c'est difficile d'être juif». Tout ceci peut freiner un retour à la Tora...

Quelles sont les réponses que l'on peut apporter ? Nous nous sommes adressés tout naturellement à l'un des rabbanim francophones les plus présents sur le front de la Téchouva : le rav Ron Chaya, dirigeant de la Yéchiva francophone Yechou'oth Yossef à Jérusalem et de l'organisme Leava.fr, qui anime un site internet ainsi que des week-ends de conférences, justement destinés à informer le public des trésors que contient la Tora. 

Nous lui avons posé  ce que nous pensions être les questions classiques de la part de personnes qui veulent effectivement se rapprocher. Voici ses réponses, pour nous-mêmes, pour nos lecteurs, et finalement pour toute personne qui cherche son chemin. 

La Téchouva, le retour, c'est aussi la «réponse» (Téchouva en hébreu). Une bonne réponse permet de se rapprocher de la Tora ! 

Q : Certains détails gênent souvent les personnes qui voudraient se rapprocher du public plus pratiquant. Bien qu'il s'agisse essentiellement de questions d'apparence, elles ont leur importance pour eux. Les «hommes en noir» - pourquoi en effet s'habiller ainsi ? Pourquoi ne peut-on pas laisser sa personnalité s'exprimer dans un habillement moins rigoureux et moins conventionnel ? 

R : Est-ce qu'une personne qui se rapproche va-t-elle adopter de suite les modes d'habillement du monde orthodoxe ? 

Il est clair que le rapprochement de la pratique de la Tora - la Téchouva en général - est un processus interne lent. Il serait complètement ridicule, pour quelqu'un, qui se trouve au début de son parcours, de vouloir commencer à s'habiller avec un habit qui ne correspond pas à son niveau. Par exemple, chez nous à la Yéchiva, nous disons aux élèves de rester habillés comme ils en ont l'habitude. Lorsqu'au bout d'un développement progressif, ils arrivent à comprendre le monde de la Tora, ils voudront d'eux-mêmes emprunter cette conduite pour elle-même. Néanmoins, c'est toujours l'intérieur qui doit primer, pour ensuite éclore vers l'extérieur. Dans cette mesure, aucune personne qui se rapproche de la Tora ne doit réellement commencer par adopter un tel habillement. C'est peut-être la dernière chose qu'elle devrait faire. 

Pourquoi, par contre, le public plongé  dans l'étude de la Tora tient-il à s'habiller de la manière dont il le fait ? On peut le comprendre facilement : il sied à la légion du Roi de se différencier par son habit du reste du peuple ; or le 'Am Israël étant le véhicule de la divinité sur terre, promouvant son message et la religion du Roi des rois, il est logique et sensé que ce peuple se distingue également par ses vêtements. Il faut avouer toutefois que c'est une Mitswa que tout le monde ne comprend pas, et ne ressent pas. 

Mais ajoutons une autre dimension : le pire ennemi du peuple juif est, et a toujours été l'assimilation - quand je parle d'assimilation, je ne désigne pas seulement les non-juifs, mais aussi le milieu ambiant qui peut nous influencer à quitter la Tora. 

Dès lors, il est tout à fait logique et souhaitable de porter des vêtements différents qui, forcément, constitueront une barrière supplémentaire vers l'assimilation. 

Pourquoi enfin des couleurs sombres ? Le peuple juif s'identifie en fait de la sorte à sa condition d'exilé, source de tous nos malheurs. Si la Présence divine, la Chekhina, est chassée de Son foyer, il nous sied à nous, Ses enfants, de porter des habits sombres. 

Evidemment, un tel sentiment ne sera compris que par des personnes ressentant la douleur du peuple d'Israël. Et comme je l'ai dit, cela ne concerne certainement pas la personne qui est au début de sa route dans la Téchouva. 

Q : Pour les femmes, s'il est vrai qu'elles peuvent choisir toutes les couleurs qu'elles veulent, elles sont tout de même soumises à  des règles d'habillement très strictes. N'est-ce pas une épreuve pour elles ? 

R : Ces règles d'habillement visent la protection de la femme. 

Il est clair qu'il est extrêmement humiliant et rabaissant pour une femme de n'être réduite qu'à un morceau de chair plus ou moins harmonieux. Lorsque la femme cache certaines parties de son corps, elle affirme qu'elle est plus qu'un morceau de chair, qu'il y a derrière son corps une personnalité, un être, une âme. 

Le fait qu'une femme dévoile sa beauté  peut parfois être la source du plus grand mal au monde : quand ce dévoilement attire le regard d'autres hommes, outre le fait que ce regard est déjà en soi prohibé par la Tora comme une chose impure - car il n'est que l'expression des pulsions basses de l'homme -, il peut être aussi le début d'une attirance qui finit très souvent par des tromperies et des divorces. 

J'ai l'habitude d'intituler la réponse à votre question ainsi : « Le monde orthodoxe a pitié des enfants. » Je pense que pour un enfant, la pire chose qu'il puisse vivre est de voir comment ses parents se disputent, parfois s'insultent, avant de divorcer de façon déchirante. Beaucoup d'enfants ne s'en remettent jamais. Très souvent la source du divorce provient d'une tromperie et la tromperie commence par ce type de regards impurs. Et même sans cela, l'idée du divorce germera dans l'esprit du mari qui regarde d'autres femmes que la sienne. La Tora a pitié des enfants, elle a pitié de la pureté du couple, c'est pour cela qu'elle demande aux femmes de se conduire avec pudeur. 

Ces lois d'habillement sont donc un des canaux principaux qui permettront la création de foyers de sainteté, avec des enfants heureux de voir leurs parents se respecter et s'aimer. 

Q : Les enfants, ne sont-ils pas pâles et tristes, quand on les compare à  des enfants qui fréquentent les écoles laïques françaises ou israéliennes ? 

R : Je ne sais pas d'où on prend de telles données. Si c'est un stéréotype ancré dans les consciences, il provient certainement des médias antireligieux qui aiment bien effectivement décrire nos enfants de la sorte. 

Il est clair en revanche que certaines situations familiales défavorables peuvent avoir une incidence sur le teint du visage et le moral des enfants : le nombre de divorces, les tromperies dans le cadre du couple, la violence dans le couple, la débauche, le manque de respect des parents (que ce soit des enfants par rapport à leurs parents ou des parents entre eux), la drogue, la délinquance juvénile. Je crois que je ne me trompe pas en affirmant que ce n'est pas le teint de nos enfants qui est inquiétant. 

Par exemple, si l'on prend le nombre de drogués présents dans la civilisation occidentale ou israélienne non-religieuse, on peut dire que l'écrasante majorité des jeunes a déjà, au moins de façon épisodique, fumé du cannabis et que seule une toute petite minorité n'y a jamais goûté. Dans le monde orthodoxe, c'est exactement le contraire. Quant aux tromperies, un pourcentage élevé de maris et - hélas aussi - de femmes trompent leur conjoint. Est-ce un phénomène courant dans le monde orthodoxe ? Certainement pas. 

Les médias et les films montrent de nombreux exemples de ce type : les psychologues américains affirment qu'un enfant de 12 ans regardant la télévision 2-3 heures par jour a déjà vu des centaines de milliers de scènes de violence ou de débauche. Il est clair que bien que dans le message officiel on nie peut-être cela, en réalité on éduque et on pousse carrément les futurs adultes à être violents et débauchés. 

Quant à la délinquance juvénile en Israël, une étude sociologique a montré il y a quelques années que 40 % des enfants venaient armés à l'école. Très souvent les professeurs sont terrorisés par leurs propres élèves. Il est clair que ces enfants ne viennent pas à l'école armés pour se défendre contre des terroristes ! 

Le monde occidental est en crise, je dirais même en décadence. Il n'y a plus de cellule familiale, il n'y a plus de sens, plus de respect. Le monde orthodoxe est peut-être la seule société moderne occidentale qui, bien qu'elle ait ses propres problèmes, reste encore la plus normale. La seule qui propose encore, non seulement comme message officiel, mais dans la réalité concrète, des valeurs de qualité. Dans cette mesure, je pense qu'un esprit honnête pourra voir à quel point les enfants orthodoxes sont comparativement bien plus épanouis et équilibrés que ceux d'autres sociétés ! 

Q : La vie de famille n'est-elle pas plus riche quand on peut aller où l'on veut et faire ce que l'on entend ? 

R : La vie de famille est plus riche quand elle propose des valeurs de qualité qui amèneront le respect et l'amour véritable de l'autre, le désir authentique d'aider pour aider, la retenue dans la colère, dans la parole et dans les pulsions bestiales. Il est vrai que l'on ne peut pas toujours aller où l'on veut et faire ce que l'on entend, mais par cela on accède à une qualité de vie qui est non seulement riche, mais qui encore n'a pas de prix. 

Disons en substance que nous sommes constitués de deux parties : le Néfech, qui concerne toutes les pulsions animales (nutrition, reproduction, conservation, concurrence.) et la Néchama, qui est l'éclairage divin qui nous fait nous poser les questions de sens, nous permet d'avoir un sentiment altruiste authentique et d'être sensibles à la vérité. Chaque personne est tiraillée entre ces deux pôles. Il est clair que lorsque quelqu'un suit la Néchama, la partie animale (le Néfech) se sentira frustrée. La vraie liberté est la capacité de pouvoir dominer son Néfech et l'utiliser pour faire le bien autour de soi. Je pourrais comparer cela à un cavalier et un cheval. Le corps est le cheval, la Néchama est le cavalier. Il est clair que le corps préfère suivre ses pulsions. Il est attiré vers les plaisirs de ce monde et ressent comme une gêne l'autorité qu'exerce le cavalier sur lui. Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous sommes des cavaliers et non des chevaux. Bien qu'il y ait une partie en moi qui s'appelle «cheval», je ne suis pas un cheval, j'ai un cheval. Je suis le cavalier, et si j'arrive à dompter mon cheval, je pourrai réussir à monter, chose que je ne peux faire qu'avec l'aide du cheval. Lorsque je réussirai à monter, il est certain que j'arriverai au bonheur de ce monde, sans parler du monde à venir. 

Q : Les vacances, cela existe-t-il chez les religieux ? 

R : Bien sûr que les vacances existent chez les religieux. On peut «s'éclater» tout en conservant un cachet Kacher. Et croyez-moi, on n'hésite pas à le faire dans la plupart des milieux. 
 

Q : Dans le travail, la pratique religieuse ne risque-t-elle pas de rendre la vie difficile ? 

R : Certainement, mais le mot difficile ne fait pas partie des arguments rationnels. Dans la réponse ci-dessus, j'ai parlé des pulsions du Néfech, du corps, et de celles de la Néchama. Cette dernière s'exprime dans un langage de vrai-faux. Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est juste ? Le corps, lui, s'exprime dans un langage d'agréable-pénible, un langage qui fait appel aux sensations, aux sentiments. 

Dans le travail, face à une situation où l'observance de la Halakha sera difficile, la Néchama et le Néfech, le cavalier et le cheval, seront tiraillés : la Néchama nous dira quelle est la vraie démarche à adopter tandis que le Néfech répondra que cette démarche est difficile et qu'il serait tellement plus agréable de passer outre à la Halakha, ce à quoi la Néchama répondra que cette dernière démarche est certes agréable, mais fausse. On doit choisir : est-ce qu'on préfère être dans le facile et le momentané pour être en fin de compte dans le faux - ou, au contraire, désire-t-on accéder à la vraie réalité, certainement par des efforts constants donnant accès à un bien-être non seulement dans le monde à venir, mais aussi dans ce monde ? 

Si le 'Am Israël a réussi à franchir 3 500 ans d'histoire, à survivre à tous les exils et les nombreux ennemis qui se sont levés pour le faire quitter la Tora, c'est grâce à des Juifs qui ont su choisir le vrai, aussi difficile que cela ait pu être. De tout temps, le monde juif observant a vécu de façon anachronique face au milieu ambiant. Il fallait choisir : se mêler au monde tel qu'il est et ainsi finir par quitter l'Éternité d'Israël, ou alors se hisser au-dessus des contingences temporelles et devenir ainsi un peuple branché sur l'éternité, un peuple éternel. C'est un choix que chaque Juif un tant soit peu sensible à son âme juive saura faire, en toutes circonstances. 

Je conclurai en disant que ceux qui ont choisi la solution de compromis auront été un exemple très négatif pour leurs enfants : ils comprennent par la conduite de leurs parents que la Tora n'est pas une valeur absolue, mais qu'elle permet des compromis, des demi-mesures. Et à leur tour, eux aussi feront des compromis et feront « moitié-moitié » avec ce qu'ils auront hérité de leur père, pour ne plus avoir qu'un quart du tout. Les petits-fils ne feront aussi que la moitié de ce quart, et se marieront avec une non-juive convertie à la va-vite, suivant la même conception de compromis qui était celle du grand-père, mais là, il s'agit déjà d'un pas dont on ne revient pas. 

Beaucoup de ceux qui ont choisi la solution de facilité n'ont plus de descendance juive. Aujourd'hui, ils se sont assimilés. 

C'est très souvent - hélas - le scénario que nous voyons dans l'histoire des dernières décennies de notre peuple. 

Q : Et les relations avec le monde environnant, les collègues de travail, les voisins, les amis ? Ne vont-ils pas être dérangés quand on entreprendra une démarche de retour vers la pratique ? 

R : La réponse sera la même que précédemment : ce sont ces épreuves-là qui nous accordent l'éternité. D. te dit : «Ou tu es avec tes amis, tes collègues et tu ne suis pas Mes règles anachroniques : tu vis avec ton temps. Ou tu te hisses au-dessus de ton temps et tu te branches avec Moi. Si tu restes avec ton temps, tu passeras avec ton temps, si tu restes avec Moi, tu rejoindras l'éternité.» 

Q : En Erets Israël, les juifs orthodoxes sont de plus en plus perçus comme un groupe renfermé sur lui-même, sauvage, voire enclin aux actes de vandalisme. Est-ce une image exacte ? 

R : Comme dans chaque groupe social, il y a toujours des personnes marginales qui ne suivent pas les idées prônées par le mouvement. Il est très simple de filmer quelques religieux tordus faisant des actes de vandalisme et ensuite laisser croire qu'ils donnent une image fidèle du monde orthodoxe. 

Le monde orthodoxe se définit dans sa fidélité à la Tora. Or la Tora ordonne le respect, l'amour, la justice et le bien. Elle interdit totalement la violence et le vandalisme. Si organiser une manifestation pour le respect du Chabbath est certainement légitime et nécessaire, l'usage de la violence reste toutefois prohibé, et va à l'encontre de la Tora. Du reste, les dirigeants du monde de la Tora ont dénoncé ces actes de manière catégorique. Cela, la majorité des gens l'a bien compris. 

A propos de l'image «renfermé  sur lui-même» du monde orthodoxe, je me considère moi-même comme ultra-orthodoxe et pourtant cela ne m'empêche pas de dialoguer avec des Juifs très éloignés de la Tora ou des non-juifs. On peut rester observant des principes de la Tora de façon extrêmement aiguë et pourtant être tout à fait ouvert. C'est ainsi que l'entendent les dirigeants spirituels du monde orthodoxe et c'est ainsi que nous agissons : dans le dialogue et l'ouverture. Il est vrai que, simultanément, nous voulons garder notre cachet de juifs fidèles à la Tora, avec tout ce que cela comporte. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Si quelqu'un ne s'arrête pas aux stéréotypes extérieurs, il va rapidement voir que nulle part ailleurs, dans le monde, on ne peut trouver autant de bien. J'ai fait un cours sur le site leava.fr intitulé «L'empire du bien» où je lis tout simplement le bottin de téléphone des quartiers orthodoxes de Jérusalem. J'y cite des centaines d'organismes d'entraide gratuite, de prêt de sommes faramineuses d'argent, de prêt d'appareils médicaux, de médicaments, de livres, d'outils, de quoi que ce soit. D'ailleurs, j'avoue que l'idée de ce cours m'était venue d'un article de Kountrass que j'avais lu il y a quelques années à ce sujet. Où avons-nous un exemple pareil dans le monde ? Nulle part ! 

Q : Quelle est la place des rabbanim dans la vie des gens : est-ce effectivement eux qui décident tout à leur place ? 

R : On ne va voir un rav que lorsqu'on a une question. S'il n'y a pas de question, il n'y a pas lieu de consulter le rav. Chacun décidera pour lui-même de la démarche à suivre.  

Néanmoins, il arrive souvent que l'on se trouve dans des situations où il faut prendre des décisions, et la chose la plus sensée à faire est d'aller alors consulter un spécialiste dans le domaine concerné. Si c'est une question d'ordre médical, on va voir un spécialiste en médecine, si elle est d'ordre financier, on ira voir un spécialiste en finance. S'il s'agit de comprendre ce que la Volonté divine attend de nous dans situation donnée, on ira voir un spécialiste dans ce domaine précis, c'est-à-dire un rav. Ce nom signifie «beaucoup», quelqu'un qui est beaucoup. Pour être, il faut être branché avec la divinité. Plus la question sera difficile, plus on s'adressera à un rav qui est branché de façon plus puissante à la divinité. Les grands sages d'Israël jouissent d'une aide divine dans leurs paroles. De surcroît, ils ont souvent le Roua'h haQodech, un esprit saint qui leur permet de voir ce que le commun des mortels ne peut pas voir. Bienheureux est ce peuple qui est dirigé par des hommes de qualités spirituelles aussi grandes. Dès lors, lorsque j'ai une question, pourquoi ne pas m'adresser à des personnes ayant une telle valeur, si j'en ai la possibilité ? 

Ceci dit, chacun reste libre de profiter de cette remarquable possibilité et d'aller poser une question à un rav, ou de suivre la démarche qui lui semble bonne, sans poser aucune question à qui que ce soit. 

Q : Une personne qui veut se rapprocher de la Tora peut-elle le faire depuis chez elle ? Sinon dans quelle mesure doit-elle penser à changer d'environnement, se rendre à la Yéchiva - ou dans un séminaire de jeunes filles si son âge s'y prête ? 

R : Plus une personne s'informera sur la Tora, plus elle se rapprochera d'elle et en intégrera les valeurs. On peut tout-à-fait s'informer depuis chez soi, mais il est clair que si on fait un break d'un jour, d'une semaine, d'un mois ou de quelques années pour s'adonner corps et âme à la Tora, on absorbera une masse d'informations bien plus grande que si on le fait de façon dilettante dans un environnement qui ne s'y prête pas. 

Q : Finalement, et pour conclure, où peut-on objectivement espérer trouver le plus son bonheur ? 

R : D. est créateur de toute réalité, et donc aussi du bonheur. Dans cette mesure, il est clair qu'on a plus à gagner à aller dans le sens de D. que dans le sens contraire.

November 23

Projection exclusive des «Sauveurs dans la nuit»

 
 

La projection exclusive du film « Sauveurs dans la nuit », consacré à une famille juste allemande, en présence du réalisateur Ludi Boeken, aura lieu dimanche 29 novembre à 14 h30, à l’Espace Rachi, à l’occasion de la Journée du Livre d’Histoire et de Recherche Juives.
 
Elle sera suivie, de 17 heures à 18 heures, d’une rencontre avec les lauréats du prix de la journée du livre d’histoire et de recherche juives, puis, de 20 heures à 23 heures, d’un débat exceptionnel consacré au Mécènes juifs dans l’art.
 
Espace Rachi – 39, rue Broca 75005 Paris. Tel : 01 42 17 10 38

Les candidats à la conversion cherchent des familles adoptives

 

En Israël, pour suivre un processus de conversion, les nouveaux immigrants et autres candidats doivent être encadrés par une famille religieuse. Mais il n’est pas toujours facile d’en trouver une. Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration indique avoir réussi à recruter plusieurs familles issues du public sioniste religieux pour parrainer les convertis potentiels, mais il manque encore 2 000 familles pour aider tous les candidats à la conversion.

Plus de 300 000 nouveaux immigrants ne sont pas juifs selon les critères de la loi juive (Halakha). Quelque 30 000 d’entres eux ont suivi des cours de judaïsme pour se convertir, mais seulement 50 % d’entre eux ont effectivement mené à bien le processus et terminé leur conversion.

Un obstacle qui reporte souvent la conversion des prosélytes potentiels est la nécessité de trouver une famille « adoptive ». Jusqu’à peu en effet, le public national religieux n’avait pas conscience de ce besoin. Bien que ce secteur soit le plus souvent prêt à se porter volontaire dès qu’il y a des projets visant à aider autrui, il n’est guère représenté dans ce cas.

Pour répondre à la demande, le ministère a lancé une campagne de six mois pour trouver des familles religieuses sionistes prêtes à se rallier à cette cause. La campagne comprend de la publicité, des rassemblements, des brochures explicatives, etc. Elle a obtenu un certain succès : le nombre de familles du secteur en question ayant accepté de parrainer un prosélyte potentiel a atteint plusieurs centaines, ce qui représente une hausse subite de 30 %.

Il manque toutefois encore 2 000 familles adoptives pour répondre aux besoins actuels des personnes suivant un processus de conversion. En outre, le ministère estime que d’avantage de nouveaux immigrants envisageraient de se convertir s’ils pouvaient trouver des familles pour les encourager et les encadrer.

Le ministère renforce encore ses efforts pour trouver des familles adoptives à l’approche de Hanoukka. « Hanoukka est une fête au cours de laquelle nous faisons sortir la lumière de notre maison », explique le ministre de l’Intégration Sofa Landver. Et d’ajouter : « L’atmosphère de Hanoukka est on ne peut plus appropriée pour accueillir ‘l’étranger’ dans nos foyers et pour que notre lumière éclaire la route difficile qu’il entreprend pour se convertir. »

Avigdor Leviatan, le directeur du département des conversions du ministère de l’Intégration affirme pour sa part : « Les publics tant pratiquants que non religieux voient les immigrants non juifs comme de parfaits étrangers, alors qu’ils sont les descendants de Juifs. Dans de nombreux cas, leur père est juif et ils se sentent eux-mêmes juifs. » Et d’ajouter : « En général le public religieux n’est pas conscient du sérieux problème qu’Israël rencontre au sujet des convertis. Les immigrants non juifs se méfient du processus de conversion et le manque de familles pour les encadrer empire encore le problème. Nous devons penser à l’avenir. Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, dans quelques années le nombre de non Juifs va sérieusement se multiplier et composer une importante proportion de la population d’Israël. Ce qui risque d’entraîner la formation de deux peuples qui ne pourront se marier en entre eux, ainsi que l’assimilation. Nous devons faire le maximum pour empêcher que cette tragédie se produise. »

Plusieurs rabbins comme le Rav Mordekhaï Eliyahou, le Rav Yaakov Ariel, le Rav Aharon Lichtenstein et le Rav Haïm Druckman ont recommandé au public sioniste religieux de répondre à cet appel. « Il s’agit d’un commandement important et sain pour les communautés d’ouvrir leurs portes et celles de leurs cœurs à ceux qui viennent de loin… Nous appelons les familles sionistes religieuses à adopter des familles d’immigrants ou des célibataires pendant et après leur processus de conversion et de les soutenir. »

November 20

Sharon Ronen une Israélienne, championne du monde du berger allemand

 

L’union mondiale du berger allemand WUSV organise depuis 1988 un championnat du monde. Cette année, le 22ème championnat s’est déroulé à Krefeld en Allemagne du 6 au 11 octobre 2009. 42 pays participaient et 162 meneurs briguaient le titre de Champion du monde devant un public de plus de 27 000 spectateurs.

C’est Sharon Ronen, une Israélienne qui est la Championne du monde du Berger allemand 2009 avec son chien Sam Beit Haboxer.

Je ne m’intéresse pas particulièrement aux bergers allemands mais quand j’ai entendu ce matin à la radio Galei Tsahal, l’interview de la charmante jeune femme, encore toute étonnée d’être la championne, j’ai été très touchée.
Peut-être au nom de toutes mes amies de la deuxième génération, ces enfants de rescapés de la Shoah, qui ont encore une peur immense des chiens en général et des bergers allemands en particulier.

Bravo Sam, bravo Sharon.

La video de l’épreuve d’obéissance:

 

Shabbat Shalom

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